‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 279 sur 407 · Portrait d'un jeune Homme, AU MUSEE DU LOUVRE · texte numérisé non relu

Portrait d'un jeune Homme, AU MUSEE DU LOUVRE

Sur bois. H. 22”: 1, 146”.

Ce portrait, demi-figure , un peu moins grand que nature , représente

un jeune homme d’une nature mélancolique, tourné à gauche et regardant

le spectateur. Il appuie contre une balustrade son bras gauche sur le poignet duquel 1l pose sa main droite. Ses cheveux, séparés sur le front, et couverts d’une barrette noire, tombent jusque sur ses épaules. Son vêtement collant, à larges manches, est entièrement noir. Le fond offre un coin de paysage, avec quelques maisons et des arbres. Ce tableau provient de la collection de Louis XIV.

Ce tableau est peint dans la manière de Léonard de Vinci, et l’on se rappelle que Ridolfo Ghirlandajo avait adopté pendant un certain temps cette manière, dans laquelle il fit d'excellents portraits. C’est donc à Ghirlandajo que nous croyons devoir attribuer cette peinture, laquelle diffère complétement du style de Raphaël, à qui on l’attribuait encore en 1846 ; mais nous regrettons de ne pouvoir nous ranger à l'avis du D' Waagen, qui veut reconnaître dans ce portrait l'exécution du Francia, sous le nom duquel] on Finscrit dans le catalogue actuel du Louvre !. Le Francia, dont la peinture est très-lisse et très-claire, n’a jamais cette vigueur de coloris. L'expression de ses têtes est toujours sérieuse, il est vrai, mais il n’est pas aussi mélancolique que le sont ordinairement les portraits peints par Ridolfo Ghirlandajo. Sa manière de traiter les arbres est différente aussi de celle qu’on remarque dans le paysage; mais le tableau ayant du reste été agrandi tout autour de trois pouces, on doit supposer qu’une grande partie de ce paysage est d’une origine plus moderne et toute française. Il y avait encore moins de fondement dans une attribution plus ancienne qui donnait cette peinture à Seb. del Piombo, et qui présentait ce portrait comme celui de Domenico Alfani.

Gravures : Nic. Edelinck, n° 11. En contre-partie, pour le Cabinet Croxat, petit in-fol. — D. Esquivet, pour le Musée Napoléon, in-fol. — Lith. par G. Staal, 1842, avec cette souscription : Giacomo. — Landon, n° 319.

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