‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 280 sur 407 · Portrait d'un Homme en manteau rouge · texte numérisé non relu

Portrait d'un Homme en manteau rouge

Jusqu’aux genoux. Sur bois, H. 32”; 1. 24”.

Il a été vendu à Paris, le 30 mars 1826, en vente publique, comme un portrait d’un Médicis peint par Raphaël. C’est une belle figure , sérieuse d'expression. Le personnage représenté tient d’une main une plume et de l’autre une tablette avec ces mots : Forse ch'un di fu grato. Un manteau rouge recouvre en partie son vêtement du dessous. On assurait que le

1. Voici la note que M. Villot ajoute à sa description dans le Catalogue des Écoles d'Italie, 6° édit, de 1853 : « Ce superbe portrait, inscrit dans les Notices précédentes sous le nom de Raphaël, a passé longtemps pour être celui de Domenico Alfani, un des élèves du Pérugin, puis du graveur Marc-Antoine , sans qu’on puisse donner aucune preuve à l'appui de l’une ou de l’autre assertion ; enfin, la vigueur du coloris et l'entente du claig-obscur l’ont fait attribuer par différents connaisseurs au Giorgion, à Sébastien del Piombo, puis à Francesco Francia. Convaincu de la justesse de cette dernière attribution, nous avons cru devoir restituer à ce dernier maître une œuvre qui ne présente aucune analogie d'exécution avec les peintures indubitablement authentiques de Raphaël. » (Note de l’édileur.)

DES PEINTURES DE RAPHAEL. 907 tableau provenait d’une collection espagnole. Voy. le Xunstblatt de 1826, p. 203. Depuis cette vente, il est rentré dans l'obscurité d’où on avait voulu le faire sortir.

309. Portrait d'un jeune Homme, AU MUSÉE FABRE, A MONTPELLIER, SUur:Dols. 10421 542

C’est un jeune homme à barbe naissante, vu de trois quarts et tourné vers la gauche. Ses cheveux brun-clair, coupés droit dans le bas, tombent sur les épaules et sont couverts d’une barrette noire. De la main droite il tient son pourpoint. Le fond est vert. La beauté de cette tête est encore rehaussée par son expression ardente et mélancolique. Le coloris est assez semblable à celui de Raphaël à son époque florentine ; les transitions des ombres, d’un ton brun-gris transparent dans tout le portrait, sont rougeâtres et tirent même sur le rouge-brique, à là main; les clairs ont une blancheur lumineuse. Cependant l'exécution très-soignée de cette peinture n’accuse pas cette touche spirituelle et franche que nous admirons dans les tableaux de Raphaël ; mais, au contraire, elle est sèche, et le faire, dans la chemise blanche, a même de la roideur. En général, ce tableau offre de grands rapports avec les portraits de Ridolfo Ghirlandajo, et c’est surtout dans ces sortes de portraits, comme le dit Vasari, que Ghirlandajo produisit ses plus belles œuvres ; voilà pourquoi nous lui attribuons ce tableau vraiment ravissant. Autrefois, il appartenait au poëte Alfieri à Florence ; il devint, par héritage, la propriété du peintre Fabre, et il est à présent un des plus beaux ornements de la galerie que ce dernier a fondée dans sa ville natale.

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