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Dessin pour le coin d’une Monnaie

Laurent de Médicis, duc d’Urbin, eut l'intention de faire frapper une monnaie avec son effigie. C’est un fait qui ressort d’une lettre de Goro Gheri à ce prince, datée de Florence, le 6 novembre 1517, et dans laquelle il dit : « Desidererei che la Ex. vostra facesse fare la imprompta sua schi1zzata in carta col carbone, che sia in profilo come ha a stare nella moneta, perchè quella che è qui di vostra Ex. à in faccia, donde non si ritrarrebbe cosi bene, et non staria bene che Ja testa de vostra Ex. non fosse ben naturale. Per quella veda che Raffaello da Urbino, o altro che le pare la facci, et mandicela , che si farà in un tracto. » (Gaye, Carteggio, t. II, p. 145.)

Nous ignorons si le duc fit dessiner son profil par Raphaël, comme il en manifestait l’intention ; on doit croire toutefois que ce dessin a été fait.

On attribue quelquefois à Raphaël le dessin de la médaille portant l'effigie du pape Jules II, et dont le revers représente la Conversion de saint Paul, avec cette légende : « Contra stimulum ne calcitres. » Cette médaille fut distribuée à l’occasion de lentrée du pape à Bologne. On sait que Francesco Francia en est l’auteur ; c’est lui qui en avait fait aussi le dessin.

Gravé, dans la Storia della scultura, par Cicognara (t. II, p. 85, 9), et dans le

Trésor numismatique (médailles des papes, pl. 1v, 5). Paris, chez Rittner et Goupil,

D’autres dessins pour des ouvrages de sculpture sont encore attribués à Raphaël et ont été gravés sous son nom, quoique ces dessins appartiennent incontestablement à d’autres maîtres.

Pour rectifier ces erreurs, nous donnerons ici les indications suivantes :

a.) Les stalles sculptées en bois dans le chœur de Péglise S. Pietro Maggiore, à Pérouse, auraient été exécutées, suivant tous les Guides de Pérouse, et même selon le savant Montfaucon, dans son Diarium Italicum (p. 380), d’après des dessins de Raphaël, par maître Stefano da Bergamo. A la vérité, les ornements et les petites figures en relief de ces stalles ont souŸent de la ressemblance avec tes ornements peints dans les Loges du Vatican; mais l'inscription de l’architrave dit expressément qu’ils ont été exécutés, dans les années 1532 à 1535, par maître Stephanus de

Bergamo, avec le concours dee mastro Niccola da Cagli, mastro Battista da Bologna, mastro Grisello, mastro Tommaso, mastro Niccold et mastro Antonio Fiorentini. Il est donc certain que Raphaël n’eut aucune pañt à ces ouvrages , mais que magister Stephanus, qui certainement s’inspirait des compositions de Raphaël, en a été le principal auteur, et que les autres maîtres dénommés les ont taillés en bois. La plupart des ornements de ces stalles ont été gravés sur cuivre par Raimondo Faucci, en 20 planches petitin-fol., en 1789. Ensuite, ces ornements furent encore une fois gravés au trait, sous ce titre : & Gli Ornati del coro della chiesa di S. Pietro dei Monaci Cassinensi in Perugia, mtagliati 1vi in legno da Stefano da Bergamo sopra disegni di Raffaelle Santi da Urbino, ora per la prima volta tutti raccolti incisi a contorni e pubblicati. » (Roma, 1849, in-fol.) Mais ils ne furent publiés qu’en 1845, avec cette adresse : Roma, 1845, per cura dell'abate e monaci di quel monasterio. 50 planches avec sept pages de préface et dix de texte. L'auteur de la préface n’essaye pas de démontrer par des preuves historiques que Raphaël aurait eu part à ces dessins, mais il s’en réfère au témoignage de Montfaucon à cet égard.

D'après une note insérée dans le registre B des archives du couvent, le pupitre, sculpté avec des sujets en relief tirés de la vie de saint Pierre, a été exécuté par Battista da Bologna, maestro Lorenzo et maestro Ambrogio, Francese.

b.) Les stalles sculptées en bois dans le chœur de la cathédrale de Città di Castello, sont désignées également comme ayant été exécutées d’après des dessins de Raphaël, selon Filippo Titi, dans son Ammaestramento, etc. Aggiunta alla descritione del Duomo di Città di Castello (Roma, 1686, p. 447), et Longhena (p. 137); mais, au contraire, Giacomo Mancini, dans le Giornale Arcadico de 1826 , assure que ces stalles furent sculptées d’après des dessins de Rafaele del Colle et de Francesco del Castello, sans toutefois fournir aucune preuve à l’appui de cette assertion qui contredit celle de F. Titi. Mancini dit seulement qu’on ne saurait reconnaître dans ces sculptures la main de Raphaël. En effet, elles n’ont absolument rien du grand peintre d’Urbin, et elles ne furent faites, comme le prouve la date qu’elles portent gravée, que dans les années 1533 à 1540.

c.) Dans le même livre que nous venons de citer, Filippo Titi dome encore, comme des ouvrages de la jeunesse de Raphaël, quatre bas-reliefs représentant des Prophètes, qui décoraient autrefois les pendentifs de la coupole de la cathédrale de Città di Castello. Cette église est actuellement remise à neuf, et il n'existe plus rien de ces ouvrages de sculpture; mais, comme Filippo Titi ne fournit aucune preuve historique qui justifie son assertion, et qu'il montre d’ailleurs peu de jugement dans les questions d’art, ainsi qu’on l’a vu au sujet des stalles sculptées du chœur, nous pouvons croire qu’il s’est trompé de même à l'égard de ces bas-reliefs.

OUVRAGES DE SCULPTURE. 379 d.) Deux candélabres, composés par Raphaël d’Urbin et Michel-Ange Buonarotti, d’après le concours ouvert entre eux par les papes Jules II et Léon X, environ l’an 1518. C’est sous ce singulier titre que parurent chez Joubert, à Paris, en 1803, 4 planches in-fol. représentant deux candélabres, richement ornés, dessinés par Prieur, à Rome, en 1778, gravés à l’eau-forte par Ch. Normand et terminés au pointillé par J.-B. Lucien: en 4802. Ces candélabres, qui se trouvent encore dans l’église de Saint- Pierre, lui ont été donnés par le cardinal Alexandre Farnèse, qui les fit exécuter en vermeil par Antonio Gentili, d’après des dessins de Michel- Ange. Ces candélabres, y compris le crucifix du même métal, orné de la même manière, pèsent 210 livres et coûtèrent 13,000 scudi. Voy. Torrigio : Sac. Grotte Vatic.

Il a été publié, sur les travaux d'architecture de Raphaël, un ouvrage spécial intitulé : Opere architettoniche di Raffaello Sanzio , incise e dichüarate.dall'architetto Carlo Fontani. (Roma, 1845, in-fol.)

Cet ouvrage contient les planches suivantes :

1. Casa del Bartolini, in Firenze, di Baccio d’Agnvlo. 1 pl., —p. 1. 2. Tempio dipinto nello Sposalizio. . . : . . . . . .. 1 » 6. SDS A OIARAITAE NON ENNEMIS PRE MENU nue » 8. ANS Mana della Navicellar 1 MEURT SNL) nil Opala770del AQU SERRE Le UE 0 Enr 1 > 12; 6” Hactiatarper S: Lorenzo, in Firenze... :. 2. 2 » 14. 7. Casa in fine di Borgo S. Pietro, in Roma . . . . .. 20 > 15. 8: Stalle e Loggia della Farnesina . . . .. . . . .. , 8 » D LÉ 9'HPalazzoNUEuCciont 1n Firenze 1... VU m0. QhEE » 2] 1OMPalAZzzoNPandol(ni in Firenze EU MEN 30 SE) 11. Cappella Chigi, alla Madonna del Popolo. . . 20 » 26. 12. Palazzo Caffarelli, oggi Vidoni, . M ea RS DIS » 27. TRAITANT An A Re RTL MES EN 20 et Duels 5 » » 28. TRS PTE TD ee Le le nee lens ele een ARE 4 » » 30. SP OT TBMAtICAN EE MANN. LS ee Det Ie 509 » 33. 16. Palazzo su la piazza di Monte Vecchio. . . . . . .. 1 >» » 35. 17. Palazzo delle persone convertende, in Borgo Nuovo. 1 » » 36.

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