L'Enfant Jésus caressé par le petit saint Jean
Sur une marche d’or, qui se détache sur un fond d’or, l'enfant Jésus est
assis, les jambes croisées. A droite, le petit saint Jean, portant sa croix de Jjone, enlace dans ses bras le divin compagnon de son enfance. Figures un peu moins grandes que nature et presque entièrement nues. C’est une copie à la détrempe, d’après un groupe tiré d’un plus grand tableau que le Pérugin peignit pour l’église S. Maria dei Fossi, et qui se trouve actuellement au musée de Marseille. Quant au petit tableau de Raphaël, il est conservé, en excellent état, dans la sacristie de l’église S. Pietro Maggiore, à Pérouse.
j 2, La Résurrection du Christ. DUT HOISs1h.: 7 160 71)200/20t
Le Christ sort de son tombeau, en bénissant le monde, et porté sur un nuage. Devant le tombeau sont deux gardes endormis, sous les traits desquels on à cru reconnaître, et non sans vraisemblance, le Pérugin et Raphaël lui-même. Dans le fond, deux autres gardes s’enfüuient.
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Que cet ouvrage, souvent attribué au Pérugin, soit exécuté par Raphaël d’après une composition de son maître, ce n’est pas là seulement une opinion ancienne, mais encore une opinion qui se prouve, au besoin, par le soin extrême avec lequel le jeune artiste a imité la manière du Pérugin, tandis que le dessin se ressent de la faiblesse d’un élève. Cette opinion est d’ailleurs confirmée par lexistence de deux feuilles d'étude, d’après le modèle vivant, pour les quatre gardiens, études dessinées de la main de Raphaël, qui passèrent de la succession de Sir Thomas Lawrence dans la collection de l’université d'Oxford.
Ce tableau d’autel, qui avait été exécuté pour l’église des Franciscains, de Pérouse, fut transporté à Paris en 1797, resta dix-huit ans au musée Napoléon, et alla, après le traité de paix de 1815, prendre place dans la collection des tableaux du Vatican. Quoiqu'il ait un peu souffert du nettoyage pendant son séjour en:France, il est cependant dans un bon état de conservation.
Il a été gravé au trait par Graffonara, pour son ouvrage : Quadri della sala Borgia (Roma, 1820, petit fe), — et par F. Rehberg, pour son ouvrage : Raphaël Sanzio d'Urbin (Munich, 1824. In-4°, en allemand).