Trois bras. — Étude dessinée à la plume et lavée
89. Une poitrine d'homme. — Etude dessinée à la plume. Une main malhabile à voulu compléter la figure en ajoutant un bras et le torse.
90. Une galère avec les rames levées. — Vue de face. Dessin à la plume et légèrement lavé.
91. Une galére avec les rames levées. — Vue par derrière. Traité comme le dessin précédent.
92. Vue de la ville d'Urbin. — Avec une partie du château et de la cathédrale, prise du chemin des Capucins, devant la ville. Légère esquisse à la plume, Sur le revers, uné légère esquisse de paysage montagneux.
93. Vue d'une ville. — Avec une maison commune, semblable à celle de Gubbio. Dans lé fond, un château fort sur une montagne. Esquisse à la plume.
94. Petit fragment d'un paysage montueux.— Légèrement dessiné à la plume. Sur la même feuille, une tête d'homme, une tête d’enfant et une main qui écrit ne sont pas de Raphaël. Revers de la feuille précédente.
95. Vue d’une ville avec une église sur une montagne. — Dessin rapide à la plume.
96. Quelques blocs de rochers. — Étude d’après nature, esquissée à la plume. Une main inexpérimentée a dessiné sur la même feuille une tête à perruque et un aigle. Revers de la feuille précédente.
97. Un mur en grandes pierres de taille. — Recouvert de broussailles. Légère esquisse à la plume.
98. Partie d'une ville avec une haute tour. — Entre deux montagnes. Dessin à la plume. Revers de la feuille précédente.
Aux dessins attribués à Raphaël, dans cette collection, et qui n’ont point fait partie du Livre d’esquisses, nous devons encore ajouter les trois suivants :
99. Trois figures nues. — Qui semblent attendre l'ennemi, armées de lances. Fragment d’un plus grand dessin. Les contours dessinés à la plume étant piqués à l’aiguille, cette feuille a, selon toute apparence, servi à Raphaël pour un calque. Le dessin original de cette composition se trouve dans là collection Albertine , à Vienne. Sur le revers du dessin décrit ci-dessus, est un fragment d’une figure de jeune homme vu de côté, traité de la même manière que le dessin qui a été reproduit dans la planche XXX de Celotti. C’est seulement un léger trait à la plume.
100. Esquisse pour une bataille avec des cavaliers.— Un jeune homme, tombé à terre, semble vouloir arrêter le cheval d’un cavalier, en le saisissant par le mors, tandis que ce dernier le frappe de son épée, Sous le corps du jeune homme renversé, il y en a un autre qui cherche à se relever. A droite, un cavalier fuyant et quelques figures nues présque entièrement effacées. Ce fragment de déssin est trop petit, et il a trop souffert, pour que l’on puisse y reconnaître le sujet avec certitude. Quelques-uns veulent y voir un Massacre des Innocents ; mais il y manquerait les mères, et les figures qu’on prendrait pour des enfants sont plutôt de jeunes adolescents. Dessin à la pierre noire sur papier brunâtre et rehaussé de blanc. Ce dessin est exécuté d’une manière large et magistrale qui appartient à la dernière époque de Raphaël,
101. Téte de Christ. — Les regards baissés. Dessin mi-grandeur naturelle, à la sanguine. Douteux.
D’autres dessins de cette riché collection sont encore attribués à Raphaël ; mais ce ne sont que des esquisses d’après ses tableaux. Comme, par exemple, l’apôtre saint Paul du tableau de la Sainte Cécile ; Moïse devant le bûcher ardent; le triton et la nymphe du tableau de la Galatée. Il faut rendre à Timoteo Viti le dessin à la plume qui représente une Vierge avec l’enfant Jésus debout. Il y a une Sainte Famille qui ne peut être que d’un élève de Raphaël, et un petit dessin avec une figure de femme debout, qui est probablement de Mariotto Albertinelli; autrefois, on lattribuait à Filippino Lippi.
Quant au dessin de l’Apollon et du Marsyas, dont nous avons déjà parlé à propos d’un petit tableau qui représente cette composition, tableau possédé par M. Morris Moore, à Londres, qui persiste à l’attribuer à Raphaël, nous ne pouvons que répéter ici ce que nous en avons dit plus haut, à savoir, que ce dessin était catalogué en 4835 sous le nom de Benedetto Montagna, quoiqu'il soit évident que dessin et tableau appartiennent à l’école du Francia, et même, suivant nous, à Francesco Viti, d'Urbin. Mais, après que M. Morris Moore eut cru découvrir que son tableau était
de Raphaël, le dessin fut inscrit avec le nom de ce maître dans le catalogue des dessins de l’Académie de Venise.
Nous signalerons encore le fragment d’une légère esquisse de cinq figures nues, sur le revers de laquelle on lit l'inscription suivante :
st . Che mi da ironimo da bole....…….
HRALR 5 carlini la libra in ty. lib. 10 dale.....…..
Francesco orefice mi costo el simile e fu H;...… el verdazuro costo charlini 8. s. 1 Ja libra dan. ispeziale e fu lib. 8 1/2.
Lo smalto sottile che mi vende el gudeo Cioegou. Viniziano, in Veronia a monte giordano, vene la lib. charlini 4 1/2 s. 1. El sottile che mi mando M° ieronimo fu lib. 4.
EI gialatino a un charlino la libra.
Cependant il est impossible de reconnaître l'écriture de Raphaël sur ce dessin qui m'est pas non plus de sa main, quoique cette écriture contemporaine ait quelque ressemblance avec la sienne. Voyez, dans l’ouvrage de Celotti, les planches IV et V.