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DANS LA GALERIE DES UFFICJ, A FLORENCE

Le fonds de cette magnifique collection provient, en grande partie, des princes de Médicis, quoiqu’elle ait été grandement enrichie jusqu'à nos jours. Mais, comme, parmi tant d'excellents dessins, il s’en trouvait quelques-uns non authentiques ou faussement attribués, on les à soumis, il y a quelques années, à une louable révision, et on a fait un choix judicieux qui, à la vérité, en réduisant le nombre des dessins attribués à Raphaël, n’a conservé comme tels que les-œuvres originales du maître, à peu près incontestables. Dans les années 1766 et 1774, Andrea Scacciati et Stefano Mulinari ont publié un grand ouvrage iu-folio, en deux volumes, sous le titre : Disegni originali d'eccellenti Pittori esistenti nella R. Galleria di Firenze, dans lequel a été faite une large part aux dessins de Raphaël. Un troisième volume a paru depuis sous le titre : Istoria pratica dell'incominciamento e progressi della Pittura, etc., da S. Mulinari (Firenze, 4778), 50 pl. in-folio, et, en dernier lieu, un quatrième volume sous le titre : Raccolta di venti disegni originali d'eccellenti Püttori, etc., da S. Mulinari (Firenze, 1782). Ces deux derniers volumes, toutefois, ne renferment point d’estampes d’après des dessins de Raphaël.

Les frères Alinari ont récemment fait des photographies d’après les dessins de Raphaël que possède la collection de la galerie des Uffic}, et Giuseppe Bardi, à Florence, a publié ces photographies.

/ EN ITALIE. x 417

Sujets de l’Ancien Testament.

102. Moïse frappe le rocher. — Six figures sont auprès de lui. Esquisse pour la fresque des Loges. Dessiné à la plume sur papier gris, lavé à la sépia et rehaussé de blanc. C’est un dessin traité rapidement, avec esprit.

Il a un peu souffert.

403. L'Adoration du Veau d'or. — Esquisse pour les Loges, traitée de même que la précédente. Dans ce dessin, Josué est derrière Moïse, tandis que, dans la fresque, il est à côté de lui.

4104. Les Frères de Joseph. — Au moment où ils veulent le descendre dans la citerne. Onze figures. Légère esquisse à la plame: Ce dessin a vraisemblablement été fait pour la série des Loges, mais il n’a pas éte exécuté. Petit in-4°.

105. Le prophète Daniel. — Étude de la partie supérieure, pour la fresque de l’église S. Maria della Pace, à Rome. La tête, tournée à droite et vue de profil, est de la plus grande beauté. Dans le haut de la feuille se trouvent encore les esquisses des deux petits anges pour la même fresque, et, dans le bas, le trait rapide pour la partie supérieure de la figure d’un homme nu. Toutes ces études sont à la sanguine.

Sujets du Nouveau K'estament.

406. Saint Jean-Baptiste dans le désert. — Très-belle étude à la sanguime, d’après nature, pour le tableau de la Tribune, à Florence, avec les mêmes différences que celles de la gravure au clair-obscur de Hugo da Carpi. Comme dams la gravure, le pied est plus étendu vers le bas que dans le tableau, et, en général, d’un mouvement plus beau et plus libre. Dessiné à la sanguine sur papier gris, et rehaussé de blanc. Malheureusement, la partie supérieure de ce dessin, surtout la tête, a beaucoup souffert. Il porte l’estampille de la famille des Médicis. Petit in-folio.

On trouve une bonne copie de ce dessin, et traitée de la même manière, dans la collection Albertine, à Vienne.

107. Groupe des femmes pour le Portement de Croix (lo Spasimo di Sicilia). — Étude à la sanguine, pour la Vierge, avec les deux femmes qui la soutiennent à droite. Avec une étude de draperie pour la femme agenouillée. Sur le revers de la feuille, une étude à la sanguine pour la jeune femme debout qui joint les mains sur sa poitrine. Puis, le bourreau, vu de dos, au côté gauche du tableau. lei, il pose son pied droit sur une légère élévation de terrain, ce qui rend son mouvement moins forcé que celui de la figure dans le tableau. C’est un magnifique dessin, plein de vie et d'esprit, traité avec le style le plus magistral. 11 à un peu souffert. D0 7 106

108. Esquisse pour la Mise au tombeau. — (Du palais Borghese.) C’est

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le groupe du corps du Christ porté par deux hommes, la Madeleine, une femme, saint Jean et un jeune homme qui, dans le tableau, est devenu un honime à barbe. Dans le dessin, au contraire, c’est le porteur à droite qui a une barbe, tandis que, dans le tableau, il est imberbe. Cet intéressant dessin à la plume est mis aux carreaux et a servi pour le trait sur la toile. Raphaël semble, dans cette esquisse, avoir principalement cherché la place et le mouvement des figures ; car les vêtements et les têtes sont tout à fait négligés. H. 40° 9°”; 1. 41”.

Gravé par S. Mulinari, n° 70. 1766.

409. La Vierge évanouie. — Devant le tombeau du Christ, soutenue et entourée par trois femmes agenouillées. A droite, saint Jean debout, en proie à la douleur. Légère esquisse à la plume, lavée à la sépia. In-folio en largeur. Les contours portent encore les traces du calque.

Gravé par $S. Mulinari, pl. XXXI. 1774. Auparavant, A. Scacciati avait publié ce dessin, mais avec des changements dans le paysage, sous le n° 13 de son ouvrage de 1766.

A Kedleston Hall, résidence de lord Scarsdale, se trouve un petit tableau exécuté, d’après ce dessin, par un contemporain de Raphaël, et peut-être par Domenico di Paris Alfani. H. 12” 6°” ; 1. 10”.

Gravé par C. Gregorj, 1759. Plus tard, en 1778, cette même estampe a reparu dans l'ouvrage de John Boydell : Collection of Paintings, elc., t. IV, n° 82. — Landon, n° 432.

Une répétition de ce petit tableau, mais beaucoup plus faible, est dans la possession du duc de Pevonshire, à Londres.

. 410. Le Christ aux limbes. — Trois et quatre figures sont aux côtés du Christ. Vers l’une d'elles, il étend la main en signe de bénédiction. Esquisse à la plume dans un rond. 7” 4° en diamètre.

Gravé par S. Mulinari, pl. IV, no 14. 1774.

411. L'Apôtre saint Paul préchant à Athènes. — Avec cinq autres figures de cette composition pour la tapisserie. Saint Paul, ici sans barbe, se tient à gauche; deux figures derrière lui; puis, dans le milieu de la feuille, deux des hommes du fond, et, à droite, la figure de Denis l’'Aréopagiste montant les degrés. Très-spirituelle étude à la sanguine, où le maître a eu principalement en vue le mouvement des personnages et Le jet des plis.

S. Mulinari a publié les trois premières figures, pl. XIX, n° 74, dans son ouvrage de 1773.

Saintes Familles et Madones.

412. La Vierge. — Pour la Grande Sainte Famille du Louvre (1518). L'enfant Jésus n’est que légèrement indiqué ; mais la tête de la Vierge, d’une beauté toute raphaélesque, est délicatement traitée, et la draperie est très-terminée ; puis, le motif du bas de la draperie de la manche et la

poitrine sont répétés sur la même feuille et dessinés à part. On veut reconnaitre, dans la tête de cette Vierge, le portrait de la maîtresse de Raphaël. Cette précieuse étude, à la sanguine, a 12° 9°” de haut et 8” de large.

443. L'enfant Jésus. — Du même tableau. Étude à la sanguine, pleine de vie et de vérité. Une copie de ce dessin a figuré dans la collection de La Haye.

414. La Vierge. — Agenouillée près d’un tertre, sur lequel elle tient le petit Jésus assis. Celui-ci, qui se penche, étend la main droite vers le petit saint Jean, à gauche, qui, agenouillé et tenant une petite croix dans la main gauche, paraît lire sur une bande de parchemin qu’il tient de la main droite. Pour fond , un riche paysage avec une rivière. Spirituelle esquisse à la plume pour le petit tableau qui est dans la galerie du prince Eszterhazy, à Vienne. H. 10” 6°” ; 1. 6” 10”.

Gravé par S. Mulinari, 1784. — Lith. chez E. Vogel, à Francfort-sur-Mein.

413. L'enfant Jésus. — Sur les genoux de la Vierge. Légère esquisse à la plume, dans la manière du Pérugin. L'enfant Jésus (qui dans sa pose a quelque ressemblance avec la figure de la Madone du duc de Terranova) est plus indiqué que le reste, ainsi que la draperie sur les genoux de la mère. À côté, il y a encore une étude de draperie.

416. La tôte d'une Vierge. — Et la partie supérieure de l'enfant; puis une tête d'ange. Étude consciencieuse à la plume, rappelant encore la manière du Pérugin. Au côté gauche, il y a, de plus, la demi-figure du petit saint Jean, dessinée à la sanguine, mais on ne saurait dire si cette figure n’est pas d’une main étrangère ; elle a du moins été retravaillée. Sur le revers de la feuille, on voit encore une tête de Vierge dessinée à la plume avec grand soin, et ayant une certaine ressemblance avec la Madonna del Granduca.

117. Une Vierge assise. — Tenant l'enfant Jésus sur les genoux. Le petit saint Jean, venant du côté droit, apporte un agneau qu’il embrasse, et vers lequel l'enfant Jésus étend aussi ses bras. Belle esquisse légère, dans la manière florentine de Raphaël.

118. La Vierge vue de face. — Ayant sur ses genoux l'enfant Jésus qui se tourne vers elle. Rapide esquisse à la plume.

419. Plusieurs Vierges avec des Enfants. — Légères esquisses à la plume. L’une d’elles a de la ressemblance avec la Madone de Bridgewater, seulement les jambes de l’enfant sont autrement tournées. Sur le revers de la feuille, il y a encore l’esquisse d’une figure de femme qui rappelle la pose de la Vénus de Médicis.

190. La Vierge au Poisson. —Légère esquisse à la sanguine, composée d’après des modèles vivants, afin d’avoir une indication juste de l’agencement et du mouvement des figures. La Vierge est dessinée d’après une

femme de la bourgeoisie, avec une étoffe autour de la tête, et, pour l’Enfant, seulement l'indication de la pose. Ce dessin, qui ne rappelle que de loin la manière spirituelle et savante de Raphaël, est, en tout cas, trop peu satisfaisant pour que Marc-Antoine ait pu exécuter sa planche d’après une pareille esquisse, ainsi que le suppose M. de Rumobr, dans les Italienischen Forschungen, t. TT, p. 127. Dans la succession de Sir Th. Lawrence, 1l s’est trouvé un dessin de cette composition, au bistre, mais qui n’était pas plus authentique que celui-ci.

421. La sainte Vierge assise à terre. — Vue de profil, posant sa main sur sa poitrine. L'enfant Jésus, assis sur les genoux de la Vierge, appuie sa tête sur le sein de sa mère. Légère, mais belle esquisse à la plume.

122. La sainte Vierge. — Vue de face, accroupie à terre, les mains posées sur ses genoux, elle contemple pensivement le petit Jésus, qui, assis à côté d'elle, tient un livre ouvert devant lui. Cette composition, pleine de naïveté et de grâce, semble avoir été prise sur le fait, et elle est dessinée, avec une grande délicatesse, à la pointe d’argent, sur papier gris perle, et rebaussée de blanc. Petite feuille.

193. Sainte Famille. —La Vierge, agenouillée, soulève le voile qui couvre l'enfant Jésus, couché à terre, étendant les bras vers sa mére (le mouvement de l'enfant a de la ressemblance avec celui de la même figure dans le tableau de la Madonna di Loreto). Derrière le groupe, saint Joseph s’appuyant sur son bâton, et un bœuf montrant la tête à l’entrée de létable. Ce dessin, cintré dans le haut, est exécuté sur papier gris, à la pointe d'argent, et rehaussé de blanc. Les contours ont été piqués pour faire un calque. H. 6°” 4°”; 1. 4° 9”.

424. La Vierge agenouillée auprés d'un berceau. — Elle tient sa main gauche sur sa poitrine, en étendant l’autre vers le berceau. Légère esquisse à la pointe d'argent. H. 3” 2°”; 1. 2° 8”.

Sujets de Saints.

495. Saint George à cheval. — Vainqueur du dragon. Sans fond. Spirituelle esquisse à ia plume, pour le petit tableau du Louvre. H. 9° 10°”; Le,

Gravé par $. Mulinari, pl. XV, n° 58. 1774.

426. Saint George à cheval. — Tuant le dragon avee sa lance. La princesse est agenouillée dans le fond du paysage. Spirituelle esquisse, pour le petit tableau à Saint-Pétersbourg. Les contours ont été piqués pour le calque. H. 10” ; I. 8” 1°”.

Gravé par S. Mulinari, pl. XXXVII. 1774.

Esquisses pour des peintures au Vatican.

197. La Philosophie. —Figure allégorique ayant à ses côtés deux petits

génies qui tiennent une tablette. Esquisse à la plume, pour la grisaille au-dessous de la figure de Pallas dans l’École d'Athènes. Sur la même feuille, il y a encore, à droite, l'étude d’une draperie pour la figure de femme tenant un livre. H, 11” 2” ; 1. 7° 7”.

S. Mulinari a publié, en 1778, ce dessin comme étant de Léonard de Vinci.

La figure allégorique gravée par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 381.

198. Quelques-uns des petits anges de la fresque de la Dispute du Saint- Sacrement.—A gauche, sur la même feuille, une étude de la poitrine et du bras d’un homme. A droite, un ange. Sur le revers, une femme debout. Toutes ces esquisses sont à la sanguine.

199. La Délivrance de saint Pierre. — Dans ce dessin, saint Pierre a la tête tournée et regarde en dehors de sa prison. Le côté gauche, où sont les cinq gardiens, offre des différences avec la fresque, mais l’ensemble est analogue. Légèrement esquissé à la plume, lavé à la sépia et rehaussé de blanc. Petite feuille qui a beaucoup souffert.

130. La Porteuse d'eau de l'Incendie du Bourg. — Un peu à gauche, il y à un fragment de la femme qui apporte de l’eau. Figures vêtues, pleines de vie et magistralement traitées à la sanguine.

Sujets mythologiques.

131. Hercule combattant trois centaures. — Très-spirituelle esquisse à la plume, remplie de vie, et de la plus grande beauté de composition. Sur le revers, il y à encore quelques esquisses, mais qui ne sont point de Raphaël. On y lit : Raffaello. Petit in-4e.

132. Une figure ressemblant à la Vénus de Médicis. — Avec de longs cheveux. Beau dessin à la plume. A gauche, une rapide esquisse de figure de femme. Revers du n° 120.

433. Un Enfant assis sur un dauphin. — Rapide esquisse à la plume, qui est répétée plusieurs fois avec quelques changements sur le revers de la feuille. Dans le haut, le plan, à la sanguine, d’une maison ou de plusieurs chambres, avec l'indication des mesures.

134. Léda. — Elle est assise sous un arbre et tient de la main droite la tête du cygne couché à ses pieds. Auprès d’elle sont couchés ses enfants, Castor et Pollux. Sur le revers, le même sujet avec quelques changements. Beau dessin à la plume, mais qui cependant nous semble être d’un élève de Raphaël.

Grav. par Mulinari, pl. XXXIII, n° 120. 1774.

Sujets de l'Histoire profane.

455. Esquisse de la premiére peinture murale, pour la Libreria de la cathédrale de Sienne. — Laquelle fut exécutée par Bernardino Pinturic-

chio ; représentant Eneas Sylvius Piccolomini partant pour le concile de Bâle, en compagnie du cardinal Domenicus da Capranica. Ce dessin diffère, en beaucoup d’endroits, de la peinture, et surtout dans la figure principale du jeune Eneas Sylvius, qui pose ici sa main droite sur la hanche, et qui est en costume de voyage. Dans la fresque , au contraire, il est couvert d’un ample mauteau et coiffé d’un chapeau à larges bords, et tient une lettre dans la main droite. Le fond aussi est ici très-différent et bien plus grandiose. Raphaël a écrit, de sa propre main, sur ce dessin : La historia é questa che MS. enea era in la comitiva de MS. Domenicho da Capranica el quale era fatto Cardinale e non publicato quando el detto andava in Basilea al concillio e intrato in mare al porto a Talamone e essendo per intrare nel porto de Genova fu assalito da la tempesta e battuto fino in Libia. Près de la figure du cardinal à cheval, Raphaël a encore écrit : MS. Domenicho da Crapanicha. (La transposition de lr, Crapanicha pour Capranica, se retrouve souvent dans des dialectes populaires de l'Italie.) Cet intéressant dessin a malheureusement beaucoup souffert. Il est exécuté à la plume, lavé au bistre et rehaussé de blanc, de même qu’un autre dessin pour les peintures de Sienne, qui se voit dans la maison Baldeschi, à Pérouse. H. 26”; 1. 45° 6”

136. La Peste, nommée tt Morbetto. — Représentation allégorique de la peste chez les Phrygiens, que Marc-Antoine a gravée d’après un dessin de Raphaël. Bartsch, t. XIV, n° 417. Ce dessin, absolument semblable à la gravure, est exécuté à la plume avec le plus grand soin, lavé au bistre et rehaussé de blane, très-terminé dans toutes ses parties, et d’un fini qui ne se rencontre pas d'ordinaire dans les dessins authentiques de Raphaël. II se trouvait autrefois dans la collection du cardinal Albani, à Rome, et il a été gravé, en contre-partie, par Francesco Aquila. Plus tard, il était en la possession des marchands d'objets d’art Bardi et C®, qui voulurent le faire graver de nouveau par Raphaël Morghen ; mais cet artiste mourut avant l'achèvement de la planche. Le dessin a souffert. H. 7” 3°”; FREE IAE

Dans la collection de Florence se trouvait autrefois une esquisse du groupe de la mère morte et de lenfant qui cherche son sein, avec trois autres figures; et, de plus, à part, un enfant mort, couché, du Massacre des Innocents. Il est probable que cette esquisse n’a pas été jugée originale, puisqu'on ne la montre plus. Toutefois nous l'indiquons ici, parce que S. Mulinari l’a gravée, pl. II, n° 6, 1774.

A la vente de C. Ploos van Amstel, à Amsterdam, on vendit, en 1800, un dessin du Morbetto, pour 24 florins. C’est vraisemblablement le même dessin qui passa, depuis, de la collection Lawrence dans celle de La Haye, et qui, de cette dernière, est retourné en Angleterre.

Études et Portraits.

137. Étude de draperie.— Esquisse d’une draperie posée sur des genoux. À la pointe d'argent et rehaussée de blanc. Petite feuille.

138. Belle tète de jeune fille. — Vue de profil, tournée à gauche et un peu penchée vers le bas. Légère esquisse d’après nature.

439. Téte de femme. — D'un âge mûr, de grandeur naturelle et vue presque de face. Des amateurs ont voulu y reconnaître la maîtresse de Raphaël. Quant à nous, cette supposition nous semble tout à fait erronée, et nous doutons même de l'authenticité du dessin. La façon de faire, à la sanguine, avec des hachures croisées, n’est pas celle de Raphaël. Le papier a été très-rogné, et la tête seule est conservée.

440. Plan de la chapelle Chigi, dans l’église de S. Maria del Popolo , à Rome. — Esquisses à la plume. Dans le haut de la feuille, on lit, écrit de la main de Raphaël : « Locho p. lo spitale, » A droite, au long : « Muro comune. » À deux tiers de la feuille, au milieu : « Cupola vano p. (palmi) 88. » Et à droite de la feuille, la note suivante, qui se rapporte à la coupole : « Questo si puo voltare in dua modi; cioe el primo di pocha spesa, chel sexto della copula sia principiata in sul medesimo piano della imposta delli archoni; e si domanda detta volta a vela. Lo secondo modo si e fare una cormice in cima alli archi redutta al perfetto tondo, e sopra a questa fare tantto diretto, che si possa cavare li lumi di quella sorte che tu vuoi, o finestre overo ochij tondi, e sopra li detti lumi fare un altra cornice al tondo dlove principii a voltare la cupola. Ma prima darli tanto diritto, quanto ellagietto (aggetto) della cornice una volta mezo. » Au revers de la feuille est dessinée la coupe de la chapelle, avec cette indication : « Capella di Agostino Chigi ch’eh (sic) nel Copolo, a Roma. »

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