‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 361 sur 407 · DANS LA COLLECTION DU DUC DE DEVONSHIRE, A CHATSWORTH · texte numérisé non relu

DANS LA COLLECTION DU DUC DE DEVONSHIRE, A CHATSWORTH

Le duc de Devonshire a fait photographier les dessins de Raphaël qu’il possède dans sa collection. Ce recueil, exécuté par Thurston Thompson, est la propriété du duc et ne se trouve pas dans le commerce.

563. La figure de suint Paul. — Pour le sujet de Saint Paul et Saint Barnabé, à Lystra. Dessin à la pointe de métal et rehaussé de blanc. Collection ‘de P. Lely.

564. Vierge légérement agenouillée. — Avec deux enfants. Analogue au tableau de la Vierge dite la Perle. Il y a, en outre, les esquisses de trois enfants, dont l’un est dans l'attitude de l’enfant Jésus dans le tableau de la Madone della Tenda. Très-belle esquisse à la plume. Collection P. Lely.

565. La Vierge. — Demi-figure, avec l'Enfant lisant dans un livre. Rapide esquisse à la plume. Collection P. Lely.

566. Femme assise. — Vue de profil et tournée à droite. Elle lit dans

un livre et enlace avec un bras un enfant debout à côté d’elle; ce dernier regarde le spectateur. Dessin à la pointe de métal, rehaussé de blanc.

Gravé par Marco da Ravenna. Bartsch, t. XIV, n° 48. — Landon, n° 329.

567. Téte d'enfant. — Vue de profil. Étude d’après nature, aux deux tiers de la grandeur naturelle. Très-beau dessin à la pierre noire. Collection P. Lely.

568. Suinte Catherine d'Alexandrie. — Première esquisse pour le tableau de la National Gallery, à Londres, gravé par le baron Desnoyers. Cette rapide esquisse à la plume nous montre presque la figure entière, mais la partie inférieure n’est point terminée. Au milieu de la même feuille est une figure de femme se penchant en avant pour vider un vase. Sous cette figure, un enfant portant deux vases et marchant. Enfin, dans le haut, à droite, la partie supérieure d’une autre figure de femme. Légères esquisses à la plume. Feuille in-folio coupée en octogone. Collection P. Lely.

569: L'Entlévement d'Héléne.— Accompagnée de Pâris et de plusieurs guerriers ; elle est emmenée tout en pleurs vers lé vaisseau. Deux serviteurs apportent divers objets qu’un troisième reçoit à bord. Les matelots se préparent à partir; un d'eux relève l’ancre et un autre détache des cordages. Riche composition d’environ vingt figures, rapidement dessinée à la plume. Ce dessin est estampillé d’un B. In-folio en largeur.

Une composition toute semblable se trouvait dans la collection de Académie de Dusseldorf. H. 10° 9°”; 1. 14° 6”. Elle a été publiée dans l’ouvrage du directeur Krahe, intitulé : Nouvelle collection d’estampes, contenant cinquante pièces eaux-fortes d'aprés les dessins originaux tirés de la collection de l’Académie électorale palatine des Beaux-Arts, à Dusseldorf.

Gravé par Th. Bislinger et G. Huck. Dusseldorf, 1781, in-fol.

Ce dessin ne figure plus, on ne sait pourquoi, parmi ceux que possède l’Académie. Nous rencontrons encore cette même composition dans le catalogue des dessins provenant de la succession de James Hazard (Bruxelles, 1789). H. 9° 9°”; 1. 15” 3°”. Cet amateur l’a aussi gravé luimême. Enfin nous avons vu encore une fois un dessin analogue chez un marchand, en Angleterre.

570. Un empereur romain. — Dessin à la plume, d’après une statue antique. Il est tout à fait traité dans la spirituelle manière de Raphaël.

571. Allocution de l'empereur Constantin à ses soldats. — Esquisse pour la fresque du Vatican. J. Richardson rapporte, dans son Traité de la Peinture, etc., imprimé à Amsterdam, 1798, t. III, p. 416, que ce dessin fut vendu pour 100 livres sterling, lors de la vente du cabinet Peter Lely, à M. Bergstein de La Haye; qu’il fut plus tard possédé par M. Flinck, à Rotterdam, et qu’il passa ensuite dans la collection du duc de Devonshire.

EN ANGLETERRE. d17

Au dire de cet écrivain, le dessin était alors bien conservé ; esquissé à la plume sur papier blanc, lavé et rehaussé de blanc. Les deux jeunes gens qui, aux pieds de l’empereur, tiennent ses armes, le nain qui est en face et toute la partie de la composition qui occupe les nuages dans la peinture ne se trouvent point dans le dessin. Les soldats, qui dans la fresque sont relégués au dernier plan, se voient au premier plan dans le dessin et à la place même du nain.

Henry Reveley, dans ses Notices of the drawings and sketches of $ome of the most distinguished masters in all the principal schools of desig® (London, 1820), cite ce dessin comme étant toujours, à cette époque, dans la même collection ; mais il dit que, le blanc de lumière étant tombé, son aspect général avait beaucoup perdu. Ce dessin ne se trouve plus aujourd’hui à Chatsworth, et nous ne l'avons pas retrouvé parmi ceux que le duc eut la bonté de nous faire voir à Londres.

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