ATTRIBUÉES PAR ERREUR A RAPHAEL
a.) La Création d'Adam. — Dieu le Père est devant Adam debout.
pr
À l’eau-forte, par L. Duplessis-Bertaux. H. 7”; 1. 5”. — Le même sujet, de plus petit format, par un artiste français.
b.) Sept planches d’après des tapisseries que l’on conserve à Mantoue et qui sont vraisemblablement d’après les cartons de Jules Romain : 4° Moïse avec les magiciens devant Pharaon; 2 le Passage de la mer Rouge; 3° Moïse recevant les tables de la Loi; 40 la Récolte de la manne; 5° le Serpent d’airain ; 6° la Fête de la Pentecôte ; 7° six Génies avec une guirlande de fruits.
Tous ces sujets ont une bordure de feuillages et de gibier. Les planches portent souvent les armes des ducs de Mantoue et le nom de Gulielmus Dux Mantuae.
A l’eau-forte, par G. Lepoer, Les trois premières planches, in-foho en larg, les quatre dernières, in-4°.
GRAVÉES D'APRÈS DES DESSINS DE RAPHAEL. 565 c.) Quatre planches : Raphaël, p. — M. C. sculp. (Mich. Corneille). Trois sujets de l'histoire d'Abraham, et le Songe de Jacob. Voyez Heinecken, t. If, p. 376 et Eubœus Tauriscus, p. 83. L'auteur de ces sujets s’est en partie servi de différentes compositions de Raphaël. d.) Loth et ses filles.
Grav. par J. M. Preisler, d’après un tableau qui appartenait à J. E. Gotzkowski, et qui est actuellement au musée de Berlin. Ce tableau , faussement attribué à Raphaël, est un ouvrage de Frans Floris. — Landon, n° 381.
e.) L'ange Raphaël conduisant le jeune Tobie.
Grav. par Aug. Carrache, 1581, Raphael d'Urbin inv., in-fol. L'invention paraît appartenir à l’un des Zuccheri.
Sujets du Nouveau Testament.
8. Le Massacre des Innocents.— Cinq soldats, huit mères et neuf enfants. Le fond représente une ville avec un pont. Cette magnifique composition est trop connue pour qu’une description en soit ici nécessaire.
Gravé par Marc-Antoine. Bartsch, n° 20. — Répétition. Bartsch, n° 18. Nous la croyons de George Pencz. Voyez notre ouvrage sur les Gravures anciennes, pour servir de supplément au livre de Bartsch. Dans cette planche, il y a un petit sapin à droite (fougère, chicot, sapin, felce, felcetla, pointed tree). Deuxièmes épreuves, légèrement retouchées, Ant. Sal. exc. Troisièmes épreuves, in Roma, presso Matleo de Rossi. Quatrièmes épreuves, chez Gio. Batt. de’ Rossi. Cinquièmes épreuves, planche tout usée, presso Carlo Losi, 1173. Carlo del Maino vendit cette planche à Gius, Longhi, à Milan; en 1820, elle fut acquise par le marchese L, Malaspina de Sannazaro, à Pavie. — Copie, avec cette marque : ROME. am. s. M. — Copies : J. B. de Cavaleriis. — Mich. Lucchese, en contre-partie. — Jac. Binck. Bartsch, t. VIII, p. 265, n° 11. — Copie médiocre, en contre-partie, sans lettres. H. 10” 27; 1.15” 3”. Deuxièmes épreuves. Monogramme : V. M. Ant. et Raphael Urb, inventor. — Copie attribuée à Villamena; inscription et monogramme comme l'indique Bartsch. Seulement, au lieu de RAPHA., il faut lire RAHA. H. 10° 5°”; 1. 15°” 7”. — P. Lelu sculp., 1792, à l’eau-forte. H. 10” 7°”; 1. 15° 9°”. — À l’eau-forte, en contre-partie, par Piale, 1793. — Aurelio Colombo da Milamo, avec le monogramme ACF. chez Arlaria, à Vienne. H. 10” 5°”; 1. 15” 10°”. — D'après le dessin qui est dans la collection royale de Dresde, par E. Steinla, 1836, in-fol. en larg. — En clair-obscur, par Hugo da Carpi. Bartsch, t. XII, p. 35, n° 8. — Agostino Veneziano, petite planche. H. 3” 8”; 1.5? 7°”, Bartsch, t. XIV, n° 19. — Copie, de la même grandeur, par Hier. Hopfer, dans la collection de Mannheim. — Etienne de Laulne. H. 3” 9°”; 1 5” 8”. — Landon, n° 415. — La femme agenouillée et l'enfant seuls, gravés sur pierre par Nic. Strixner.
Des esquisses de cette composition se trouvent daos la collection Albertine à Vienne. Une autre chez M. Johnson, à Oxford, de laquelle il y a un fac-simile dans la Lawrence Gallery, n° 13. E. Wright, dans Travelling France, Italy, etc., cite un dessin du Massacre des Innocents qui était au palais Bonfgliuoli à Bologne ; ce dessin, à la sanguine, passa avec d’autres dessins dans la collection royale d'Angleterre ; mais ce n’est point un original. — Pungileoni (p. 218) en cite un autre qui se trouvait chez le
marchese Porcinari à Naples, mais que nous n’avons point vu. — Le dessin que possède ia comtesse de Reich, à Dresde, est un amalgame de cette composition avec celle qui représente le même sujet dans les tapisseries de Raphaël.
9. Le Christ chez Simon. — Cinq personnes sont assises à table ; Madeleine verse des parfums sur les pieds du Sauveur et les essuie avec ses cheveux. À gauche, le maître d’hôtel avec un jeune garçon portant un plat.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 23. — Copie A, attribuée à Dom. Zenoni. — Copie B, par d. F. (Jacomo Francia). — Copie C, en contre-partie, dans la manière de Corn. Cort. — Copie D, en contre-partie, Goil. Sylvius Buse cœlabat. — En clair-obscur, par Hugo da Carpi. — De même, par Andrea Andreani, 1609. Bartsch, t. XII, n° 17. — De même, par Alessandro Ghandini. Bartsch , t. XII, n° 18. — Landon, n° 387. — Le dessin original était dans le cabinet Crozat, si l'on en croit le Catalogue de cette collection, n° 120.
10. La Cêne. — Le Christ, assis au milieu, avec six apôtres de chaque côté.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 25. — Copie A, Joh. Bapt. de Cavalleriis ; deuxièmes épreuves, de 1582. — Copie B, de Nic. Beatrizet. En contrepartie. Bartsch, t. XV, p. 248, n° 18. — Marco da Ravenna. Bartsch, t. XIV, n° 26. — Copie par un anonyme, in Bolog., 1572; deuxièmes épreuves, Donati Rasciotti formis. H. 3” 1°”; 1. 15” 2°”. — Mario Kartari, 1573. H. 3” 1°”; L 3” 9°”. — Sur bois, par Le même graveur qui a copié la Sainte Cécile, en contre-partie. H. 14” 4”; 1. 19° 10°”. — A Paris, chez P. Drevet, en contre-partie, avec l’adjonction de deux vases et cette inscription : Pars Dei est qui de cœlo, etc. In-fol. en larg. — A Paris, chez J. Nolin, graveur, etc. Pour fond, une toile tendue et deux lampes. Une cruche et une coupe sur le devant. H. 13”; 1. 16” 7”. — Mazot exc., etc. Saint Pierre, à gauche du Sauveur, n’a pas de couteau. H. 10” 9°’; 1. 14” 9°”. — Raffaello Sanzio d'Urbino dipinse; Gio. Masselli inc., 1818, in-fol. en larg. Peut-être d’après Le tableau de Houghton Hall, lequel est actuellement à l’Ermitage, à Saint- Pétersbourg. — A l’Académie de Pérouse se trouve aussi un petit tableau de cette composition ; il est peint dans la manière de Berto di Giovanni. — Landon, n°152. — Le dessin original se trouve dans la collection royale d'Angleterre.
A1. La Descente de croix. — Quatre apôtres, montés sur deux échelles, sont occupés à enlever le corps du Christ. La Vierge, évanouie, soutenue par trois femmes.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 32. — Copie A, avec la souscription : Mortuus e cruce detrahilur descendere virus, etc. Deuxièmes épreuves, avec : Ant. Sal. exc. — Copie B, avec deux petites maisons auprès de la montagne.— Copie C,
le bras droit du Christ est seulement au trait, sans ombres, et seulement deux clous à terre. Deuxièmes épreuves, avec le bras terminé : Romæ, Ant. Lafrerij.
Troisièmes épreuves, Nic. van Aelst for. — Quatrièmes épreuves, in Roma, presso Matteo de Rossi, etc., et en dernier lieu : presso Carlo Losi, 1774. — En clair-obseur, par Hugo da Carpi. Bartsch,t. XIT, p. 43, n° 22. — Zani cite encore deux
gravures de Sebastiano a Regibus et de Stefano Laulne. — Il indique aussi deux faibles eaux-fortes, in-fol. et petit in-fol. — Landon, n° 233. — D’après un dessin du cabinet de Praun, grav. par J. Th. Prestel.
Don Ciceio di Lucca, à Naples, possédait, dit-on, un dessin à la plume et lavé de cette composition, qui diflère quelque peu de Poriginal. H: 13" 67; 1. 10” 3°”. Voyez l'Encyclopédie de Zani, t. VII, seconde partie, p. 167.
Nous avons vu plusieurs petits tableaux qui répètent cette composition ; l'un, par un Néerlandais du seizième siècle, se trouve dans la galerie Manfrini, à Venise ; un autre, attribué à Andrea da Salerno, est au musée de Naples.
12. Mater dolorosa. — La Vierge, debout au milieu, derrière le corps du Christ, lève ses regards avec douleur vers le ciel. Le bras droit est couvert d’une manche si collante, qu’on a souvent cru qu'il était nu, quoique le bord du vêtement soit indiqué au poignet.
Attribué à Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 34. Cette gravure surpasse, sinon en style magistral, du moins en délicatesse de burin, tout ce que nous connaissons de Marc-Antoine ; l'expression de douleur, dans la tête de la Vierge, est pleine de sentiment, ce qui nous fait supposer que cette estampe est d’un grand artiste qui à aussi gravé la Philosophie (Bartsch, n° 381) et la Vierge assise sur des nues (Bartsch, n° 47), dont le seul exemplaire est dans la collection de Dusseldorf. Le dessin original se trouve au Louvre. — La même composition, la Vierge à droite, avec des manches à plis, gravée par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 35. — Copie À, sans tablette et sans les deux petites figures de l'original. — Copie B, sans la tablette et avec cette inscription : O vos omnes, qui lransilis, etc.
— Copie C, par Jérôme W. (Wierx). — Copie D, pareille à la copie B, seulement sans bord dans le bas. H. 10” 6°”; 1. 7” 6°”. — Copie E, d’après la copie C, en contre-partie. Hans Liefrinck exc. H. 8” 2”; 1. 5” 9°”. — Copie F, d’après
l'original : Lorenzo Pennis de paris, F. Marco Ant. di brandi excudebat. H. 11” 97”; incl. 5” bord; 1. 8” 6”. Très-rare (chez Durazzo). — Copie G, avec l'oreille du Christ apparente. Dans le bas est écrit sur une pierre : O vos omnes, elc. — Copie H, en contre-partie, sans tablette. H. 11” 5°”; 1. 8” 2°”. — Copie J, dans la manière de Marco da Ravenna, sans tablette et avec un autre paysage, la Vierge plus jeune et sans manches ; l’oreiile du Christ est tout à fait couverie de cheveux ; dix soldats derrière, dont l’un à cheval. H. 11” 5”; 1. 8”. — Copie K, semblable à la précédente, la Vierge encore plus jeune, en contre-partie. H. 10” 1”; 1. 77 9°”. — Copie L, comme l’avant-dernière, mais la Vierge âgée. H. 11” 6”; 1. 8° 2°”. — Copie M, d’après l'original, mais avec moins de fond. H. 9” 10°”; 1. 7”; rognée. — Landon, n° 227. — Giulio Bonasone. Le Christ couché sur une table. Bartsch, t. XV, p. 126, n° 60. — Landon, n° 388. — Le dessin de cette composition se trouve dans la collection royale d'Angleterre, à Windsor-Castle.
43. Le Christ pleuré par les apôtres et les saintes femmes. — Le Christ mort repose sur les genoux de la Vierge évanouie et soutenue par deux femmes. Les pieds du Sauveur se trouvent sur les genoux de la Madeleine, qui se tord les mains. Un apôtre est debout contre le rocher à gauche, derrière les femmes, et saint Jean, avec deux autres apôtres, à droite. Dans le fond, on voit le Calvaire avec les trois croix.
Gravé par Marc Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 37. — Copie A, en contre-partie. — Copie B, de même, avec un peu d'herbe sur le terrain. — Copie , par Agostino Veneziano. Bartsch, t. XIV, n° 38. — Encore une fois gravé par le même A. V., 1516. Bartsch, t. XIV, n° 39. — Copie, en contre-partie. H. 7” 7°”; 1. 6° 1°”. —
Copie. La tablette au-dessous du bras droit est blanche. Sans nimbes. — Copie dans la manière de Marco da Ravenna, signé d’un R. H. 7” 10°”; 1. 6”.— Copie, en contre-partie, par Gasparo Osello Palarinus, NN. EXC. (Nic. Nelli exc.) et signée des lettres renversées G. P.F. H. 8” 11°”; 1. 6” 11”. — Copie, la tablette sous le bras gauche est blanche, avec les nimbes. H, 8”; 1, 6” 3”.— Copie, le groupe du centre seulement, par un graveur plus moderne, en contre-partie. Quatre vers dans le bord : Christe, etc., sans nimbes. — H, 8”, 7’; 1. 5? 1’. — Gravure sur bois, copiée d’après l’estampe de Marc-Antoine, par Hugo da Carpi; sur la tablette il y a VGO. H.7” 11°”; 1. 6” 3”. C'est par erreur que Zani a indiqué l'épreuve qui se trouvait dans le cabinet Burati comme un clair-obseur.
Le dessin original à la plume, contenant 10 fig., passa de la collection Denon dans celle d'Oxford. Fac-simile dans la Lawrence Gallery, n° 11. — Landon, n° 297. — M. John Barnard, à Londres, possédait un dessin semblable, qui est reproduit dans l'ouvrage de Rogers.
44. Le Christ pleuré au tombeau. — Joseph d’Arimathie soulève pardessous les bras le corps du Christ à terre. La Vierge, évanouie, soutenue par de saintes femmes et par saint Jean. La Madeleine se penche sur les pieds du Sauveur. Un tombeau, semblable à une tour, dans le fond.
Gravé par Enea Vico, 1548. Bartsch, t. XV, p. 284, n° 8. — Copie, dans la manière de Bonasone, en contre-partie. — L'’esquisse originale de Raphaël se trouve dans la collection du château de Gotha,
Compositions du Nouveau Testament