L'Amour fuyant Sur la mer
Grav. par Marco da Ravenna. Bartsch, t. XIV. n° 219, avec cette souscription : Sic fuga violenta monet. — Copie très-trompeuse, qui ne diffère que par la disposition de l'inscription. Voy. Bartsch, p. 180.
42. Vénus assise sur un dauphin, voguant sur la mer, accompagnée de l'Amour. — Celui-ci tient un flambeau des deux mains. Un papillon vole dans le haut. Ce doit être l’ouvrage d’un élève de Raphaël.
Grav. par Agostino Veneziano. Bartsch, t. XIV, n° 239, — Landon, n° 380.
43. Vénus sortant du bain. — Elle essuie son pied humide. L'Amour, debout auprès d’elle, tient son arc de la main gauche et pose sa main droite sur sa tête.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 297, — Copie À. Elle semble être
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318 CATALOGUE D’ESTAMPES ANCIENNES de Marc-Antoine lui-même. — Copie B, en contre-partie. Très-belle. — Copie C, par un des Wierx, 1563. AE. 14. — Copie D, en contre-partie, avec un fond de paysage et la marque d’Albrecht Dürer. — Copie E, faible petite planche, sans marque. — Copie par Albrecht Altdorfer, en contre-partie. Petite planche. Bartsch, t. VIIL, p. 53, n° 34. — Avec quelques changements, pour un sujet de Didon, par Hans Sebald Beham, 1520. Bartsch, t. VIII, p. 148, n° 80. — A l’eau-forte, belle plauche signée F. C. I. In-4° — Landon, n° 214. — La planche de cuivre, gravée par Marc-Antoine, existe encore dans la collection du marchese Malaspina, à Pavie. Voy. le Catalogue de cette collection, vol. IV, p. 339.
Un tableau à l’huile de cette composition, avec des figures de grandeur naturelle, attribué à Raphaël, se trouve au musée de La Haye. N° 2491, — Un autre, sur toile, de 3° 7” de haut sur 2 1” de large, est gravé dans l’ouvrage intitulé : Collection d'estampes d'aprés quelques tableaux de la galerie de S. E. le comte A. Strogonoff, etc. (Saint-Pétersbourg, 1807.)
44. Vénus essuyant ses pieds mouillés. — Elle est assise sur une grande draperie ; l'Amour, debout à droite, porte des linges sur son épaule. Une chambre pour fond.
Grav. par Enea Vico, 1546. Bartsch, t. XV, p. 291, n° 19. — Copie, en contrepartie. Faible et sans marque. — Copie par Albrecht Altdorfer. Petite planche. Bartsch, t:VIIL, p. 53, n°33.
Une esquisse à la sanguine, pour la figure de l'Amour, est dans la collection Teyler, à Haarlem; mais elle a été très-retravaillée,
45. Vénus debout dans une niche. — Elle se penche vers l'Amour, debout à gauche sur le socle.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 3i1. — Copie À, en contre-partie. — Copie B, par Hier. Hopfer. Bartsch, t. VIII, p. 512, n° 24. — Copie C, J. Episcopus fec., in-8°. — Copie D, Gottfried Müller exc. — Landon, n° 188.
Le dessin original à la pierre noire est dans la collection de M. Grahl, à Dresde. — Il existe plusieurs tableaux de cette composition par des peintres de l’école de Raphaël. Il s’en trouve un dans la galerie de Florence ; un autre est dans la possession de M. Beck, à Dessau.
46. Vénus et Vulcain. — Elle est assise à gauche, auprès de Vulcain, qui l’enlace avec un bras en plaçant une flèche dans le carquois de FAmour, qui, debout devant elle, essaie son arc en le tendant. A gauche, deux petits Amours tiennent un plat avec des fruits ; à droite, un autre Amour portant une coupe de vin, et un quatrième Amour, assis, jouant avec son arc. Dans le fond, on voit trois petits Amours qui forgent des dards. On croit que Raphaël dessina, pour son compatriote Gio. Battilerri, cette belle composition, qui devait être exécutée à fresque sur la façade de sa maison dans le bourg du Vatican, à Rome, par Vincenzo da San Geminiano.
Grav. par Agostino Veneziano, 1530. Bartsch, t. XIV, n° 849.
1. Ce tableau est porté aujourd’hui, daus le catalogue du musée de La Haye, comme copie, u° 255, Voir W. Burger, Musées de la Hollande, p. 310. (Note de l'éditeur.)
Un beau dessin, qui cependant n’est qu’une copie, se trouve dans la collection royale d'Angleterre. — Un petit tableau, du côté opposé, attribué à Jules Romain, était dans la possession de Jabackhi de Cologne (Voyez Cabinet des singularités, etc., par Florent Lecomte, t. IE, p. 55), qui le céda, avec d'autres tableaux, à Louis XIV. Dans le Catalogue du Louvre de 1820, il est inscrit sous le n° 974.
Grav. par E. Morace pour le Musée Napoléon.
47. Vénus debout sur des nuages, auprès de l'Amour qui lui saisit le bras gauche.
Grav. par Giulio Bonasone, vraisemblablement d’après un dessin de Raphaël. Bartsch, t. XV, p. 149, n° 145.
48. Vénus et les Amours. — Elle vient du côté gauche; les Amours jouent avec un lapin, cueillent des fruits ou bien essayent leurs armes. Raphaël a fait cette charmante composition d’après le sujet que Philostrate a décrit dans son livre des Images, sous le titre des Amours. Exécuté à fresque dans le vestibule de la villa Madama, et, selon toute apparence, par Giovanni da Udine.
En clair-obscur, sur quatre planches, dans un ovale, par Hugo da Carpi. Bartsch, t. XII, p. 107, n°8.
Une première esquisse pour les Amours sans la Vénus, dessin à la plume et lavé à la sépia, se trouve dans la collection de Düsseldorf.
49. Bacchus à la vendange. — Il est assis sur une tonne et tient une coupe dans la main gauche. Devant lui, un homme nu jette un panier plein de raisins dans une cuve. A gauche, une jeune femme, marchant derrière deux enfants, porte un panier de raisins.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 306. — Copie B, p. 232. — Variante de cette composition, avec adjonction, à gauche, du pape bénissant; petite figure par J. Hopfer. Bartsch, t. VIII, p. 512, n° 27.
Un dessin de la composition de Raphaël, exécuté au bistre, se trouvait, en 1776, dans la succession de Neymann, à Amsterdam.
50. Lycaon, au moment de tuer Jupiter, son hôte, est métamorphosé en loup.— A droite, le dieu est couché dans un lit ; à gauche, Lycaon s’approche, une hache à la main; sa tête est déjà celle d’un loup.
Grav. par Agostino Veneziano, 1523. Deuxièmes épreuves, 1524. Bartsch, t. XIV, n° 244,
51. Hercule étouffant Anthée. — Le premier, vu de face, enlace dans ses deux bras Anthée, qui se tord de douleur. Un temple en ruine , au fond.
Grav. par Marc-Antoine et Augustin de Venise. Bartsch, t. XIV, n°° 346 et 347. — Copie d'après Marc-Antoine, par Gaspar ab Avibus Patavinus, signée G. À. P.F.
— En clair-obscur, par Hugo da Carpi. Bartsch, t. XII, p. 117, n° 14. — Landon, n° 446.
L'étude d’après nature pour les deux figures se trouve dans la collection royale d'Angleterre, à Windsor-Castle.
32. Même sujet, avec la figure de la Terre pleurant son fils. Cette dernière, sous les traits d’une vieille femme, est assise à droite. Cette composition semble être d’un élève de Raphaël.
Grav. par Agostino Veneziano, 1533. Bartsch, t. XIV, n° 316. — Landon, n° 373.
53. Hercule étouffe le lion de Némée. — Il est vu de face; le lion, vu de dos, saisit avec ses griffes la cuisse et le genou de son adversaire. Pour fond, un paysage avec trois arbres auprès d’un fleuve.
En clair-obscur, par un anonyme. Bartsch, t. XII, p. 118, n° 16.
Il existe encore deux autres compositions du même sujet, faussement attribuées à Raphaël, car elles sont de Jules Romain, qui les a exécutées dans le palais del Te, près de Mantoue. Celle où l’on voit Hercule enlaçant des deux bras le cou du lion, qui pose ses pattes de derrière sur le genou droit de son ennemi, se trouve au nombre des six Travaux d’Hercule, peints en camaïeu dans ce palais.
Gravé par Agostino Veneziano, 1528. Bartsch, t. XIV, n° 287. — Copie, .en contre-partie, par P. B.
La même composition, seulement Hercule tourné à gauche et avec un autre paysage, dans lequel on voit un second lion.
En clair-obseur, par Jos. Nic. Vicentino. Épreuves postérieures, par Andrea Andreani. Bartsch, t. XII, p. 119, n° 17. — Grande feuille par un anonyme. Bartsch, t. XII, p. 120, n° 18.
Même sujet. Composition différente. Hercule, vu de profil, tourné à droite, enlace le cou du lion, appuie le genou gauche à terre et le genou droit sur le ventre de l’animal, qui a posé une patte de devant et une de derrière sur la cuisse droite de son antagoniste. Un rocher au fond.
Peint à fresque au palais del Te, sala dei Cavalli, au-dessus de la porte.
En clair-obscur, dans la manière de Hugo da Carpi. Bartsch, t. XII, p. 117, neo
54. Le Jugement de Päris. — Pâris, assis à gauche, présente la pomme d’or à Vénus; Junon, irritée, le menace; Pallas, honteuse, reprend ses vêtements. Deux figures allégoriques de fleuves et une naïade sont assis à droite ; derrière Pâris, à gauche, trois nymphes. Au-dessus de Vénus, plane un génie, une couronne à la main, Le dieu du Soleil et les dioscures traversent l’Olympe, du haut duquel regardent Jupiter, Diane et Cérès. Composition d’une extrême beauté.
Grav. par Marc-Antoine et Marc de Ravenne. Bartsch, {. XIV, n°° 245 et 246.
Le Cabinet des Estampes de Paris possède une première épreuve de lestampe de Marc-Antoine. Dans cette épreuve, la planche a été légère-
GRAVÉES D'APRÈS DES DESSINS DE RAPHAEL. 581 ment.et horizontalement passée à la pierre ponce; sur ce fond tempéré, ont ensuite été enlevées les lumières du premier plan, ce qui donne à l’ensemble de la gravure un aspect de clair-obseur.
Copie un peu plus grande que original, à l’eau-forte, par Étienne du Pérac, signée S. D. P. [. Monogramme, Brulliot, t. [, n° 4611.
Ancienne gravure sur bois, italienne, très-habilement exécutée, par un anonyme. Deux planches. H. 16”; |. 26”. Ces deux planches tienuent à deux autres planches, du même auteur, qui représentent l’Enlèvement d'Hélène, faisant suite au Jugement de Pâris..Les deux sujets sont séparés par un arbre désséché. — Landon, n° 188.— Quelques parties détachées de cette composition : Vénus, l'Amour et Pallas.
Grav. par un élève de Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 310.
La naïade, du côté opposé, assise, tournée à gauche, tenant de la main droite un vase placé auprès d'elle.
Grav. dans la manière de Marco da Ravenna. Bartsch, t. XIV, n° 257.
Le fleuve, couché au premier plan, tenant une rame de la main gauche.
Grav. dans la manière d’Agostino Veneziano. Bartsch, t. XIV, n° 214.
La figure de Minerve, avec l'Amour, qui, dans l'original, est placée près de Vénus. Le terrain est remplacé par un plancher. Médiocre gravure, ancienne, sans marque, du côté opposé. H. 6” 10°’; LL. 377”.
Le dessin gravé dans l’ouvrage de Malaspina (t. IV, p. 341) n’est point original.
Un petit tableau de la grandeur de l’estampe, qui, dans la galerie Corsini à Rome, est attribué à Jules Romain, offre au fond un paysage néerlandais.
55. Apollon fait écorcher Marsyas. — Apollon, assis sur un tertre et tenant sa lyre, ordonne à un homme, qui aiguise un couteau, à genoux devant lui, d'écorcher Marsyas, attaché contre un arbre à gauche. Une Muse, à droite, derrière Apollon.
Grav. par le Maitre au Dé. Bartsch, t. XV, p. 206, n° 31. — Copie dans laquelle n’est pas indiqué le lointain derrière l'arbre. — Landon, n° 155.
56. Apollon, Minerve, les neuf Muses et encore cinq autres figures de femmes, toutes debout dans des niches.
Seize feuilles isolées, grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n°° 263-278, où se trouve aussi l'indication de quatre estampes qui sont des copies.
Nous croyons que ces figures sont de l’invention de Marc-Antoine luimême.
57. Quatre figures de femmes debout dans des niches. — Ce sont vraisemblablement des Muses.
Grav. par S. K. Monogramme, Brulliot, 1. 1, n° 2,775.
Nous ne connaissons que les planches de format in-8°, qui peuvent passer pour des raretés.
58. Histoire de l'Amour et de Psyché. — 32 planches. Agostino Veneziano en à gravé trois, et le Maître au Dé toutes les autres. Ces compositions sont empruntées au récit d’Apulée. Sur le bord inférieur, il y a toujours huit vers italiens, pour l'explication du sujet. — Vasari, dans Ja Vie de Marc-Antoine, t. VII, p. 165, en aftribue l'invention à Michel Cocxie ; comme Vasari a personnellement connu cet artiste en 15392, époque à laquelle le Maître au Dé travaillait à Rome, ce témoignage a beaucoup de poids. On remarque en effet plusieurs des sujets traités dans la manière néerlandaise; par exemple, le poêle, qui figure dans la chambre de bain n° 7, était alors tout à fait inconnu en Italie. On y remarque aussi quelques indécences, que l’on n’a jamais pu reprocher à Raphaël. Le dessin du nu est, en général, un peu lourd; les bras de femmes sont la plupart trop longs et trop forts, leur ventre d’une ampleur toute néerlandaise ; en somme, on n’y retrouve pas la grâce qui appartient aux figures de Raphaël. On y cherche en vain aussi les autres caractères des œuvres du maître, son sentiment si délicat de la beauté, son étude scrupuleuse de la nature dans le nu, sa riche ordonnance des draperies. Enfin, la composition affecte quelquefois une certaine maigreur. 11 nous paraît donc de toute probabilité que Michel Cocxie a possédé sans doute quelques rapides esquisses de Raphaël pour l'Histoire de Psyché, et qu’il les aura employées en y ajoutant beaucoup du sien. Les graveurs italiens, en les traduisant dans le style de Marc-Antoine, ont pu contribuer aussi pour leur part à leur ôter le cachet de l’école néerlandaise et à y remettre celui de Raphaël. S'il existait quelques dessins originaux de ces compositions, il serait facile de se prononcer sur leur véritable auteur, mais on ne connaît pas la moindre esquisse qui ait pu servir à l’exécution de ces trente-deux estampes. A la vérité, Bottari, dans une note ajoutée à la Vie de Raphaël par Vasari, rapporte qu’en 1735 un peintre anglais, nommé Carlo Jatris, avait acheté à Florence huit esquisses de ces compositions. Mais, en Angleterre, 1l ne nous a pas été possible, malgré toutes nos recherches, d'y découvrir ces dessins, ni même de rien apprendre à leur égard ; le nom même de Carlo Jatris y est tout à fait inconnu. On peut supposer que Bottari aura voulu parler, sous le nom déguisé de Jatris, d’un mauvais peintre, nommé Charles Jervas (+ 1740), qui séjourna longtemps en Italie, il est vrai, et qui devint plus tard la risée de Londres par son orgueil et ses häbleries. Au reste, l'on ne doit pas trop se fier à un renseignement fourni par Bottari, qui s’est trop souvent laissé tromper.
Trois planches gravées par Agostino Veneziano. Bartsch, t. XIV, n°‘ 235-238, — 20 planches du Maître au Dé. Bartsch, t. XV, p. 211, n° 39-70.
Il existe vraisemblablement plus de copies de ces planches que Bartsch
et Heinecken n’en ont indiqué, puisque l'examen attentif d’un grand nombre d'épreuves y a fait reconnaître une multitude de variantes ; toutefois, il faudrait avoir sous les yeux à la fois ces épreuves différentes, afin de les comparer entre elles, pour pouvoir indiquer des copies non encore signalées.
Copies par Jacques Androuet du Cerceau, architecte et graveur; en contrepartie, 31 planches, dures et mal comprises, avec des vers italiens. — Avec des vers français, par Léonard Gaultier, 41 planches et un titre ainsi conçu : L'amour de Cupido et de Psyché, mère de la volupté, prise des cinq et sixième livres de la Mélamorphose de Lucien Apuleius, exposée en vers français. Leonar Galler fec. et excu. In-12 en largeur. Les figures, très-allongées, semblent empruntées aux vitraux de Bernard Palissy. — Les copies, publiées en 1650 à Augsbourg, ont quatre vers latins et quatre vers allemands sur une planche. C’est erronément que Murr (Journal, t. XIV, p. 17) dit que ces estampes ont été tirées sur les planches originales avec un autre texte. — 31 feuilles, avec des vers allemands, publiées en 1575, par Franz Hogenbergh. — Seulement au trait, avec textes latin et français, par Dubois et Marchais. Roma, 1811. — Landon, n° 72 à 108.
Feuille isolée : Psyché reconnaît l'Amour, à la lueur de la lampe.
Grav. par J. B. Bruhl.
L'Amour couché avec Psyché. A la manière noire.
Grav. par P. Schenk.
Le Rosso (maître Roux), de Florence, s’est servi de ces compositions pour 45 dessins qui furent exécutés en 1543 en grisaille, sur vitraux, par Bernard Palissy, pour Anne de Montmorency. Ils passèrent, à l’époque de la Révolution française, du château d’'Ecouen au musée des Monuments français à Paris, dont le directeur, Alexandre Lenoir, exposa seulement 22 de ces vitraux ; mais il en fit graver au trait toute la suite pour la Description de son musée, publiée en 1803. — Ces vitraux furent restitués en 1818 au duc de Bourbon, dernier prince de la maison de Condé. M. le duc d’Aumale, son héritier, les trouva au château de Chantilly, où il fit construire une galerie pour leur exposition. Voyez, dans l'Histoire de la vie et des ouvrages de Raphaël, par M. Quatremère de Quincy, l’appendice de M. le baron Desnoyers. (Seconde édition, 1853, p. 69.)
Lithographies très-faibles, publiées à Paris, en 1825, sous la direction de M. Hipp. Castel Courval, avec le poëme des Amours de Psyché, par Lafontaine. 33 planches pet. in fol.
Une tapisserie, longue de 106 aunes, représentant 26 sujets de cette Histoire de Psyché, se trouvait, ainsi que le rapporte Félibien, dans le garde-meubles du roi de France. Nous en avons vu deux pièces tendues, à l’occasion d’une cérémonie solennelle sous le règne de Napoléon Ier, sur le portail de l'église Notre-Dame de Paris.
59. Psyché reçoit de Vénus l’ordre d’aller chercher de l’eau dans la grotte gardée par un dragon. — A droite, on voit encore Psyché, sur le haut du rocher, avec l'aigle de Jupiter, qui vient à son aide.
Grav. par le Maître au Dé. Bartsch, t. XV, p. 224, n° 71.— Landon, n° 398. Cette gravure est traitée de même que les trente-deux précédentes.
60. Le satyre avec un enfant. — Assis contre un arbre, il porte un vase dans la main droite et pose la main gauche sur l’épaule de lenfant. Celui-ci tient une grappe de raisin et en met un grain dans la bouche du satyre.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 281. — Copie par Cornelius Met.
61. Un faune avec un enfant. — Le faune, assis sur une élévation de terrain, près d’un arbre, tourné à droite, tient d’une main un petit rouleau de papier et de l’autre une flûte, vers laquelle l'enfant, debout entre ses jambes, étend les bras.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 296.