Saint Pierre et saint Jean guérissant un paralytique
Grav. par le même GDW et d’après le même maître. In-fol. en larg.
Saintes Familles et Madones,
45. Sainte Famille au Bassin. — La Vierge, assise au milieu d’une chambre, tient des deux mains l’enfant Jésus sur ses genoux. A gauche, une vieille femme se penche sur un berceau et étend le bras vers l'Enfant. Sainte Anne, ouvrant les bras, est derrière la Vierge. A droite, un petit ange debout près d’un bassin.
Gravé par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 63. — Copie A, selon toute apparence par Marco da Ravenna ; le bassin a quelques traits d’ombres sur le rebord. — Copie B, gravure froide. — Copie C, sans tablelte ni marque. — Copie, en contre-partie, avec quatre vers latins, qui commencent : Anna parens magnæ, etc. A. stalt Romæ. 1567. — A l’eau-forte, en contre-partie, in-fol. avec le monogramme DIC. Brulliot, t. 1, n° 1,182. Heinecke b., n° 14.— A la manière noire, pet. in-fol. — La Vierge et l'Enfant seuls, lithogr. sur planche teintée, par N. Strixner, in-8. — Landon, n° 442. — Les peintres néerlandais se sont souvent servis de cette composition pour leurs tableaux, comme, par exemple, avec quelques variantes, le tableau qui est à Wilton-House, résidence du comte de Pembrocke. Voy. notre Kunstreise durch England, etc., p. 145.
16. Vierge à la longue cuisse. — La Vierge, assise à droite, à côté du berceau, tient l'enfant Jésus sur ses genoux ; le petit saint Jean est age-
nouillé en face, avec une banderole de parchemin à la main, et, derrière lui, saint Joseph, les bras croisés sur son bâton. Un jeune homme sort des bâtiments du fond.
Grav. par Marc-Antoine et Marc de Ravenne. Bartsch, t. XIV, n° 57 et 58. — Zani, t. VI, seconde partie, p. 36, cite une copie faite d’après la planche de Marc de Ravenne. — Landon, n° 420.
17. La Vierge allaitant le petit Jésus. — Jusqu’aux genoux. La sainte Vierge, de la main droite, presse son sein sur lequel l'Enfant met la main en regardant le spectateur. Saint Joseph, debout à droite. Toutes les figures ont des auréoles.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 60. — Marc de Ravenne, sans le saint Joseph et sans les auréoles. Bartsch, n° 61. — Copie d’après Marc de Ravenne, par Jérôme Hopfer. Bartsch, t. VIII, p. 507, n° 7. — Copie d’après Marc-
Antoine, en contre-partie, avec la souscription : Jncipe, parve puer, risu, etc. — Copie, par Claudine Bouzonnet Stella. H. 2” 87’; 1. 2”.
18. La Vierge sur un siège aux griffes de lion. — La Vierge est assise sur un siége dont les pieds se terminent en griffes de lion. C’est une esquisse d’un élève de Raphaël.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 46. — Copie à l’eau-forte, par DC. H. 6” 7°”: 1. 4” 6”. Voy. Brulliot, t. I, n° 1,182.
19. La Vierge assise sur des nuages. — Elle tient l'enfant Jésus appuyé contre elle à sa gauche. Quatre petits anges dans les nuages. C’est peutêtre une première esquisse pour la Madone de Fuligno.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 47. — Copie À, en contre-partie, signée RAPH. VRBI. — Copie B, en contre-partie ; un château fort sur la montagne, dans le paysage. — Copie C, en contre-partie, dans un ovale. — Copie D, en contre-partie, signée d'un R. — Copie E, par Enea Vico, 1542. Bartsch, t. XV, p. 284, n° 6. — Landon, n° 230.
La collection de Dusseldorf possède, d’après là même composition, une estampe dans laquelle la tête de la Vierge et les enfants ont une beauté et une finesse d’expression qui surpassent la gravure de Marc- Antoine. On a cru pouvoir attribuer cette estampe à Raphaël lui-même. Nous avons déjà remarqué que la Vierge des Douleurs (Bartsch, n°s 34 et 42 de notre catalogue) et /a Philosophie (Bartsch , n° 381) présentent le même caractère de supériorité dans l'exécution.
20. La Vierge couronnée par un ange. — La Vierge, vue jusqu'aux genoux, tient des deux mains l'enfant Jésus sur ses genoux. Le petit saint Jean, vu de profil à droite, présente des raisins à l'Enfant. Un ange plane dans le haut, à gauche, en tenant une couronne de laurier au-dessus de la tête de la Vierge.
Gravé par Agostino Veneziano. Bartsch, t. XIV, n° 49,
21. La Vierge couronnée par deux anges. — La Vierge, assise sur des
nuages et portée par plusieurs petits anges, soutient de la main droite l'enfant Jésus qui l’enlace dans ses bras. Deux anges, qui volent de chaque côté dans le haut, tiennent une couronne royale au-dessus de la tête de la Vierge.
Gravé par le Maître au Dé. Bartsch, t. XV, p. 188, n° 8.
29. La Vierge avec l'enfant Jésus bénissant. — Elle est assise sur un banc, vue de face et jusqu’aux genoux. Sa tête est un peu penchée à droite, ses yeux sont baissés; elle tient des deux mains l’enfant Jésus, assis sur ses genoux, lequel élève la main droite pour bénir. La main gauche est posée sur son genou droit. Le caractère des têtes rappelle la manière de Francesco Francia, que le graveur a peut-être transformé en Raphaël.
Gravé par un élève de Marc-Antoine. Bartsch, t. XV, p. 19, n° 10.
23. La Vierge avec l'Oiseau. — Jusqu’aux genoux. La Vierge soutient avec son bras droit l’enfant Jésus, lequel semble effrayé par un oiseau qui vient se percher sur l'épaule de sa mère. Cette composition paraît être de Jules Romain.
Gravé par Giulio Bonasone. Bartsch, t. XV, p. 125, n° 56.
24. Sainte Famille. — La Vierge soutient l'enfant Jésus assis à gauche sur une table et tenant un livre ouvert. Saint Joseph à gauche. Cette composition, selon toute apparence, est de Jules Romain.
Gravé par Chérubin Alberti. Bartsch, t. XVII, p. 61, n° 88.
25. La Vierge embrassant l'enfant Jésus. — La Vierge, vue de profil, est assise sur une chaise, et se penche à droite vers l’enfant Jésus debout devant elle pour l’embrasser. Celui-ci pose sa main gauche sur sa tête. C’est une étude d’après nature.
Grav. dans la manière de Caraglio. Bartsch, t. XV, p. 20, n° 11. — À l’eau-forte, par P.-A. Robert, 1729, d’après un dessin attribué à Giulio Bonasone, petit in-4, — À l’eau-forte, en contre-partie, par V. Denon, petit in-fol.
Le dessin original passa de la collection Lawrence dans celle d'Oxford.
26. La Vierge lisant dans un livre. — Vue de profil et tournée à droite, elle est assise sur une chaise et tient de la main gauche un livre dans lequel elle lit; de la main droite, elle enlace le petit enfant Jésus, qui regarde le spectateur. Dessinée par Raphaël d’après nature.
Grav. par Marco da Ravenna ou par un autre élève de Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, p. 48. — Copie À, en contre-partie. — Copie B, à l’eau-forte, signée d’un R. — À l’eau-forte, par Denon, petit in-4°. — Tauriscus (p. 179) cite encore cinq autres copies, gravées du même côté que l'original, savoir : Raph. Urba. inven. F. Bourlier exc. H. 8” 8°”; 1. 5” 6°”. — Signé dans le haut avec un R. H. 7° 7”; 1. 3° 5°. — Signé R. V. au-dessus de la tête de la Vierge, — Grav. par Mandolt, — En contre-partie par Bergeret, — Landon, n° 329,
Le dessin original se trouve dans la collection du duc de Devonshire, à
Chatsworth.
Vierges ATTRIBUÉESgA RAPHAEL.
a.) Sainte Famille dvec deux anges. — Large planche. La Vierge tient sur ses genoux l'enfant Jésus, auquel le petit saint Jean, tenu par sainte Élisabeth, et deux anges présentent des fruits. Dans le haut se trouve le nom de Giov. Bapt. del Moro. Heinecken, p. 415, n° 2. In-folio en largeur. Cette composition semble être du Parmesan.
b.) La Vierge assise sous un arbre. — Elle tient sur ses genoux l'enfant Jésus, que le petit saint Jean veut embrasser. Sainte Élisabeth à droite, debout, près du berceau.
Gravé dans la manière de Paolo Farinati. H. 7” 9°”; 1. 10” 3°”. Voy. Heinecken, p. 425, 22 a. — Copie par M. Corneille, — Cette composition paraît être d'un élève de Raphaël.
c.) La Vierge accroupie. — Elle enlace dans ses bras le petit Jésus, qui, debout à sa droite, étend la main gauche vers une grappe de raisin que lui présente le petit saint Jean, debout à gauche. Cette composition, peu gracieuse, est sans doute d’un élève de Raphaël.
Grav. par un ancien maître italien. Faible planche. H. 6” 2”; 1. 5”.
d.) Sainte Famille. — Jusqu’aux genoux. La Vierge tient, devant elle, assis sur un coussin, l’enfant Jésus, qui feuillette un livre. Saint Joseph est debout derrière elle, à gauche.
Grav. par Sebastiano a Regibus. Très-dure. Petit in-fol. — Cos. Mogalli. [n-fol. — Voy. Heinecken, p. 434, n° 44.
e.) La Vierge. — Tournée à gauche, tient sur ses genoux l’enfant Jésus, qui étend ses deux bras et regarde le spectateur.
À la manière noire, par R. Houston. In-fol,
f.) La Vierge assise. — Tient l'enfant Jésus; derrière lui, est agenouillé le petit saint Jean auprès de saint Joseph. Selon Tauriscus (p.165, n° 29), le tableau se trouverait en Espagne.
A la manière noire, par Sommer; Raphael pinx. In-4do, H. 8” 11”.
g-) L'enfant Jésus endormi. — Derrière lui, trois têtes d'enfants.
Dessiné par Desnoyers, gravé au pointillé par Castel, 1808. In-4°.
h.) Méme sujet. — Dans le haut, à gauche, apparaît une croix. D’après l'enfant Jésus de la Vierge au Diadème, en contre-partie.
Grav. par Gius. Dala. Venezia, 1834. Petite planche. Sujets de la Vie de la Vierge.
97, Les Maries sur l'escalier. — C’est ainsi que l’on nomme une estampe qui représente sainte Marthe conduisant la Madeleine auprès de Jésus
dans le temple. ( Voy. la légende de sainte Marie - Madeleine, ) Jésus est assis à droite, entouré de quatre apôtres, entre deux colonnes du temple, auquel conduit un grand escalier. Le peuple se tient à gauche.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 45. — Copie À, presque semblable à l'original. — Copie B, faible, mais reproduisant fidèlement l'original. — En clair-obscur, signé M, vraisemblablement par George Matheis, graveur sur bois, à Augsbourg. Bartsch, t. XII, p. 37.
Deux dessins douteux de cette composition se trouvent dans les collections de Vienne et de Paris.
28. L'Assomption de la Vierge. — Onze apôtres entourent le tombeau vide de la Vierge; les uns regardent au fond de ce tombeau et les autres élèvent leurs yeux vers le haut, où la Vierge est assise sur un croissant, entourée de petits anges, deux desquels tiennent des torches. Cette composition paraît être une première esquisse de Raphaël pour le tableau qu’il destinait au couvent de Monte Luce, lorsqu'il passa un nouveau marché avec les nonnes de ce couvent en 1516.
Grav. par le Maître au Dé. Bartsch, t. XV, p. 188, n° 7. — Copie À, en contrepartie ; saint Jean est debout, à gauche. — Tauriscus (p. 192, n° 6) cite une autre copie par P. A. Pazzi. — Landon, n° 437.
29. Le Couronnement de la Vierge. — La Vierge, assise sur des nuages, est couronnée par le Christ, assis à sa droite. Au-dessus d’eux, entre quatre anges, Dieu le Père dans l'attitude de la bénédiction, et au-dessus de lui le Saint-Esprit. Quatre anges , deux de chaque côté, sont en adoration auprès de la Vierge et du Christ. Cette composition semble être une première esquisse pour la partie supérieure du tableau d’autel de Monte Luce.
Gravé par le Maître au Dé, 1532. Bartsch, t. XV, p. 190, n° 10. — Copie À, en contre-partie, dans la manière d’Ant. Wierx. — Copie B, à l’eau-forte, avec le monogramme SR enlacés, et à gauche, Rafael Urbanus in. À droite, F. Bourlier exc. cum pri. Regis C., à Paris.
30. La Vierge et trois saints. — Au-dessus de la Vierge, entourée de rayons, plane le Saint-Esprit; et dans le haut, de chaque côté , on voit un ange en adoration. Marie-Madeleine lui baise les pieds. A gauche, sainte Catherine, et à droite saint François, à genoux.
Grav. par un élève de Marc-Antoine. Bartsch, t. XV, p. 22, n° 13.
31. Le Mariage mystique de sainte Catherine. — La Vierge, assise sur un siége élevé, et tournée à gauche, tient l'enfant Jésus sur son genou droit. Sainte Catherine, vue de profil, agenouillée à gauche, présente sa main droite, et l’enfant Jésus lui met une bague au doigt. Sainte Barbe est debout, à droite, la tête entourée d’une espèce de turban. Le fond est un motif d'architecture à deux arcades au travers desquelles on voit un paysage montagneux.
Cette belle composition nous a été conservée dans une ancienne gravure sur bois par un maître inconnu. H. 9° 9°”; 1.7”. Heinecken, p. 459, n° 32. — Copie par Abr. Bloteling. Petit in-fol. — Il en existerait aussi une petite planche en contre-partie, par un élève de Marc-Antoine, mais nous ne J’avons jamais rencontrée.
Un petit tableau de la grandeur de la gravure sur bois, attribué à Benv. Garofalo, se trouvait en 1835, chez le comte Bailli de Tatischeff, ambassadeur russe à Vienne.
A Raphaël sont encore attribuées les compositions suivantes :
a.) La Présentation de la Vierge au temple. — Marie monte les degrés du temple, au-dessus desquels l'attend le grand prêtre. Sur le devant, à droite des marches, est assis un vieillard estropié.
Grav. par Gio. Ant. da Brescia, signé R. VR., quoique rien ne permette d’attribuer cette composition à Raphaël. Bartsch, 1. XIII, p. 319, n° 4.
b.) Le Mariage de la Vierge. — Le prêtre, debout sous le vestibule du temple de Jérusalem, unit les mains des deux époux. Ils sont entourés d'hommes et de femmes; dans le haut plane le Saint-Esprit, et l’on voit, dans le fond, le chandelier à sept branches. Sur les marches du temple, au premier plan, à droite, est couché un bomme à moitié nu, demandant l’aumône à un jeune couple qui monte les degrés.
Gravé par Giulio Sannuti. Bartsch, t. XV, p. 499, n° 1. Quoique cette estampe soit signée d’un R, tout dans la composition et le dessin caractérise un ouvrage de Jules Romain. — Landon, n° 402. »
c.) La Vierge avec trois archanges. — Elle est assise sur des nuages. Dans le bas sont les trois archanges, saint Michel au milieu avec Satan vaincu sous ses pieds. À gauche, l'ange de l’Annonciation, Gabriel, et, à droite, Raphaël, l’ange protecteur.
Le dessin original de Jules Romain est dans la possession de M. Gatteaux, à Paris.
Grav. par Diana Ghisi. Bartsch, t. XV, p. 446, n° 31. Cette planche, signée R. V. I. à droite, a été attribuée à Raphaël dans l'ouvrage de M. Quatremère de Quincy. — Landon, n° 431.
Sujets religieux.
32. L'Archange saint Michel. — Il pose le pied droit sur la gorge de Satan, qu'il menace de sa lance en saisissant son épée de la main gauche. Des rochers au fond. Cette composition n’a pas cette simplicité de conception que uous admirons dans les œuvres de Raphaël. Nous croyons done pouvoir l’attribuer à un de ses bons élèves.
Grav. par Agostino Veneziano et Marco da Ravenna. Bartsch, t. XIV, n° 105
et 106. — Copie faible par un anonyme. — Landon, n° 392. — Imitation : l’ange a une couronne de lauriers. Gravé dans la manière de Jean Duvet. Bartsch, t. XIV, n° 107.
33. Saint Jérôme. — Il est à genoux, tourné à gauche, appuyant son front sur sa main droite, et il touche de la gauche une tête de mort auprès de laquelle est un crucifix attaché à un arbre. A gauche, on voit le lion. Pour fond, un paysage inculte avec une ville en ruine.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 101. — Copie à l’aquatinta, par Strutt. — Cette composition est peut-être la même que celle du petit tableau à l'huile que l’Anonyme de Morelli (p. 24) dit avoir vue, en 1537, chez le D' Marco Benavides, de Mantoue, à Pavie.
Il existe encore deux autres compositions représentant saint Jérôme, attribuées à Raphaël : l’une gravée par Marc-Antoine et Augustin de Venise (Bartsch, n° 102 et 103); nous l'avons déjà citée comme étant l'ouvrage d’un maître vénitien ; l’autre, avec le saint mort, couché devant sa grotte, tandis que son âme est portée au ciel par des anges. Gravée par Lucas Ciamberlanus, signée L. C., 4604. In-folio. Elle n’a rien qui puisse la faire attribuer à Raphaël ; nous signalerons même à l’attention des connaisseurs le caractère du petit ange, qui accuse vraisemblablement une œuvre de Girolamo Mutiano. — Landon, n° 391.
Nous devons encore citer ici une gravure au clair-obseur , signée YHS, dans laquelle on s’est servi de la figure du Diogène de l’Ecole d’Athènes, pour en faire un saint Jérôme. Bartsch, t. XII, p. 82, n° 32.
34. Saint George. — Lancé au galop, il élève sa lance pour frapper le dragon étendu aux pieds de son cheval. A gauche, la princesse s’enfuit. Une ville, avec un château fort, au fond. Cette composition paraît être une première esquisse pour le tableau peint par Raphaël pour le roi d'Angleterre.
Grav. dans la première manière de Marc-Antoine, mais non pas par lui-même. Bartsch, t. XV, p. 24, n° 8.
Il existe encore un fac-simile gravé par Ruchmann d’après un dessin du même sujet faussement attribué à Raphaël. Saint George galope ici vers le côté droit et perce le dragon de sa lance. La princesse est agenouillée en prière à droite.
35. Les Quatre Saints. — C’est ainsi que Bartsch désigne cette estampe, dans laquelle une sainte femme s’entretient avec deux apôtres et un jeune homme.
Grav. à l’eau-forte, d'après un dessin de Raphaël, par Rafael Sciaminossi. Signé : R.V.I. — R, S. B. INCID. Bartsch, t. XVII, p. 233, n° 94.
Il y a, en outre, de nombreux sujets religieux qui ont été souvent attribués faussement à Raphaël. Nous nous bornerons à citer les suivants.
a.) Saint Jean dans le désert. — Il est assis sur un rocher, d’où sort une source à gauche. Il tient une écaille de la main droite et de la gauche un bâton, à l’extrémité duquel est attachée une croix avec une banderole portant l'inscription : Parate viam Domini. On s'est servi, pour cette composition, du Saint Jean dans la Tribune de Florence.
Grav. dans la manière de Giulio Bonasone. Bartsch, t. XV, p. 27, n°5.
b.) Les apôtres saint Pierre et saint Paul. — Deux planches avec des figures isolées, dans le style de Michel-Ange. Faussement attribué à Raphaël.
J. B. de Cavalleriis incid., 1571. Grand in-fol.
Les mêmes apôtres, d’après un dessin du comte de Caylus, semblent être de l'invention d'un élève de Raphaël. Landon, n° 290.
c.) Saint Louis armé. — Il est debout, tourné à gauche et tenant une lance dans la main droite. A côté de lui, un bouclier ovale, orné d’une croix et de quatre lis.
Grav. par Michel Lasne, signé : R. Vrb. pinaæ. M. L'asne fe. cum priv. R. C. — Mailbouré, ex. in aula Albreliaca pr. S. Hilarium. In-fol. — Le même Michel Lasne a encore une fois gravé ce sujet, mais en contre-partie, et avec cette variante que le saint s'appuie de la main droite sur son bouclier. Petit in-fol.
Nous avons vu, dans la collection Neeld, à Londres, un petit tableau représentant un Saint George tout à fait semblable à ce Saint Louis, et, selon toute apparence, peint par le Giorgion. Le saint, dans le tableau, tient un étendard dans la main; le dragon est à ses pieds. La tête n’est que légèrement indiquée ; mais armure, au contraire, est exécutée avec grand soin d’après nature.
d.) Sainte Barbe. — Mi-figure, vue de profil, tournée à droite. Elle tient dans sa main une petite tour.
Vraisemblablement gravé d’après un tableau vénitien, par J. du Bois. Petit infol. — W. Vaillant, à la manière noire, in-8°. — G. Valk exc. En contre-partie. Grand in-4°, — Landon, n° 396.
e.) Le Mariage mystique de sainte Catherine. — Mi-figures, avec saint Jean-Baptiste derrière sainte Catherine, et saint Joseph en face, à droite.
Grav. par Cornelius Bloemaert.
Cette composition ne rappelle pas, le moins du monde, la manière et le génie de Raphaël.
f.) Un petit ange. — Portant la croix, debout sur des nuages, avec cette inscription : Factus est pro nobis obediens usq. ad mortem, autem crucis. Phil. 2. Raphael Sanctius pinæit. N° 1.
Grav. par Luca Ciamberlano. Bartsch, t. XX, p. 33, n° 20,
d 76 CATALOGUE D’ESTAMPES ANCIENNES
Cette petite planche fait partie d’une suite de cinq petits anges avec les instruments de la Passion. La planche n° V est, comme nous l’avons déjà indiqué, empruntée du petit génie agenouillé dans la fresque des Sibylles, à S. Maria della Pace. Mais nous ne savons pas de quelle composition de Raphaël a pu être tiré le petit ange de la planche que nous décrivons ici. Nous doutons que cet ange soit de lui.
Le capitaine William Baillie a gravé un ange volant, attribué aussi à Raphaël. Cette planche est imprimée en rouge. Tauriscus, p. 144, n° 37.
Sibylles.
36. Les deux Sibylles avec le Zodiaque. — Toutes deux sont debout ; celle de droite tient un livre et regarde vers le ciel, tandis que l’autre écrit sur un livre ouvert et posé sur ses genoux.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 397. — Copie A, en contre-partie, faible planche. — Copie B, en contre-partie. Monogramme HAT. Brulliot, n° 487. Plus faible encore. — Copie. Monogramme MA. Brulliot, n° 594. — Gravé par Giulio Bonasone dans les Emblemata de Bocchius, en contre-partie, avec un vieillard et l'inscription : Virtuli merito sedes quadrata dicatur. Bartsch, t..XV, p. 166, n° 304. — Landon, n° 160,
37. La Sibylle de Cumes. — Le sable qu’elle porte est changé par le soleil en grains d’or. Elle est vue de profil et marche vers le côté droit. Un chien la suit. Cette figure est aussi considérée comme une allégorie de l'Instabilité.
Grav. par Agostino Veneziano, 1516. Bartsch, t. XIV, n° 123. — Copie, en contrepartie, signée D. S. — Landon, n° 394.
38. La Sibylle avec le flambeau. — Une jeune femme, assise dans une chambre, lit dans un livre qu’elle tient de la main droite. Devant elle, un enfant l'éclaire avec une torche. Belle étude d'après nature par Raphaël.
Grav. par un élève de Marc-Antoine. Bartsch, t. XV, p. 27, n° 6. Cette estampe est signée BB dans le haut, à droite, mais elle est erronément attribuée à B. Beham par Huber et Rost (t. 1, p. 165). Bartsch, t. XV, p. 548, cite une autre estampe du maître ci-dessus. Une troisième est citée par Brulliot (t. II, n° 221). — En contre-parlie, faible planche. Bartsch, t, XV, p. 28, n°7. — En clair-obscur, par Hugo da Carpi. Bartsch, t. XII, p. 89, n°6. — Copie, avec trois lignes autour de la torche. — Copie, en contre-partie, avec l’R à droite. — Copie, en contre-partie, avec l’'R à gauche. Il existe aussi des épreuves où la lettre R ne se trouve pas. H. 9° 6”; 1,7” 3°”. — Landon, n° 455.
Sujets mythologiques.
39. Neptune apaisant la tempête. — Kole a excité cette tempête contre la flotte d’Enée. Planche nommée aussi le : Quos ego. Neuf écussons avec des sujets tirés de l’Énéide de Virgile. Cette magnifique estampe est trop connue pour qu’une description détaillée soit nécessaire.
Grav. par Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 352. — Landon, n° 237.
GRAVÉES D'APRÈS DES DESSINS DE RAPHAEL. 577 H. Reveley (Notices illustrative, etc., écrites en 1787,) dit que le dessin original se trouve dans la collection de lord Hampton. Cet écrivain avait trop peu de connaissances en matière d’art pour que l’on puisse se fier à ses indications. Nous n'avons rien pu découvrir relativement à l’existence de ce dessin en Angleterre.
Les parties suivantes de cette composition furent gravées isolément : Neptune maïtrisant la tempête, en contre-partie. Neptune tourné à gauche.
Grav. par Gio. Ant. da Brescia. Signé 10. AN. B. H. 8” 7°’; 1. 5” 8”.
Du même, Jupiter assis dans le Zodiaque. Il envoie, à la prière de Vénus, Mercure à Didon, avec l’ordre d'empêcher les Troyens de quitter Carthage.
Signé 10: AN: BX. H.3" 97’; 1. 12287
Énée montre à Achate les peintures du temple de Junon.
Grav. par Giulio Bonasone, pour les Emblemata de Bocchius. Bartsch, t. XV, p. 164, n° 278.
40. L'Amour et Vénus sur la mer. — L'Amour, assis sur son carquois, se sert de son arc comme d’une rame. Vénus le suit debout sur une conque et tenant un voile dans sa main gauche. A gauche, un jeune homme livré à la douleur, assis contre un rocher; trois Amours voltigent dans les airs. La figure de l’Amour est empruntée à la gravure que nous décrivons ci-après, n° 41. Tout le reste annonce un élève de Raphaël, qui s’est efforcé d’imiter un peu Michel-Ange dans le jeune homme assis contre le rocher.
Grav. par Agostino Veneziano. Bartsch, t. XIV, n° 234. Dans le bas, huit vers qui commencent ainsi : Con tal destrezza Amor lrappassa et arte, etc., et qui finis-
sent : Tiphi el Jason senza maestro Amore. — Copie, en contre-partie, avec les mêmes vers. — Voy. le Catalogue de la collection du comte de Sternberg, par
Frenzel, n° 2,866.