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de plus que le grand artiste étudiait la nature dans les moindres détails, et qu'il appliquait aux choses de l'art le résultat de ses observations, avec un sentiment exquis du vrai, du beau et du pittoresque.
L'exécution de cette fresque est également large, légère et spirituelle à la fois. Quelques imperfections, entre autres la lourdeur des mains de l’ange, ne peuvent être attribuées qu’à une restauration postérieure. — Sur la fenêtre on lit cette inscription : LEO. X PONT, MAX. ANN. CHRIST. MDXIIT. PONTIFICAT. SVI. IL.
Gravures : Franc. Aquila, dans ses Picturæ, etc. — Joh. Volpato, in-folio en largeur. — Pietro Chigi, 1816, petit in-folio en largeur. — Landon, n° 65.
Dans le genre de Gaspar Reverdinus, seulement la partie du milieu, avec cette inscription : Petrus Apostolus ab Herode in carcerem, etc. Voy. Heinecke, n°71, — Par le maître G. D. W., gravé du côté opposé et différant un peu de la fresque. Dans la prison, il n’y a point de soldats; en dehors, il n’y en a que deux endormis, qui ne sont pas semblables à ceux.de l'original. H. 4”; 1. 57, 10”.
Une esquisse pour cette fresque se trouve dans la collection de Florence.
Une étude pour l’un des gardiens, mais du côté opposé, est dans la collection royale d'Angleterre.
102. Peintures des socles et fiqures allégoriques dans la chambre d'Héliodore.
La partie inférieure des peintures murales est occupée par onze figures allégoriques et quatre Termes, en forme de cariatides. Entre ces Termes sont des tables de marbre, au-dessous desquelles se trouvent de petits tableaux, dont les sujets se rapportent, ainsi que les figures allégoriques, à l'industrie des États de l’Église et à sa prospérité.
Les cariatides peintes en grisaille, aussi bien que les petits tableaux en camaïeu brun doré, ont beaucoup souffert ; ils furent en partie refaits par Carlo Maratti et ses élèves, dans les années 1702 et 1703. On y retrouve encore néanmoins la composition de Raphaël.
Les douze figures allégoriques sont les suivantes : la Religion, la Loi, la Paix, la Protection, la!Noblesse, le Commerce, la Marine, la Navigation, l’Abondance, la Culture du bétail, l'Agriculture et la Vendange. Ce sont toutes des figures de femmes, debout, portant sur leurs têtes de petits chapiteaux, sur lesquels semble reposer la corniche qui règne au-dessous des grandes peintures.
Gravures : Remy Vuibert, 13 feuilles grand in-4°.— Gérard Audran, 13 feuilles in-folio, dont 11 avec des cariatides et 2 avec quatre Termes; le titre de : Diverses figures hiéroglyphiques, etc., se trouve sur la première feuille de la suite.— Elis. Cheron, 12 feuilles grand in-8, avec la reproduction de la Flore du palais Farnèse. — Par les héritiers de Jer. Wolff, à Augsbourg, 13 feuilles in-folio. — L. Gruner, 14 feuilles, et une 15° seulement au trait, avec texte anglais, par le d' H, W. Schulz. London, 1852, in-fol. — Landon. n° 162, 163, 164 et 165.
11 existe aussi, de la figure allégorique du Commerce, une gravure ancienne
anonyme, in-8°. Puis, par un élève de Marc-Antoine, cinq autres figures, mais un peu différentes de l'original, qui font partie d’une suite de 24 feuilles, par le maître au monogramme K.S. — H. 7”; 1. 3”. (Voy. F. Brulliot Dictionnaire des Monogrammes, etc., t. 1, p. 368.) — Dans l'ouvrage des gravures sur bois de Johannes Skippe, contenant 30 feuilles, d’après des maîtres anciens, on a reproduit, sur une même feuille, un des Termes et une cariatide en clair-obscur, in-8. 170
Dans la collection du Louvre se trouve le dessin à la sanguine pour la figure allégorique du Commerce.
Gravé par Caylus, in-8. Fac-simile par Butarand, 1849, in-folio.
Les petits tableaux en camaïeu brun doré sont presque entièrement : repeints par Carlo Maratti, mais, comme nous l'avons dit plus baut, la composition paraît, du moins en partie, être celle de Raphaël. Ils se lient intimement aux figures allégoriques. Ce sont les sujets suivants : 4° la Moisson ; 2 Rome protége les arts et les sciences, pendant que Minerve éloigne la discorde ; 3° l'Agriculture ; 4° la Vendange ; 5° le Nettoyage du
blé; 6° l’Abondance, par le commerce et la loi; Te la Culture-du bétail;
8° le fleuve du Tibre et Rome ; 9° la Marine ; 40° deux Guerriers; 11° une Matrone avec une jeune fille agenouillée devant elle.
Gravé par Jo. Hieronymus Frezza, 1704, in-folio en largeur. y ; 8
103. Les embrasures des fenêtres dans la chambre de l’Héliodore.
Les grotesques en grisaille, rehaussés d’or, et les petits tableaux qui les accompagnent dans les embrasures des fenêtres de cette chambre sont très-détériorés, en partie méconnaissables, ou tout à fait repeints, si bien qu’un des derniers nous montre l’homme aux pieds de bronze de l’Apocalypse, d'après la gravure en bois d'Albert Durer. A en juger par quelques vestiges de ces peintures, ils représentaient les sujets suivants, que Petrus Sanctus Bartolus a publiés, en 45 feuilles, à l’eau-forte, avec une dédicace à D. Nicolo Simonelli.
a.) Joseph devant Pharaon. Le roi est assis au milieu, sur son trône ; à droite, Joseph est agenouillé ; cinq hommes se tiennent auprès de lui et cinq autres en face. |
Une esquisse pour cette composition, se trouve dans la collection royale de Stockholm.
b.) La Mer Rouge. À gauche, Moïse frappant la mer de sa verge. Au milieu, Pharaon à cheval, avec d’autres cavaliers et guerriers.
c.) Moïse reçoit les Tables de la Loi. A droite, il les montre au peuple d'Israël.
d.) L’Annonciation. La Vierge est assise à droite, près de son lit, un livre sur ses genoux ; à gauche, se tient debout l'ange Gabriel, une branche de lis à la main. La composition primitive nous est vraisemblablement
‘ PAR RAPHAEL A ROME. 137 donn'e, avec des différences, dans la gravure d’Enea Vico, décrite par
Bartsch, t. XVI, p. 2892, n° 2.
e.) Un Pape célébrant le sacrifice de la messe, entouré par quatre
prétress. ©
f.) L'Empereur Constantin donnant la ville de Rome au pape Sylvestre.
Les quatre premiers sujets sont d’une forme oblongue en largeur, les deux derniers se rapprochent de la forme carrée.