HERCULE ET ANTÉE
Après avoir trois fois terrassé le géant, Hercule a compris que, pour vaincre le fils de la Terre2, il fallait d’abord le ravir à sa mère. Dès lors, il le soulève en l’air et l’étouffe dans ses bras. Raphaël, en s’inspirant de cette fable et en s’aidant de la nature , a fait un fort beau dessin. Il a montré le héros triomphant et jouissant de son triomphe. Cependant nulle violence dans cette figure, nulle colère dans les traits. Les cheveux se dressent légèrement sur le front, la barbe épaisse frissonne autour de la bouche à peine contractée. Les yeux expriment la joie de combattre et le bonheur de vaincre. Les deux bras soulèvent le coupable par le milieu du corps, l’étreignent et le broient sans pitié. On dirait l’instrument impassible autant qu’invincible de la justice des dieux. — Quant à Antée, rien ne rappelle en lui le géant libyen 3 qui