DESSIN D'UNE DES CARYATIDES DE LA CHAMBRE D'HÉLIODORE
Un seul exemple suffit pour montrer, dans cette donnée, l’élévation, la délicatesse et la sobriété du goût de Raphaël. Je veux parler du dessin à la sanguine que nous possédons au musée du Louvre2. Ce n’est qu’un souffle, mais c’est un souffle divin. II confirme la tradition antique dans sa simplicité, dans sa grandeur, et témoigne en même temps d’une préoccupation constante a se conformer aux indications de la nature. Ce dessin n’a rien d’imaginaire, et cependant il appartient à l’idéal. Il est fait d’après le modèle vivant : c’est une femme, et sans doute la femme aimee du peintre, qui a pose,... je me trompe, qui s’est placée tout naturellement devant lui. Trans-
1. Michel-Ange lui-même a fréquemment cédé, sous ce rapport, à la fougue d’une fanlaisie blâmable.