‹ Raphaël et l'antiquitéChapitre 56 sur 214 · LA VILLE DE FLORENCE ET JEAN DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

LA VILLE DE FLORENCE ET JEAN DE MÉDICIS

qui, de la main droite, reçoit d’un petit génie la branche d’olivier, emblème de réconciliation. La brise, qui fait flotter les cheveux de cette élégante figure, a détaché aussi la draperie qui couvrait sa poitrine : le torse apparaît presque nu, les membres inférieurs restant seuls enveloppés du vêtement qui les pare sans les cacher. L’enfant qui complète cette belle image est joyeux et plein de vie, beau comme l’Amour et léger comme l’Espérance. Ce dessin présente un des types allégoriques les plus parfaits créés par l’art de la Renaissance.

La Force, la Justice, la Prudence, la Modération, etc., ont également inspiré au Sanzio des compositions remarquables. Nous croyons inutile d’insister sur ces figures isolées qu’a popularisées la gravure. Mais il importe de montrer comment Raphaël s’est servi du système de l’allégorie antique, pour commenter les sujets de l’histoire contemporaine.

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