A droite, et dans la même bordure supérieure
QUOS EGO
prier en faveur des Troyens. La déesse éplorée arrive vers Jupiter. Elle est portée sur un char traîné par des colombes. Quatre délicieux petits Amours l’accompagnent, et Cupidon lui-même s’avance au-devant d’elle 1 .
Entre ces deux motifs opposant l’une à l’autre les deux puissances contraires qui poursuivent et protègent Énée, le Maître des dieux console Vénus et envoie Mercure à Carthage pour rendre cette ville favorable à Énée. Jupiter apparaît comme arbitre suprême, entouré du Zodiaque, dominant tout, commandant à la terre et aux cieux. De la main droite il tient le sceptre, et porte le foudre de la main. gauche. On retrouve près de lui Vénus suppliante :« O vous, qui gou- « veniez par des décrets éternels et les dieux et les «hommes, ô vous, dont la foudre les épouvante, « qu’a donc fait contre vous mon Énée, qu’ont fait les « Troyens de si criminel?... » Jupiter, après avoir rassuré la déesse et lui avoir montré dans l’avenir les destinées éternelles de Rome, ordonne à Mercure d’aller sur la terre Libyenne, et de disposer Didon à ouvrir aux Troyens l’enceinte hospitalière de Carthage.
Au côté gauche de l’encadrement, Enée relève le courage de ses compagnons 2. Debout sur un tertre d’où il les domine, il leur parle, les ranime, console leurs cœurs affligés, et fait briller à leurs yeux les riantes perspectives de l’avenir : « Rappelez vos cou-
\ . Dans le cartel placé au-dessus de cette figure de Vénus, on lit :
Solatur Venerem dictis Pater ipse dolentem.