En., lib. I, v. 94 et
2. Ce camée est signé AOHNinN. Voir Mus. Borbonico , 1. 1, tab. 53.
pas sans analogie. Raphaël se rapproche donc encore ici de la belle antiquité. Si l’on veut voir, d’autre part, combien il s’éloigne des époques de décadence, on n’a qu’à regarder le même sujet traité dans le Virgile du Vatican où l’art, réduit à l’impuissance, est presque incapable de se faire comprendre.
Dans l’encadrement de ce tableau principal sont disposés divers sujets, empruntés également au livre premier de l’Enéide.
Dans la bordure supérieure, Junon prie Eole de soulever les vents contre la flotte troyenne. La reine du ciel, assise sur un char richement ciselé et attelé de deux paons, est en présence d’Éole et le prie de déchaîner les tempêtes contre Énée : « Un peuple qui « m’est odieux vogue sur la mer Tyrrhénienne, emu portant en Italie Ilion et ses pénates vaincus. Dé- « chaînez vos vents, submergez, abîmez les vaisseaux, « ou dispersez-les, et couvrez la mer des corps nau- « fragés de ces Troyens. J’ai quatorze Nymphes d’une u beauté parfaite : en retour d’un si grand service , « Déiopée, la plus belle d’entre elles, sera unie* à vous « par les nœuds éternels de l’hymen; je vous la don- « lierai pour épouse, afin qu’elle soit à jamais à vous, « et qu’elle vous rende père d’enfants aussi beaux (( qu’elle L »
Du côté opposé 2, Vénus va trouver Jupiter pour le