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n'en étaient point altérées; le paganisme était dans la ferme, non dans le fond. C'est bien ainsi que l'entendait le prédicateur qui, un jour, devant le pape, et sans songer à mal, invoqua les dieux et les déesses, au grand scandale d'une partie de l'auditoire.
Mais si ces réminiscences ne jouèrent pas, au point de vue des dogmes, le rôle qu'on a bien voulu leur attribuer, elles n'en contribuèrent pas moins à modifier profondément la littérature et les arts.
Pour la première, le mal était fait avant Léon X déjà, et des tentatives comme celles de Bibbiena et de l'Arioste eurent plutôt pour effet de remettre dans ses droits la langue vulgaire.
Mais, au point de vue des arts, l'influence de Léon X, champion déclaré de l'antiquité, comme toute sa famille, fut décisive. Nous aurons l'occasion d'en reparler.
Cil GOUTZWILLER^