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En se décernant la place d'honneur sur la paroi la plus en vue, entre les héros de la Grèce et de Rome, le Pérugin oubliait singulièrement ces traditions d'humilité si chères à l'Ecole ombrienne. Mais à Pérouse tout était plein, à ce moment, de la renommée du peintre. Pierre ^'annucci occupait en outre d'importantes fonctions municipales. Ne soyons donc pas plus sévères que ses contemporains, et pardonnonslui d'avoir cédé à un mouvement d'orgueil provoqué par ses propres concitoyens.
Les fresques du Cambio étaient, selon toute vraisemblance, complètement terminées en 1 3oo (le payement pour solde n'eut lieu qu'en iSoy, la corporation ayant stipulé qu'elle aurait dix ans pour se libérer . La même année, le Pérugin peignit la belle Assomption conservée de nos jours à l'Académie des beaux-arts de Florence. Il ne retourna pas toutefois immédiatement dans la capitale de la Toscane. Pendant les deux premiers mois de i5oi, nous le voyons remplir à Pérouse les fonctions de prieur municipal. En i5o2, au mois de septembre, il travaille à Sienne; puis on le trouve de nouveau à Pérouse, où il s'engage, le
10 septembre, à peindre, pour le couvent de San-Francesco al Monte, le Co!iJ'o)iiieiiicnl de la Vicri>'e, ainsi que des saints et des anges destinés à prendre place autour d'une image du Christ. Le lo octobre,
11 sert, à Pérouse, de caution à Baccio d'Agnolo Baglioni, auquel il fournit en outre les dessins des stalles de l'église Saint-Augustin. La même année, il accepte pour l'église dont il vient d'être question la