CHAPITRE II
Pour terminer l'étude des fresques du Cambio, il nous reste à signaler le beau portrait de l'artiste, qui complète la décoration de la salle. Le Pérugin, alors âgé de cinquante-quatre ans, est resplendissant de santé et de vigueur. Sa physionomie exprime à la fois la réflexion et le contentement de soi-même. Le bourgeois actif, aisé, à l'esprit positif, le dépositaire des intérêts publics, l'y emporte sur l'artiste. Celui-ci ne reprend ses droits que dans l'inscription très élogieuse qui accompagne le portrait, et qui est sans doute due, comme les autres, à Maturanzio :
P E r R \' s P E R \' s I N V s E G R E G I \' S PICTOR,
PERDIT A SI FVERAT PINGENDI : HIC RETTVI.IT ARTEM SI XVSQVAM INX'EXTA EST HACTEWS IPSE DEDIT ANNO SAI.\ r.