H O .M ,M E T K .N A N T UNE COURONNE
(.Vcadémie de Venise.)
serait, à leur avis, une ciudc d'après la statue antique de Marsyas, reproduite plus tard par Raphaël dans la salle de la Signature. Malgré ma déférence pour l'opinion de juges si autorisés, j'éprouve des scrupules à partager leur manière de voir. Dans le Mar.syas antique et dans le Marsyas de la fresque, le corps >.iu supplicié suspendu en l'air par les bras est violemment tendu; dans le dessin de \'enise, au contraire, le torse ne trahit aucun effort; au lieu d'être allonge, étiré, il est replet et massif.
LE LIVRE D'ESQUISSES DE VENISE. j5
pendant dans une des ligures de V Adorât ion des bergers, décrite par M. Robinson sous le n" 7 (gravées pages -l), etc., etc.
Raphaël aurait apposé sa signature au bas de chacun de ces desssin, que sa paternité ne serait pas plus palpable, plus éclatante.
En résumé, trois ordres d'arguments établissent l'authenticité du
ANGE JETANT DES F L E 1' R S S l' R LA TÉ TE d'i'N VIEILLARD
(Acadcmic Je Venise.)
recueil de Voiise : i" les rapports des dessins avec ce que nous savons des études et des travaux de Raphaël; 2" les analogies de facture et de style; 3° les nombreux points de contact entre les motifs figurés dans le recueil et les ouvrages authentiques de Raphaël, la similitude absolue des types, des gestes, des attitudes.
Tel qu'il est, le recueil de ^^cnise témoigne de la variété des
goûts de Raphacil, de sa curiosité toujours en éveil, de la fidélité de ses interprétations. Le jeune maître aborde les sujets les plus divers : portraits et études de mains, de draperies ou de torses, ornements, paysages, copies de tableaux anciens et compositions originales, il n'est pas de genre dans lequel il ne s'essaye. Sur un des feuillets, on