I. A VIERGE ENTRE SAINT JEROME ET SAINT FRANÇOIS
(Musct; de Berlin.)
pure tradition de l'École de Pérouse. La Vierge (représentée à mi-corps, et tenant à la main un livre» manque essentiellement d'accent; elle nous
I. Les vicissitudes de ce tableau ont e'té raconte'es par M. le marquis Eroli, dans la brochure intitulée : La corona\ione di M. V. del Gliirlandajo c la Madonna de! libro di Raffaello; Narni, 1880. — Le musée de Berlin a acquis, en 1880, de M. Madrazo, directeur du musée de Madrid, l'esquisse de la Madone au livre. L'attitude est la même; seul le motif principal diffère : dans le dessin, la Vierge tient dans la main une grenade, non un livre. Telle était la donnée première; on en a obtenu la preuve en transportant sur toile le tableau acquis par l'Ermitage : la grenade y apparut distinctement à la place du livre.
offre un type absolument conventionnel ion remarque surtout la petitesse de la bouche), et un costume qui ne l'est pas moins; la robe rouge de rigueur, le manteau bleu. L'enfant, qui joue avec un chardonneret, satisfait davantage; on constate dans ce modèle un effort dont il faut tenir compte au débutant. Le coloris, relativement chaud, se distingue par la tonalité rougeàtre propre à l'École de Pérouse. — La Madone Sollf est assurément un des plus anciens parmi les tableaux de Raphaël; on en rapporte l'exécution à l'année i5oi.