‹ Raphaël (volume 4)Chapitre 88 sur 327 · LA PETITE MADONE D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

LA PETITE MADONE D'ORLÉANS

sage éclairci.par le soleil d'Italie; mais alors il faut abandonner l'idée de la chambre de la sainte Vierge et de l'adorable intimité qu'elle com-

L A PETITE Jl A D O N E D ' O R L É A N S

(Collection do Mf le duc d'Aumalc.)

porte; et puis, nous n'aurions plus de fond obscur, exécuté avec l'intention de faire ressortir la lumière mystique qui émane du Christ'. » Notre

I. La galerie du Régent, dispersée à la tin du siècle dernier, renfermait neuf Raphaël authentiques, presque tous gravés dans le Cabinet du Roi (Paris, 1 729-1 742) et dans la Galerie du Palais-Royal, de Fontenai et Couché (Paris, 178(3 et années suiv.). Ce sont : la Petite Madone d'Orléans; 2" la Sainte Famille au Piz/)«(cr (Bridgewater-House) ; 3° la Vierge avec l'cn/ant Jésus (Bridgewater-House); 4>' la Vierge avec l'enfant debout; 5°, 6», 7°, 8", 9" frag-

savant compatriote établit ensuite, au moyen de témoignages faciles à vérifier, que dans VAnnonciatioti peinte par Filippino Lippi pour la chapelle Caratîa (église de la Minerve, à Rome), on aperçoit également le rideau, la tablette et deux vases; que ces mêmes accessoires, le rideau, la tablette et les vases de st3'le florentin, figurent dans une fresque de Ghirlandajo, représentant la chambre de travail de saint Jérôme (église d'Ognissanti, à Florence). Raphaël ne faisait donc qu'imiter, dans ce prétendu travail flamand, d'illustres peintres italiens. Bien plus, la grenade placée sur un des vases est un fruit, on pourrait presque dire un symbole particulièrement affectionné par le maître urbinate : il l'a introduit dans la MadDUC an livre, dans les dessins de l'Albertine, dans l'esquisse de la Sainte Famille envoyée à Domenico Alfani. Dans la iVesque de la llieolo^ie, enfin, qui est placée au-dessus de la Dispute du Saint-Sacrement , il a posé sur la tête de Béatrix une couronne composée de feuilles et de fleurs de grenadier.

La Grande Madone de lord Cojvper, aussi appelée Madone de la maison Nicolini signée R. Y., Mnviii!, nous montre également la mère et l'enfant isolés du reste du monde et se suffisant à eux-mêmes, « Assise à mi-corps, vue presque de profil, la tête un peu inclinée, Marie regarde de ses longs yeux son fils, qu'elle tient sur ses genoux'. Sur le haut des cheveux est un léger voile. Des manches vertes sortent du corsage rouge. Le jupon est bleu. Le « bambino », à peu près de grandeur naturelle, assis tout nu sur un coussin blanc, glisse sa main dans le sein de sa mère, et retourne la tête de face, en riant; il a une auréole, comme la A''ierge. Tous les deux se découpent sur un fond de ciel bleu-verdàtre, assez clair. Le modelé de l'enfant, dans la tête surtout, est extraordinaire. La saine joie qui illumine son visage est communicative, et le Times a raison quand il hasarde comme une critique que cette gaieté enfantine n'a rien de mystérieux ni de surhumain. Assurément, et c'est ce qui en fait le charme. C'est très humain en etlet, et tant mieux ! »

La Grande Madone de lord Couper a été acquise, par ce seigneur, de la famille Niccolini, de Florence; elle se trouve actuellement au château de Panshanger, près de Hertford.

inents de la prédelle du tableau d'autel de Saint-Antoine de Padoue à Pcrouse : Saiiii François d'Assise (musée de Dulwich); Saint Antoine de Padouc {ibid.) \ le Christ au jardin des Oliviers (chez lady Burdett Coutts); le Portement de croix (ancienne collection Miles, à Leigh- Court, près de Bristol); Pietà (à Londres, chez M'"" H. Dawson). — Voy. la Petite Madone d'Orléans et diverses erreurs de Passavant, de M. le commandant Pai.iard, p. 2 et 'i.

I. Nous empruntons à Thoré la description qu'il a donnée de la Grande Madone de lord Cou'per liaiis ses Trésors d'art exposés à Manclwster en jS.'^j, p. 5-.

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