‹ Raphaël, peintre de portraitsChapitre 100 sur 133 · Passavant, t. Il, p · texte numérisé non relu

Passavant, t. Il, p

ses devanciers. Scanelli, en 1657 % parle d'un très beau portrait de Raphaël par lui-même, appartenant au duc de Modène, et, quatre-vingt-sept ans plus tard, l'inventaire de la bibliothèque ducale''' mentionne ainsi ce portrait : Ritratto di Raffaello di Urhino, dipinto da se medesimo. Puis, on ne sait précisément à quelle époque, une note marginale apposée à l'indication du même tableau porte ces mots : Si è perdulo^. Passavant affirme que c'est cette peinture qui est entrée, depuis le commencement de notre siècle, dans la maison Czartoryski\ Il va plus loin : ce portrait serait celui-là même que Raphaël promit à Francesco Francia dans la lettre qu'il lui adressa de Rome le 5 septembre 1508 ^ Sur quoi appuie-t-il ces conjectures? Il ne le dit pas. S'il s'était donné la peine de regarder et de faire lui-même la comparaison, il eiît évité cette méprise. Mais Passavant marche ici complètement à l'aventure et va d'erreur en erreur. Il n'a rien vu et s'est adressé à des correspondants, mal informés euxmêmes. C'est ainsi qu'il parle d'un portrait qui serait en Angleterre et dans lequel on trouverait une répétition du portrait de la collection Czartoryski. Or ces

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