Bellezze di Firenze, 1677, p
3. « Raphaelis tabula dimidiatae fœminse, neque tamen divinum Rapliaelis ingenium ex hujus imaginis inspectione omnis dignos-
n'a jamais quitté Rome. D'après une communication adressée à Rodolphe II par le messager impérial Goradusz, il appartenait en 1595 à la comtesse de Santa Fiora, sœur du cardinal Roberto de' Nobili. La comtesse ayant marié sa fille Constance à Giacomo Buoncompagni, fils du pape Grégoire XIII % le portrait de la Fornarina passa en 1605^ dans la maison Buoncompagni, où Fabio Ghigi le vit au commencement du xvii^ siècle \ Fut-il cédé directement par les Buoncompagni aux Barberini? Cela est possible, mais on ne peut l'affirmer.
Somme toute, cette peinture est loin d'être un chefd'œuvre. Elle produit même une impression étrange, trouble l'idée qu'on se voudrait faire du modèle, est presque la négation de cette distinction rare qu'on a coutume de rencontrer dans les moindres œuvres de Raphaël. On est intéressé sans être captivé, attiré sans être charmé. Il y a là comme une énigme. La
cere possumus. » (A^des Barherinœ...^ Romae, 4 642, p. 153.) La notice de 4 664 sur les Musées de Rome mentionne ce tableau parmi les richesses du palais Barberini, et le donne comme le portrait de la maîtresse de Raphaël.
1. Le mariage de Constance et de Giacomo Buoncompagni eut lieu en 1576.