‹ Raphaël, peintre de portraitsChapitre 25 sur 133 · Cette main repose sur la cuisse · texte numérisé non relu

Cette main repose sur la cuisse

2. Ce voile est jeté sur le bras droit et tombe sur le milieu du corps, qu'il couvre, sans le cacher.

a beaucoup souffert. Il est demeuré longtemps presque méconnaissable sous une épaisse couche de poussière et de noir de fumée. En 1820, Palmaroli l'a très habilement nettoyé ; mais, sur la tête, qui avait été particulièrement atteinte, il a été contraint d'opérer des retouches qui ont en partie rompu l'harmonie primitive * .

Ce portrait est à Rome, au palais Barberini. Par quelles mains a-t-il passé avant d'entrer dans ce palais? Jusqu'à la fin du xvi^ siècle, 'on ne sait. Vasari se trompe certainement quand il dit l'avoir vu chez un marchand florentin de ses amis, nommé Matteo Botti. Le portrait de la maîtresse de Raphaël, que Francesco Botti enregistre dans l'inventaire de son palais en 1591, est encore mentionné dans cette opulente maison par Giovanni Ginelli en 1677% alors que le portrait qui nous occupe avait pris rang dans la galerie Barberini dès 16^2 \ H y a tout lieu de croire que ce portrait

1. Il existe de nombreuses répétitions de ce portrait. Nous citerons notamment, à Rome, celle de la galerie Borghèse, attribuée à Jules Romain ; celle du palais Albani, qui est également une répétition exécutée dans l'école; celle de la galerie Sciarra Goionna, qui a appartenu jadis aussi à la maison Barberini. Toutes ces copies ne reproduisent qu'imparfaitement les qualités du tableau original. Ce même portrait était aussi rappelé dans une fresque de la villa Lante, en compagnie d'autres femmes que Desnoyers a gravées, en les présentant, par une étrange fantaisie, comme les modèles préférés de Raphaël.

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