Voyez ses Libre rie^ publiées à Venise en 1o50 et
2. II écrivit, en outre, un livre intitulé il Disegno, oii il traite de la peinture, des couleurs, de la sculpture, etc.
3. Francesco Doni naquit à Florence vers 1513. Voyez Tiraboschi, p. 1046; Ginguené, t. VIII, p. 389; l'abbé Denina, Vicende délia lelleraL, part. III, t. II, p. 99.
4. Ce fut Francesco Doni qui dénonça à Ferrante Gonzaga le Domenichi comme traître et comme ennemi de Cliarles-Quint, et qui le fit condamner comme hérésiarque, pour avoir traduit du latin en italien la Nicodemiana, attribuée à Culoin. Tirabosclii a découvert, dans les archives de Guastalla, la preuve de cette infamie. (Voyez Tiraboschi, p. 1046.)
5. Ce blason est aussi le blason français des Gaucarné, « Saphirinus hic halteus, in crocei luminis laterculo, est Doniorum Venelis, Gaucarneorum in Gallia... » (Voyez Tesserae genlililiae, a Silvestro Petra Sancta Romano Societatis Jesu, ex legibus Fecialium descriptae. Roma, MDCXXXVIII, p. 125, n» 2.)
joua un rôle brillant à la cour de la reine Marie de Médicis, et, lorsque s'éteignit vers la fin du XYiii® siècle le dernier Doni toscan ^ , ce furent les descendants des Doni français qui héritèrent des portraits d'Agnolo Doni et de Maddalena Strozzi. C'est ainsi que ces deux tableaux passèrent à Avignon chez la marquise de Villeneuve.
En 1823, le fils aîné de M"^ de Villeneuve, voulant faire argent des portraits d'Agnolo et de Maddalena Doni, les rapatria à Florence; mais on ne les reconnut pas pour ce cju'ils étaient, et, pendant trois ans, ils ne trouvèrent pas d'acquéreur. Une commission nommée par l'Académie de Florence leur refusa toute attestation d'authenticité, et le D'" Waagen, envoyé par le roi de Bavière, renia également Raphaël. Il fallut, pour ouvrir les yeux des artistes et pour vaincre les hésitations des Mécènes, la conviction opiniâtre d'un humble restaurateur de tableaux, Johann Metzger- et l'autorité du peintre français Fabre. Le 28 mars 1826, le grand-duc de Toscane, Léopold II, se décida enfin à donner cinq mille scudi des deux portraits et à les faire entrer au palais Pitti. Ces peintures, si pieusement conservées durant deux siècles et demi par les descendants directs d'Agnolo Doni, avaient, à la vérité, beaucoup souffert des différentes pérégrmations
1 . Giovan Battista, le plus jeune des frères de Pier Buono di Francesco Doni. Pier Buono était mort en 1758.
2. Johann Melzger publia méntioires sur mémoires en faveur de ces (ableaux.
auxquelles on les avait soumises depuis cinquante ans. Le vernis, en s'altérant et se craquelant, avait enlevé aux couleurs quelque chose de leur harmonie et de leur éclat primitifs. Une restauration était devenue nécessaire, et le restaurateur officiel des tableaux de la collection ducale, Domenico del Potestà, fut chargé de ce travail. Il eut la mauvaise inspiration d'employer Feau-forte (acqua di rasa) , et vit avec terreur la couleur se dissoudre en même temps que le vernis. 11 appela aussitôt à son aide l'infatigable Metzger, qui opéra avec prudence et sauva les tableaux. Le mal n'avait guère été que superticiel, tout put encore être réparé ' .
1. Le portrait d'Agnolo Doni a été gravé au trait par Giuseppe Rossi dans la traduction italienne de Quatremère de Quincy par Longhena, On le trouve également gravé dans la Sloria délia pillura ilalianaj, de Rosini, Francesco Pieraccini en a fait une lilhographie en contre-partie.
PORTRAIT DE MADDALENA STROZZl