‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 106 sur 131 · LÉON X DANS LA JUSTIFICATION DE LEON III · texte numérisé non relu

LÉON X DANS LA JUSTIFICATION DE LEON III

C'est par allusion à l'entrevue de Bologne et aux conventions qui en furent le résultat que fut peinte la fresque de la Justification de Léon III, dans laquelle le douteux allié de François T' se confond avec le protégé de Charlemagne *. Léon X a pris la place de Léon III et se tient debout derrière l'autel qui domine la basilique, toute pleine aussi des contemporains de Raphaël. Parmi ceux-ci, malheureusement, il n'en est aucun dont l'histoire ait su garder le nom. Velu du rochet blanc et de la chape chargée d'or, le pape étend ses deux mains sur le livre des Évangiles. Sa tête est nue, vue de face, légèrement renversée en arrière et penchée sur l'épaule gauche. Ses yeux se lèvent vers le ciel et le prennent à témoin. Son front est large, son nez lourd ; ses lèvres sont épaisses et ses joues empâtées. Tout ce qui caractérise Léon X se retrouve aisément. Mais quelles sont les figures qui entourent le pape et qui forment comme le complément nécessaire de son portrait? Quel est le cardinal assistant qui soulève la chasuble du souverain pontife? Quel est celui qui tient le livre saint? Quel est enfin le prélat qui élève de ses deux mains la triple couronne ? Ces trois personnages sont trop en vue et trop haut placés à côté du pape pour qu'on puisse douter de leur importance ; ils sont en outre marqués d'une accentuation trop personnelle

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