‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 115 sur 131 · Vasari, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Vasari, t. VIII, p

effet digne d'admiration, et Tenthousiasme fut grand quand parut cette peinture. La description , pour se hausser au niveau de l'œuvre d'art, fit appel à l'hyperbole, et de l'hyperbole naquit la fable... Le dataire du pape, Balthazar Turini da Pescia, passant dans la pièce où venait d'être apporté le portrait de Léon X, crut voir le pape en personne, s'agenouilla devant lui et lui présenta des bulles à signer. Ainsi fit à peu près l'infant d'Espagne devant le portrait de Charles-Quint par Titien \ La Renaissance, quand elle se mettait en pareils frais d'imagination, suivait la trace de l'antiquité, qui avait été coutumière de récits semblables. Le conte relatif au portrait de Léon X renferme au fond la vérité même, et cette vérité, à trois cent soixante-deux ans de distance, est encore aujourd'hui la vérité. On ne peut s'arrêter devant le portrait de Léon X sans éprouver quelque chose du prestige et de l'illusion de la vie. La puissance d'attraction qui fascinait les contemporains de Raphaël, on la ressent toujours. Sans parler de la justesse du dessin, de la vigueur du coloris, de l'exécution large et précieuse à la fois, il y a dans la vérité pittoresque aussi bien que dans la vérité morale de cette peinture une force à laquelle on ne résiste pas.

Léen X est assis entre le cardinal de Médicis et le cardinal de Rossi. Ce dernier détermine par sa pro-

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