‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 85 sur 131 · A la bataille de Ravenne · texte numérisé non relu

A la bataille de Ravenne

%. « Legatus apostolicus , in clade Ravennate , noa arripuit fugam, sed morientes sacro juvit officio ; maluitque ab bostibus capi quàm apostolici viri munus non obesse. » {Raph, BrandoL Léon., p. 85.)

3. 11 fut amené devant Louis Gonzague, auquel il se rendit. (Jovius, in Vita Léon., lib. U, p. 46.)

peur et avait par prudence gardé son habit de prêtre*, La vérité doit être entre ces extrêmes. Jean de Médicis, avec son embonpoint et sa myopie, n'était pas taillé en soldat, cela est certain; mais s'il n'était point un héros, il ne devait pas être un poltron. Il avait traversé, depuis son enfance, d'assez rudes épreuves pour s'être familiarisé avec le danger... On en jugeait ainsi autour de lui, puisque, de son vivant, le peintre chargé deson panégyrique a célébré, dans une des bordures des tapisseries, la bataille de Ravenne et la captivité qui s'ensuivit.

Jeari de Médicis est fait prisonnier à la bataille de Ravenne et se rend à Louis de Gonzague.

La bataille touche à sa fin. On combat encore, mais inutilement et pour le plaisir de tuer, car l'action est décidée. La victoire est aux Français et aux Impériaux, les Espagnols et les pontificaux sont en pleine déroute. Entre vainqueurs et vaincus, d'ailleurs, on ne distingue pas. Tous appartiennent aux antiques légions romaines. Où sont les légionnaires d'Auguste, où sont ceux de Pompée? On ne sait. Jean de Médicis seul est de son temps. Vêtu de la robe de prêtre et coiffé du chapeau de cardinal, il ne peut y avoir sur lui le moindre doute. Monté sur un cheval qui fait songer à celui de Marc-Aurèle au milieu de la place du Capitole, il tend

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