On lisait, au-dessus du baldaquin qui surmontait le trône
pOOttfical : LEONE X, PONT. MAX. LITERIRUM PRJsSIDIO AG BONI- TATIS FAVTORl
t. Après cette cérémonie, ce cheval fut exempté de tout service. (Voy. Paris de Grassis.)
depuis Tancienne Rome, on n'avait vu pareilles magnificences*. Partout des trophées et des arcs de triomphe, sur lesquels brillaient les armes et les emblèmes des Médicis. Tout ce que la ville contenait de tableaux célèbres et de statues fameuses avait été exposé sur le passage du pape.On aurait dit une antique pompe triomphale plutôt qu'une procession chrétienne. Le peuple était au comble de l'enthousiasme. Les cris de Leone y Leone , Palle, Palle, retentissaient de toutes parts. Léon X, après s'être prosterné devant le maîtreautel de l'église, se rendit à la chapelle de Saint-Silvestre, où les grands de la terre furent admis à l'honneur de lui baiser le pied. Puis il monta au palais attenant à la basilique, et ce fut dans la salle de Constantin qu'il prit possession de ses États.
Ainsi se termine la série des composition s annexées aux tapisseries du Vatican pour rappeler, à côté des Actes des Apôtres célébrés dans ces tapisseries, les faits mémorables de l'histoire de Jean de Médiçis. Ces simulacres de bas-reliefs ne nous renseignent en rien, d'ailleurs, sur la personne même du second fils de Laurent le Magnific[ue. Si, çà et là, on croit le reconnaître, c'est que le peintre a supposé, d'après ce
4. Ces fêtes coùtèrentcent mille ducats. (Paul Jove, GuichardiD). En toutes choses la prodigalité de Léon X dépassa toute imagination. Il porta à cent le nombre de ses palefreniers (parafrenieri] , qu'Adrien VI, son successeur, réduisit à douze. (Voir à ce sujel, dans le recueil de Ruscelli, traduit par Belleforest, une lettre de Jérôme Niger, écrite de Rome le 4*'' septembre 4522.)
qu'était Léon X vers 1518, ce qu'avait du être le cardinal Jean de l/i92 à 1513. On ne possède, nous le répétons, ni médailles, ni portraits proprement dits de Jean de Médicis. Ce qu'il était physiquement avant son avènement à la papauté, on n'en saurait rien, si Raphaël, en 1511, ne l'avait montré dans une des fresques de la Chambre de la Signature.