VI. Conclusions T'irées des Faits Précédents
Les données qui précèdent prouvent que les amoncellements de glace, au lc St. François, ne produisent pas un très grand refoulement de l’eau dans le chenal libre de la partie principale du fleuve, au nord de l’île Long-Sault, alors même que l’eau est surélevée jusqu’au repère 200 situé à l’emplacement du barrage supérieur.
La crue à Morrisburg a pour cause les premiers ponts de glace qui “prennent” entre l’île Croil et les rives principales. Ces ponts de glace sont généralement de formation artificielle, et s'ils sont démolis peu de EE. temps après qu’ils sont “pris”, les amoncellements ne se formeront pas. Ra
S’il ne se produit pas d’entassement en amont de l’île Croil, il n’est $ guère probable qu'il se produira une crue à Morrisburg, c'est même + pour ainsi dire impossible; ces conclusions sont basées sur les conditions du fleuve pendant plus de 100 ans.
VII. Prévenir les Amoncellements dans le Chenal du Sault du Sud
La St. Lawrence River Power Co. a tenu ouvert le chenal du Sault du Sud pendant les hivers de 1903-1906 inclusivement, alors même que les vents du nord-ouest forcèrent presque toutes les glaces du Aeuve de descendre ce chenal. On n’a pas essayé de tenir ce passage ouvert avant et après ces années, et chaque hiver il était toujours engorgé. Ceci démontre péremptoirement qu’il est possible de tenir ces chenaux ouverts, pourvu que le travail soit effectué par des hommes qui s’y entendent. Il sera également possible d’empècher les engorgements du chenal principal de chaque côté de l’île Croil, après la construction des barrages projetés, et par là on évitera pour toujours l’inondation de Morrisburg.
VIII. Effets des Barrages Projetés sur les Conditions du Fteure
Si les barrages projetés avaient existé au temps de ia crue de 1887, et que l’on eû tmaintenu le niveau du fleuve au même point qu’en février
*Le graphiques n'a pas été inséré.
1887 (c’est-à-dire à la cote 200) à l'endroit du barrage supérieur, les conditions de la partie d’amont du fleuve seraient demeurées les mêmes. La partie libre du fleuve se serait prolongée jusqu’à un point vis-à-vis de l’île Croil et le niveau se serait maintenu tel qu’il était pendant la crue.
Si l’amoncellement supérieur s’était formé en conformité des conditions susdites, et si on les avaient laissé s’augmenter, les résultats de l’inondation eussent été pratiquement les mêmes que ceux de 1887. Bref, si les barrages projetés avaient existé en 1887, ils n'auraient pas changé sensiblement les conditions du fleuve en amont. L'expérience des quatre années consécutives, pendant lesquelles on a brisé les glaces et empêché la formation des amoncellements au chenal du Sault du Sud, prouve que des méthodes semblables suivies pour briser les commencements des amoncellements à l’île Croil, auraient empêché les inondations de 1887, 1905 et autres.