‹ Rapides du Long-Sault, fleuve Saint-Laurent [microforme]Chapitre 146 sur 158 · PROTESTATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL · texte numérisé non relu

PROTESTATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL

Laurent, et d'y construire des barrages à divers endroits, pour en produire d'immenses forces hydrauliques, vos pétitionnaires croient fermement que les intérêts de la navigation devront toujours priiner, et que la production de la force motrice n’est qu’une considération secondaire, et qu’en outre, ces barrages, en autant que le Canada y est intéressé, devront être des ouvrages &. gouvernement, et que les forces hydrauliques créées par eux au Canada devront être possédées ou au moins dirigées par le gouvernement du Dominion.

Que, en conclusion, vos pétitionnaires endossent de tout leur pouvoir les résultats des recherches suivantes effectuées par la Commission de la Conservation à ce sujet.

“Il viendra certainement un temps, dans l’histoire de la navigation du Canada, que le gouvernement du Canada sera obligé de fournir une plus grande profondeur d’eau dans le fleuve St. Laurent. Si les ouvrages de la St. Lawrence Power Co. sont construits, le gouvernement n’aura plus la liberté d'exécuter une telle entreprise. Les droits acquis par la Compagnie demanderont considération, ou le gouvernement sera dans l'obligation de les exproprier, et de payer une énorme somme sous forme de dédommagements. Bien plus, il n’est pas certain qu’une telle expropriation soit possible. Le caractère international des ouvrages peut devenir un obstacle insurmontable, et dans ce cas le gouvernement du Canada sera impuissant, et les améliorations de la navigation ne pourront pas être affectuées.

“La proposition, telle que devant nous, a pour objet de concéder cette précieuse ressource sans aucune compensation sérieuse, à une compagnie étrangère, pour ses profits pécuniaires privés; et la conclusion évidente qui ressort des faits susmentionnés montre que le devoir du Canada est de maintenir absolument intacts et inaliénables ses droits de possession et de juridiction.”

(Signé) GEORGE L. CAINS

Président (Signé) GEO. HADRILL

Secrétaire

Signé au nom du Conseil de la Chambre de Commerce de Montréal, Montréal, le 8 mars 1910.

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