‹ Rapides du Long-Sault, fleuve Saint-Laurent [microforme]Chapitre 145 sur 158 · PROTESTATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL · texte numérisé non relu

PROTESTATION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL

Au Très Honorable Sir Wilfrid Laurier G.C.M.G.

Premier Ministre du Dominion du Canada

LE MÉMOIRE DU CONSEIL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL EXPOSE HUMBLÉMENT

Que vos pétitionraires se sont dernièrement présentés devant la Commission Internati.. ale des Æaux Limitrophes, et ont protesté contre les demandes de la St. Lawrence Power Co. et de la Long Sault Development Company à l'effet de barrer le fleuve St. Laurent à Cornwall, de la rive canadienne à la rive américaine.

Qu’à cette occasion le président de la Section Canadienne de la Commission dit (voir page 147 du procès-verbal de l'assemblée de la Commission tenue à Toronto les 8 et 9 février)* que la question soumise à la Commission des Eaux Limitrophes consistait à savoir s’il est possible, sans nuire aux intérêts de la navigation, de construire un barrage, ou des barrages dans le St. Laurent en cet endroit.

Que vos pétitionnaires croient qu’il faudrait décider une question beaucoup plus importante que celle qui a été soumise à la Commission des Eaux Limitrophes, que seul votre gouvernement peut trancher, et pour cette raison ils s’adressent à vous.

Que vos pétitionnaires considèrent qu’il est contraire aux intérêts du Canada qu’une corporation privée ou étrangère soit maintenant et à l'avenir autorisée à acquérir une servitude sur le fleuve St. Laurent; en effet, si une telle servitude était constituée, le gouvernement du Dominion, lorsqu’il voudra améliorer ses voies fluviales, se trouvera en face de droits acquis, dont quelques-uns seront protégés par le gouvernement des Etats-Unis, pays qui est, et qui a toujours été le grand rival commercial du Canada, et qui, par conséquent, comme question de politique, sera disposé à profiter de toute occasion pour créer des difficultés aux intérêts de la navigation du Canada.

Que bien qu’il puisse être nécessaire à l'avenir de canaliser le St.

*Voir page 368.

Page 1