FIG
HIG ND:
(d’après la fig. 8 de l’article de W. Tonkoff).
ÉD
En somme, l'épithélium coelomique du mésogasire dorsal est net chez l'embryon humain de 8 mm. Il se stratifie sur l'embryon de 10 mm. environ et ses cellules profondes se transforment en mésenchyme. Plus tard, l'épithélium coelomique redevient simple et cesse de donner naissance à du mésenchyme.
Telles sont brièvement exposées les observations de Tonkoff. Mais il ajoute que sur le développement de Ia rate chez les Mammifères, on trouve une note de His dans laquelle il dit « que la rate est constituée au début par un repli du mésogastre (chez un embryon humain d'environ quatre semaines, de sept millimètres et demi de taille environ).
Quant aux observations de Toldt elles se rapportent à 5 embryons humains. Chez un embryon du début de la sixième semaine, dont la taille est d'environ 14 millimètres, compris entre les figures 17 et 18 de His, Toldt trouve que « l'ébauche de la rate sur une assez grande série de coupes se présente comme une saillie large, mousse et triangulaire, sur la surface latérale du miésogastre. Elle est nettement limitée du tissu de ce dernier, mails cependant non pas par une ligne de démarcation nelte, mais par une disposition différente des éléments cellulaires. Dans l’ébauche de la rate, ces cellules sont, par endroit, très serrées, par endroit disséminées, dans tous les cas sont rangées irrégulièrement et apparaissent généralement avec un noyau globuleux spécifique alors que dans l'épaisseur du mésoderme du mésogastre les cellules sont disposées régulièrement et possèdent pour la plupart des noyaux allongés et orientés de la même façon. Ces derniers sont moins colorés par le carmin que
De:
les noyaux cellulaires de l'ébauche de la rate. En outre, on voit çà et là, dans le mésogastre, d'assez gros vaisseaux sanguins, par contre dans l’ébauche splénique il y a de nombreux espaces sanguins petits et très mal limités. Sur la surface libre de l’ébauche de la rate se trouve un épithélium (formé de cellules cylindriques) qui, en certains endroits, possède deux couches, tantôt distinctes, tantôt indistinctes, tantôt aussi ne paraissant pas différentes de la masse cellulaire située en dessous. Cet épithélium est la suite directe de l’épithélium coelomique recouvrant partout le mésogastre, lequel épithélium cependant est formé en decà et au delà de l'ébauche de la rate et aussi sur toute la face médiane du mésogastre de cellules très minces, cubiques ou aplaties, disposées en une seule couche. Le passage d’une forme à lautre se fait progressivment ». À propos de cette description, Tonkoff fait remarquer que sur la fig 17 de His (sur laquelle Toldt insiste) l’épithélium coelomique recouvrant la rate est formé d’une seule rangée de cellules et se distingue d'une facon surprenante du tissu de Ia rate sous Jacent et aussi de l’épithélium coelomique qui recouvre l'estomac et son mésentère. Cette remarque semblerait donc en opposition partielle avec la description que Toiïdt a donné.
Chez un deuxième embryon d'environ 37 jours, lébauche de la rate présente une disposition très analogue.
Chez un troisième embryon d'à peu près six semaines,
on trouve des particularités histologiques.:Les cellules
de l’épithéllum coelomique ne présentent la forme cubique qu'en bordure.
Chez deux plus jeunes embryons, l’un du début, l’autre
des derniers jours de la quatrième semaine compris entre les fig. 8 et 9 de His, Toldt a trouvé « au niveau de l'ébauche de la rate que la couche épithélialé du mésogastre est plus épaisse manifestement que dans tout autre endroit el est formée de cellules cylindriques très nettes. Cet épaississement de l'épithélium se continue encore sur l'estomac, la couche mésodermique du mésogastre ne présente, elle, aucune particularité.
in considérant ces observalions, Toldt a fait un rapprochement avec les observations des embryons animaux. « On a l'impression que l'épithélium du mésogastre participe manifestement à l'ébauche de la rate et qu’à l'origine celle-ci dérive de celui-ci, c'est-à-dire qu'il se fait à l'intérieur de l'épithélium du mésogasire une abondante prolifération cellulaire. La couche du mésoderme du mésogasire entre en Jeu d’une façon telle que les vaisseaux sanguins vont du mésoderme jusqu'à l'épithéhum coelomique en croissance dans une direction déterminée el vont s'épanouir dans l'ébauche de la rate. Cependant, la rate ne se développe pas à l'intérieur de la couche mésodermique du mésogastre comme on l’admet d'habitude mais elle se trouve tout au début sur le côté de celui-ci.
Bien que Toldt admette que le développement de l'ébauche de la rate provienne d’un changement de l’épithélium coelomique, il considère que ce n'est pas queique chose de spécifique pour la rate et montre qu'un épaississement semblable de J'épithélium coelomique peut être observé, par exemple, à la partie médiane du mésogastre ; dès lors, son opinion sur le développement de ja rate devient claire : « La rale Se développe à partir de