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LUMIÈRE

Les découvertes en physique se rapportant à la lumière se sont succédé avec rapidité. L'Iiygiène en a souvent profité.

Toutes les observations sur l'action chimique de la lumière entreprises pour éclairer les théories et perfectionner les pratiques de la photograpliie ont appris aux physiologistes qu'il fallait compter sur l'action de ce modificateur, agissant puissamment non-seulement sur les plantes, mais aussi sur un grand nombre d'animaux et sur l'homme lui-même-.

L'emploi des luiuières artificielles les plus variées a mis l'organe de la vue à de nombreuses épreuves. C'est à cette variabilité des lumièi'es qu'il convient d'attribuer en partie ces affections des yeux qui semblent plus fréquentes aujourd'hui qu'il y a quelques années.

Les applications de la lumière électrique nous ont montré la puissante action exercée par cette merveilleuse source de lumière sur l'organe de la vue^.

Une connaissance plus parfaite de l'action de la lumière sur les

' De l'ètiologie et de la prophylaxie de la tuberculisation pulmonaire , par M. Bouchardat. (Supplément à l'Annuaire de thérapeutique pour 1861, p. 1.) — Bertillon. Sur la mortalité par la phthisie ; étude statistique critique. (Annales d'hyffiène, juillet 1862.)

^ Boudin, Traité de géographie, etc. l.W, liv. X, ch. IV. — Jules Be'clard, Noie relalire à l'influence de la htmière sur les ani-

maux. [Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1" mars 1808.) — R. Radau, Importance climatologique de la lumière.

[Moniteur scientifique, 1867.)

L. Foucault, Effets de la lumière électrique. [Bulletin de la Société philomathique , i856.) — (jharcot, Erythème produit par l'action de la lumière électrique. [Comptes rendus de la Société de biologie, 1869, t. V, p. 63.)

divers milioiix de l'œil nous a permis de comprendre l'influence nuisible de certaines lumières, et, en particulier, delà lumière du soleil et de la lumière électrique.

La fluorescence variable de ces mdieux nous donne une explication des plus satisfaisantes et du rôle des divers tutamina de l'œil, et des causes d'un grand nombre d'oplitlialmies. Les sourcils, les paupières, les variations de diamètre de la pupille : voilà les moyens de protection de l'organe de la vue anciennement connus. Mais ces moyens sont inefficaces contre la radiation extrême. Les recherches modernes nous ont appris que la cornée et le cristallin, qui par leurs courbures sont d'admirables lentilles, par leur fluorescence constituent de véritables écrans infrancliissables aux rayons cliii niques. Quand arrive une quantité excessive de ces l'ayons ultra-violets, c'est alors qu'apparaissent les conditions de développement des ophthalmies aiguës ^

On connaît maintenant des moyens eflicaces de se garantir de l'action nuisible de ces rayons extra-violets; l'emploi du verre d'urane, des solutions fluorescentes d'esculine, de quassine, de quinine, pourra enlever les plus graves inconvénients de l'éclairage par la lumière électrique, et fournir des moyens efficaces de protection pour les opérés de la cataracte ou pour les malades atteints d'ophthalmies d'une grande acuité.

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