‹ Rapports annuels de Pierre Fortin, ecr., magistrat, commandant l'expé dition pour la protection des pêcheries dans le golfe St. Laurent, pendant les saisons de 1861 et 1862 [microforme]Chapitre 20 sur 63 · REMARQUES SUR LES PECHES · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LES PECHES

Nos pêcheurs en général ont eu assez à se louer des succès qu’ils ont obtenus dans les pêcheries du golfe, pendant la saison qui vient de s’écouler.

Car, tandis que quelques pêches, comme celles du hareng et du maquereau, même celle du saumon, n’ont pu être pratiquées avec des résultats aussi avantageux que l’année dernière, d’un autre côté, la grande xÿêche de la morue, cette grande industrie qui est si féconde et qu’on ne saurait trop encourager par tous les moyens possibles, parce qu'elle fournie des ressources si abondantes aux populations maritimes et en même temps, un article si important à l’exportation pour le commerce étranger, a été en général assez fructueuse ; et on estime qu'il sera exporté cette année du Canada aux pays étrangers, près de 130,000 quintaux de ce poisson à l’état séché, valant $390,000.

Le reste du produit de la pêche, se vend à Québec ct à Montréal, ou se consomme sur les côtes.

La pêche du hareng du printemps, tant aux Iles de la Madeleine, que dans la Baie des Chaleurs, n’a pas donné des retours aussi considérables que les aunées précédentes, puisqu'on estime qu’à 3,050 barils, le produit de cette pêche.

Quant à la pêche du hareng d'automne, on peut dire qu’elle a presque complétement manquée, car nos pêcheurs n’ont pas pris 1000 barils de cet excellent poisson.

Sur la côte du Labrador, qui appartient à Terreneuve, cette pêche n'avait rien produit du tout, et les goëlettes qui s’y étaient rendues, pour prendre un chargement de hareng, étaient revenues vides.

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Le maquercau, assez abondant aux Iles de la Madeleine pendant les mois de l'été u’avait paru qu’en petit nomk © sur la côte de Gaspé, aussi y avait-on vu peu de voëlettes américaines.

Le produit de cette pêche ne dépasse guère 1000 barils.

La pêche ou plutôt la chasse du loup-marin sur les glaces, a été une des plus abondantes que nos pêcheurs des Iles de la Madeleine, de Natashquan et do la Pointe-anx-Iisquimaux aient faite depuis un grand nombre u’années.

Leurs goëlettes, au nombre de trente-trois, montées par pause de 500 marins aguerris aux daugers de la navigation parmi les glaces, ‘ont rapporté 15,195 dépouilles de ces amphibies, “dont la graisse a produit 90,923 gallons d'huile, valant $53, 553 KO.

Du reste, on a besoin que de lire les tableaux Nos. 1, 2, 5 ct 4, qui accompagnent ce rapport, pour voir la quantité qui a été prise de chaque espèce de poisson, dont les Canadiens font la pêche dans le golfe, et juger par là, de la valeur immense de nos pêcheries, des produits abondants et variés qu’elles fournissent À notre commerce, et surtout du développement qu'y a pris depuis quelques années, la pêche de la morue, sous l'influence de: mesures d’encouragements que le gouvernement a prodigué avec une libéralité dont nes pêcheurs du golfe lui sont très reconnaissants, à cette grande brauche d'industrie.

Et pour “onne: une idée du commerce qui se fait sur nos côtes du golfe et des ressources multipies et en quelque sorte inépuisables dont le Canada dispose dans les caux qui baignent l’immense littoral du district de Gaspé et de la côte du Eabrador, je donne une liste des cétacés, des animaux marins, des poissons, ete., qu'on y trouve en plus on moius grande abondance, et dont la pêche occupe plus ou moins notre population maritime.

P. ForTix.

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