‹ Rapports de la Pneumonie et du Paludisme: Essai de classificationChapitre 13 sur 26 · LAURE · texte numérisé non relu

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compte du paludisme, lhypertrophie ganglionnaire.

(as) Des syndromes semblables se produisent fréquem-

ment et peuvent se confondre par certains côtés avec le pneumopaludisme.

Ainsi done, il n’a été retrouvé ici aucun fait identique à la lésion individualisée par de Brun, sauf les cas auxquels nous avons fait allusion tout à l'heure. Mais si la pneumonie paludéenne chronique est rare, elle n’en existe pas moins, et nous emprutons l'observation de Naftan-Larrier et de Letulle pour appuver uotre affirmation.

OBSERVATION de Nattan-Larrier et Letull'e (résumée),

publiée dans le Journal de Path. gén. et de Phys. (1909)

Il s'agit d'un vieux paludéen cachectique qui faisait fréquemment des accès de type tierce (l’hématozoaire fut trouvé plusieurs fois dans son sang) ; fréquemment, en cours d'accès, on constatait de la congestion circonscrite de son sommet droit, et peu à peu s’y était développé un foyer d’induration chronique se traduisant eliniquement par les signes habituels du pneumo-paludisme de de Brun, les crachats ne contenaient pas de bacille de Koch. Après avoir été suivi pendant trois ans, le malade mourut subitement.

A J'autopsie, la cause de la mort semble imputable à une caseification des capsules surrénaies.

« Le péritoine pariétal est parsemé de granulations tu- « berculeuses miliaires anciennes, fibroïdes.

« L'état du poumon droit attire fortement l’attention ; « Je sommet, en effet, libre de toute adhérence, montre sa « partie antéro-externe transformée sur une haubeur de

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« 8 à 9 em. en un bloc massif de sclérose. Cette lésion, « eirconserite au Jobe supérieur, est remarquable non seu- « Jement par sa consistance anormale fibroïde caractéris- « tique, mais encore et surtout par une Coloration inac- « coutumée au lieu du ton foncé, gris bleuâtre, pouvant « aller au vert noirâtre habituel dans la sclérose pulmo- « najre du sommet... la zone indurée offre ici une teinte « jaune brunâtre, chamoiïis tout à fait spéciale. »

À l'examen histologique, on constate qu'il s'agit d’une « sclérose systématique de l'appareil alveolaire « compliquée d’une infiltration de la gangue interti- « tielle du poumon par les deux sortes de pigment, «ocre et mélanique ». Cette infiltration pigmentaire ne se voit que par petites zones discrètes, situées dans l'épaisseur d’un petit nombre de cloisons interlobulaires épaissies. Notons que le pigment melanique, identifié par les réactions histo-chimiques à lacide chlorhvdrique et au sulfhydrate d'ammoniaque, est la signature irréfutable de la nature paludéenne de la lésion.

On pourrait reprocher seulement à cette observation, de provenir d'un homme qui était en même temps tuberculeux ; mais il est certain que, si la tuberculose à pu prédisposer à l’évolution de processus scléreux, le paludisme n’en reste pas moins la cause déterminante.

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