CONCLUSIONS
Les faits cliniques que nous avons rapportés au cours de cette étude nous permettent de conclure que:
La grossesse peut favoriser l'éclosion des accidents de la tuberculose pulmonaire chez une femme prédisposée par de mauvais antécédents personnels ou héréditaires.
Réciproquement, la tuberculose pulmonaire, évoluant parallèlement à une grossesse, peut en amener l'interruption, c’est-à-dire l'avortement et l'accouchement prématuré.
En conséquence, on devra conseiller le célibat aux sujets tuberculeux ou prédisposés héréditairement, ou ne permettre le mariage qu'après complète guérison.
Si les accidents tuberculeux se déclarent après le mariage, on devra déconseiller la grossesse et surtout les grossesses répétées. Si l’accouchement a eu lieu, défendre lallaitement.
Relativement à l’hérédité tuberculeuse, nous concluerons, sur le témoignage des auteurs qui ont observé des faits positifs de tuberculose congénitale, que l'hérédité de germe par voie placentaire est possible quoique fort rare. Quant à l’hérédité de terrain, elle ne saurait être mise en doute; elle nous est révélée par la fréquence de la tuberculose transmise par une même famille à de nombreuses générations. Elle peut toutefois être amendée par l'observation des règles d’une bonne hygiène; de cette notion découleront pour la famille les soins à observer pour ce qui concerne l'hygiène de l’enfant et de l'adolescent.
PR CP RL rt 4.