INTRODUCTION
Pendant longtemps, et même encore à une époque qui n’est pas très éloignée de nous, les opinions les plus diverses ont été émises sur les rapports de la tuberculose pulmonaire avec la grossesse.
L'accord semble fait aujourd’hui ; il ne viendrait certainement à la pensée d'aucun médecin de notre époque, interrogé sur l'influence de la grossesse sur la phtisie pulmonaire, d'affirmer que le mariage doive être conseillé à une tuberculeuse et que les progrès de la maladie puissent être arrêtés dans le cours de la conception ; de même, s’opposerait-il chez elle à l'allaitement.
L'action fâcheuse de la grossesse, de l’accouchement, de l’état puerpéral et de l'allaitement, sur la marche des accidents pulmonaires de la phtisie est parfaitement reconnue ; cette opinion, fondée sur l'interprétation de nombreux faits cliniques, a rallié les suffrages de tous les médecins.
Ayant eu nous-même l’occasion d'observer au cours de nos études, et pendant notre internat à l'hôpital d’Aix-en-Provence, de nombreux cas de tuberculose pulmonaire évoluant parallèlement à une grossesse, nous avons remarqué que chez
toutes nos parturientes les lésions pulmonaires s'étaient no-
tablement aggravées sous l'influence de la gestation et sur-
tout après l'expulsion du fœtus. Pénétré de Pexactitude de cette remarque, nous avons voulu, dans la mesure de notre modeste expérience, apporter à cette intéressante étude quelques observations qui nous ont paru les plus aptes à mettre en relief l'opinion que nous nous sommes proposé d'établir dans ce travail.
Nous diviserons notre étude en deux parties :
Dans la première, nous consacrerons un chapitre à l'exposé des diverses opinions qui ont été émises sur ce sujet jusqu'à ce jour; nous essaierons ensuite de démontrer l'influence fâcheuse de la grossesse sur la marche de la phtisie pulmonaire par l'étude des modifications imprimées à l'organisme dans l’état de gravidité; de cette étude découlera le danger auquel s'expose une femme de constitution délicate ou tuberculeuse, en acceptant le mariage et ses éventualités ; nous serons ensuite amené à signaler l'influence réciproque de la tuberculose pulmonaire sur la marche de la grossesse.
Dans une deuxième partie, nous éludierons l'hérédité tuberculeuse dans ses deux modes de transmission: hérédité de terrain, hérédité de germe. Un enfant issu de parents tuberculeux reçoit-il seulement la prédisposition à contracter la maladie ? Peut-il être directement infecté par la mère et par le père? Recçoit-il, dans tous les cas, la double transmission du terrain et du germe ? Quelle est la part d'influence qui revient à l'un et à l'autre des deux générateurs ? Tel est le problème que nous nous proposons d'aborder.
Avant d'entrer dans notre étude, nous nous faisons un devoir de remercier M. le D' Puech, chef de clinique d’ac-
couchements, des conseils bienveillants qu’il nous a donnés à
l’occasion de notre travail; ‘nous lui devons deux observations ÉE recueillies à la clinique obstétricale.
re Nous adressons aussi nos plus sincères remerciements à 34 Fee pi M. le professeur Grynfelté, qui nous à fait l'honneur d'accepter
A de no de notre ae ainsi qu’à tous nos Maitres de
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a . ne instruction Hélualee par leur enseignement Re que, par l'initiative qu'ils nous ont souvent laissée auprès de
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