‹ Rapports du Jury internationalChapitre 12 sur 98 · MACHINES SERVANT A ÉLEVER LES FARDEAUX. 3B · texte numérisé non relu

MACHINES SERVANT A ÉLEVER LES FARDEAUX. 3B

liée des dents d'une roue à rochet. Le taquet présente en ereux la forme du maillon qui doit venir buter contre lui. Si la chaîne est abandonnée à elle-même, par suite d'un accident quelconque, elle ne peut glisser que de la distance qui sépare le taquet du premier maillon vertical. En distribuant sur une certaine longueur plusieurs taquets moins distants l'un de l'autre que ne le sont deux maillons droits successifs, on peut réduire autant qu'on le veut ce glissement. Le treuil complet •le M. Bernier est un appareil bien conçu, bien construit et capable d'empêcher, dans un trop grand nombre de cas, les accidents dus à l'imprudence des ouvriers, pour qu'il ne soit pas désirable d'en voir propager l'emploi sur les chantiers «le construction.

Dans Je treuil de M. Weston, le frein sert à transmettre le mouvement de l'arbre des manivelles à celui du treuil. Le frein se compose d'une série de disques alternatifs de bois et de fer enfilés sur l'arbre du treuil et entourés d'une gaine cylindrique. Les disques en fer sont ajustés sur l'arbre à section carrée ; les disques de bois sont liés à. la gaîne par des proéminences disposées sur leur circonférence, et qui pénètrent dans des rainures correspondantes de cette enveloppe. Un écrou, dont l'arbre forme la vis, permet de serrer les disques les uns contre les autres. Si l'on fait tourner la manivelle, dont une disposition particulière permet de faire varier le rayon, le pignon entraine la gaîne, et celle-ci l'arbre du treuil. Si, au contraire, les disques sont desserrés, le treuil peut tourner sans entraîner la manivelle, qui reste immobile.

g ». — Poulies différentielles.

Les poulies de M. Weston , appelées poulies différentielles, nécessitent l'emploi de deux poulies, l'une inférieure, à laquelle est suspendu le fardeau, l'autre supérieure, qui présente deux gorges de diamètres différents, sur chacune desquelles passe un des brins de la chaîne qui supporte la pou-

lie inférieure. La différence des gorges étant très-petite, une très-petite force «uffit pour mettre l'appareil en mouvement ou l'arrêter; amsi peut-on laisser libres les deux bouts de la chaîne, et, quoique l'appareil ne soit muni d'aucun cliquet d'arrêt, il est toujours stable ; le frottement de la chaîne suffit pour équilibrer l'effort du fardeau.

La poulie différentielle de Eades diffère de la précédente par la suppression deMa deuxième poulie et par l'existence de deux chaînes indépendantes, l'une pour la manœuvre, l'autre pour soutenir le fardeau. En réalité, il y a bien deux poulies; mais elles sont montées sur deux axes concentriques et reliées au moyen d'un engrenage à mouvement épicycloïdal.

La poulie différentielle de Eades jouit des mêmes propriétés que celle de We: ton, en ce qui concerne l'équilibre de l'appareil dans toules les positions et pour toutes les charges. Elle offre cet avantage que la puissance et la résistance agissent sur deux chaînes indépendantes, dont les dimensions peuvent être proportionnées à l'intensité des efforts qu'elles ont à subir.

% 5. — Crics.

Les crics hydrauliques de M. Tangyc sont remarquables par leur puissance, la solidité de leur construction et la simplicité de leur manœuvre. Dans les derniers modèles de ce constructeur, la pompe est logée dans l'intérieur du cric, et il n'y a de visible qu'une clef carrée qui reçoit la tête d'un levier pour la manœuvre de la pompe, et la tête du robinet qui ouvre et ferme la communication entre les deux compartiments intérieurs de l'appareil.

M. YVinand remplace par une vis sans fin le pignon, qui est ordinairement monté sur la manivelle ; il intercale deux arbres de transmission avec roues et pignons entre cette vis et la crémaillère. En oulre, l'arbre de la manivelle passe dans un excentrique qui permet de désembrayer la

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