MACHINES SERVANT A ELEVER LES FARDEAUX
chaîne, dont une extrémité est fixée au bAtis, tandis que l'autre la soulever le fardeau après avoir passé sur deux poulies de renvoi. Le rapport des rayons des deux roues esterai à celui •les espaces parcourus par le piston cl par la masse soulevée M. Laudet a également exposé le dessin de l'une des grues employées à Paris, sur les quais. Ces appareils, d'une grande puissance, mus par la vapeur, sont très-bien conçus et permettent d'exécuter sans peine toutes les manœuvres.
g 2. — Monle-charges.
Le monte-charges exposé par M. Lebœuf offre une grande analogie de disposition avec le système qui avait été appliqué au chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain ; seulement, on refoule de l'eau comprimée sous le piston au lieu de faire le vide au-dessus de lui. En outre, comme le tube est placé verticalement, le tablier du monte- charges se trouve placé en porte-à-faux. L'eau est refoulée au-dessous du piston au moyen d'un injecteur Giffard, et nous avons constaté qu'on peut obtenir ainsi dans le tube une pression double de celle de la vapeur qui alimente l'injecteur. Ce monte-charges est ingénieusement combiné pour élever de petites charges ; le porte-à-faux du tablier est un inconvénient qui a pu être pallié par l'emploi de deux pistons, mais qui présenterait d'autant plus de gravité que la masse à soulever deviendrait plus ronsidérable.
% 3. — Treuils.
Le treuil de MM. Lanez et Decaux se manœuvre au moyen d un levier disposé de manière à ce qu'on puisse faire variera volonté le rapport des espaces parcourus par ses deux extrémités, et, par suite, proportionner la vitesse du treuil à la masse du fardeau et à la force dont on dispose. Le levier transmet un mouvement de va-et-vient à une crémaillère, qui engrène avec une roue dentée fixée au treuil. A chaque demi-
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oscillation, suivant le sens du mouvement, il faut que la roue dentée devienne folle sur l'arbre ou soit entraînée avec lui. Ce résultat est obtenu au moyen d'un encliquetage très-bien combiné. Il se compose d'une roue à roehet disposée à l'intérieur de la roue dentée et calée sur l'arbre du treuil. Autour d'elle est disposée en cercle une série de taquets, munis chacun d'un ressort qui le presse contre la roue à roebet et le maintient toujours dans cette position malgré l'action de la pesanteur.
Le treuil de M. Dernier, qui peut fonctionner soit à la main, soit par l'action de la vapeur, présente des dispositions trèsheureuses. La régularité du mouvement des chaînes est assurée par l'emploi de deux noix, ce qui empêche les chaînons de poser en porte-à-faux et de mâchurer les bords de l'empreinte sur laquelle ils doivent venir s'appliquer. Malgré le peu de largeur du treuil, on peut le faire embrayer avec deux systèmes différents de pignons ou le rendre complètement libre des manivelles. Cette manœuvre est très-commode pour faire descendre rapidement la chaîne.
Le guide-tendeur de sûreté employé par M. Bemier permet de faire marcher l'appareil très-rapidement, parce qu'il oblige la chaîne à se présenter toujours dans le sens convenable à Tenlrée de la noix. Les deux bouts de la chaîne sont réunis de manière à former un circuit continu de longueur telle que la chaîne qui sort du treuil ne traîne pas jusqu'à terre. D'un côté le poids du fardeau, de l'autre le guide-tendeur formé d'une poulie chargée d'un boulet, maintiennent à peu près invariable la direction de la chaîne à l'entrée et à la sortie des noix. Lorsque le fardeau est soulevé par un système de moufles, on peut encore appliquer le guide-tendeur, en ajoutant un système mouflé semblable à la partie de la chaîne qui le supporte.
Le treuil de M. Bv-rnier est muni d'un frein d'arrêt spécial ou parachute. Cet appareil se compose d'une sorte de taquet agisssant sur les maillons verticaux de la chaîne, qui font Pof-