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MANOMÈTRES

La mesure des pressions par l'élasticité des corps solides, que les premiers manomètres métalliques avait rendue si populaire, est maintenant d'un usage général. Un grand nombre de systèmes sont en présence, donnant tous de bonnes indica-

lions quand les instruments sont construits de manière à ne pas dépasser la limite d'élasticité des matériaux employés, tels que les arcs en tubes aplatis de MM. Bourdon et CiP.

MM Dubois et Casse (France, classe 12), prennent un tube cylindrique à surface plissée transversalement ; l'accroissement de pression sur le fond de ce cylindre produit une augmentation de longueur qui est multipliée et indiquée sur un cadran.

Les membranes métalliques ondulées de M. Desbordes (France), sont employées aussi par M. Scbaeffer et Budenberg (Prusse).

M. Ducomet (France) se sert d'un simple ressort d'acier replié en forme de cœur ; la partie centrale est fixée à l'instrument; la pression s'exerce au milieu do la partie convexe au moyen d'une capsule en cuivre argenté ajustée à l'extrémité du tuyau de vapeur. C'est encore une membrane dont l'élasticité est rendue très-grande par sa liaison avec le ressort d'acier.

M. Bourdon construit des manomètres pour les grandes pressions, avec des types formés de plusieurs parties concentriques s'emboîtaut exactement les unes dans les autres et agissant comme des ressorts à lames superposées. On peut, de cette manière, exercer un effort considérable sans altérer la sensibilité de l'instrument. Ces appareils indiquent jusqu'à 300 atmosphères; on les gradue par comparaison avec une presse hydraulique dans laquelle on mesure les pressions par une soupape convenablement chargée. Cette soupape est un cylindre plein, mobile dans une garniture en cuir embouti ; en lui imprimant un mouvement de rotation sur sou axe, la résistance au mouvement vertical, due au frottement, devient trèspetite et ne cause pas d'erreur sensible.

Par une simple appropriation des proportions, on obtient des instruments propres à mesurer d'une manière précise les pressions des machines soufflantes qui diffèrent peu de la

pression atmosphérique, et aussi eelles qui lui sont inférieures, connue dans les condenseurs.

Plusieurs constructeurs ont présenté des manomètres à maximum qui permettent de reconnaître si la pression a franchi les limites qui lui sont assignées; d'autres indiquent combien de fois celte pression-limite a été dépassée. Les manomètres à cadran basés sur l'élasticité des solides sont les seuls usités aujourd'hui; ils se multiplient avec les chaudières à vapeur, et leur construction est l'objet d'industries importantes.

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