ANNÉES
Nombre do machines fa-
La réduction que Ton remarque en 1861 fut causée par la guerre civile, qui suspendit les exportations dans les Etats du Sud. Le nombre total des machines fabriquées par la maison Wheeler et Wilson est actuellement de 300,000.
Les constructeurs européens ont exposé des machines certainement bien faites, et la liste des récompenses prouve que le Jury a tenu bon compte des mérites des produits qu'il a eu à examiner. Pourtant on est forcé d'avouer que la comparaison des machines européennes et des machines américaines donne un avantage marqué à ces dernières.
Les bonnes maisons européennes ne produisent guère que 300 machines par mois, soit 15,000 par année. Ce chiffre est
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bien inférieur à celui de la production des bonnes maisons des États-Unis.
Si le progrès absolu consiste à taire mieux et à meilleur marché, on est dans la nécessité de reconnaître que la fabrication des machines à coudre n'a fait qu'un progrès relatif. Les machines ont été l'objet de perfectionnements et de simplifications, et elles donnent aujourd'hui de bons résultats, mais elles coûtent beaucoup trop cher, et leur prix n'a encore donné lieu à aucune diminution sensible.
Cette question de prix est d'une importance vitale, quand on songe que la machine à coudre est intimement liée aux intérêts des classes ouvrières spéciales et nombreuses, aussi bien qu'à ceux de chaque famille en particulier.
Une bonne machine à coudre, complète, telle qu'il en faut une à une ouvrière babilc , coûte -400 francs : quelle est «lonc l'ouvrière qui, gagnant 2 francs ou 2 fr. 50 par jour, peut parvenir à se procurer cet outil si utile à son bien-être et à l'amélioration de sa position? A quoi bon lui dire qu'avec une machine elle peut gagner 5, 0, voir même 7 francs par jour, si on ne lui en facilite pas l'acquisition ?
Les grandes maisons de confection sont seules capables de s<« procurer ces outils dispendieux, mais elles sont seules aussi à bénéficier de leurs avantages. Elles continuent à payer l'ouvrière i francs on 2 fr. 50 par jour, seulement elles la font roudre à la machine au lieu de la faire coudre à la main.
La machine à coudre ne sera une source réelle de bienêtre pour les classes ouvrières et les familles modestes que lorsqu'on la rendra accessible aux petites bourses.
Il est certain que les machines à coudre sont vendues à MM) pour 100 au-dessus du prix de revient.
Les grandes maisons maintiennent les prix élevés, parce qu'elles détient la concurrence et qu'elles ne veulent pas renoncer à leurs immenses bénéfices ; tandis que les maisons de moindre importance, trouvant leur intérêt à maintenir ces prix
élevés, ne s'aventurent pas à faire la moindre concurrence. De plus, et pour couronner l'œuvre, quelques mécaniciens, alléchés par les bénéfices énormes provenant de la vente des machines à coudre, se constituent « fabricants de machines à coudre ». Ils adoptent un modèle qui ne présente rien de nouveau que par des détails insignifiants, et leurs machines sont bien inférieures à celles qui sortent des grands ateliers et coûtent encore plus cher, bien que nominalement elles soient cotées à meilleur marché.
Pour rendre l'achat de la machine possible aux ouvrières, il faudrait d'abord en réduire de beaucoup le prix, ce qui est très-possible ; ensuite, il conviendrait d'organiser des institutions de crédit analogues au Crédit philanthropique de Yomnibus du travailleur, qui fonctionne admirablement, rue Coquillière, sous la direction de M. Valieh : ou bien encore, Userait bon de créer une caisse spéciale de cotisation, à laquelle les ouvrières, dès leur enfance, viendraient verser leurs modestes apports. Cette caisse de cotisation serait l' intermédiaire entre le fabricant de machines et l'ouvrière. On éviterait ainsi les commissions onéreuses, qui augmentent beaucoup trop le prix des machines; en les achetant en gros, la caisse de cotisation les obtiendrait à meilleur compte.
Une ouvrière déposant une cotisation hebdomadaire de 40 centimes serait, au bout de dix ans à la tête de 300 francs, somme qui devrait être plus que suffisante pour lui fournir une bonne machine à coudre, achetée dans les conditions qui viennent d'être indiquées. Si l'ouvrière avait commencé ses cotisations à l'âge de huit ans, une fois arrivée à dix-huit, elle serait à môme de choisir une machine à coudre, qui lui permettrait d'améliorer sensiblement sa position.
Quelques fabricants Je machines à coudre vendent, il est vrai, leurs produits à crédit et à longue échéance. Ce système permet à nombre d'ouvriers d'acquérir un outil indispensable, pour lequel ils versent des à-compte mensuels; pourtant, il y a des inconvénients, car en cas de maladie ou de force ma-
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jcure, si l a-compte n'est pas paye* au fabricant, il a le droit de reprendre sa machine, et l'ouvrier perd ainsi le bénéfice de tous les versements déjà faits.
Trois choses sont donc nécessaires, sinon indispensables, pour l'introduction générale des machines à coudre chez l'ouvrière et dans les familles modestes : 1° réduction des prix de vente ; 2° organisation d'une institution de crédit ou d'une caisse de cotisation, sous les auspices et la direction de personnes charitables et influentes; 3° prévoyance des parents des jeunes ouvrières et des ouvrières elles-mêmes, dès qu'elles commencent à gagner un salaire, et cotisation modeste, mais assidue, pour assurer les ressources nécessaires à l'achat d'une machine au comptant et à bon compte.
■alêriel et procédés de la confection ùe.\ objets «le mobilier
et d'habitation.
[Voyez, pour celte Classe la Classe r,ï,dont M. TRBSCA a fait le rapport, ri où il a traité à la fois les sujets les plus importants des doux classeO
Matériel et procédés de la papeterie, dos teintures ei des impressions, par M. Laboilayk, ancien fondeur, membre du Jury International de 1KG2; M. ;Aoguste DotiMEftC, directeur di-s paphuies du Marais el de Saillie - Marie; el M. Normand, ancien consitti Icur-m •< ani icn.