‹ Rapports du Jury internationalChapitre 5 sur 98 · MODÈLES^ ET DESSUS DE MACHINES · texte numérisé non relu

MODÈLES^ ET DESSUS DE MACHINES

M. Clair a exposé une série de modèles de machines, exécutés, soit en relief, soit sur carton, pour les musées et pour renseignement. Les appareils faits pour la démonstration sont disposés avec intelligence. Entre autres progrès réalisés dans leur construction, nous citerons l'addition d'un cercle divisé sur les arbres des modèles de transmission de mouvement, de manière à rendre plus faciles à saisir les rapports des vitesses des diverses pièces.

M. Beylich a présenté deux modèles de transmission de mouvement entre deux arbres dont les axes sont compris dans un même plan. Dans l'un de ces appareils, une roue dentée, calée sur un axe intermédiaire , engrène avec les roues coniques adaptées sur les deux autres. La nature du

mouvement n'est pas modifiée par ce mode de transmission, et on peut établir un rapport quelconque entre la vitesse de rotation des arbres extrêmes. L'axe de la roue Intermédiaire est fixé à un manchon mobile sur le premier arbre, de sorte que l'on peut lui faire prendre une position arbitraire sur le cône qu'il décrit lorsque le manchon tourne sur son axe. La troisième roue est calée sur l'arbre auquel on doit transmettre le mouvement, et cet arbre est relié à l'axe de la roue intermédiaire comme celui-ci l'est au premier. On peut donner aux axes extrêmes toute position telle que l'angle qu'ils forment entre eux soit supérieur à la somme des demi-angles au sommet des cônes primitifs de leurs engrenages et inférieur à cette somme augmentée de l'angle au sommet du cône primitif de l'engrenage intermédiaire.

M. Beylich présente une solution encore plus générale dans laquelle la roue intermédiaire est supprimée. Deux roues identiques sont montées sur les deux arbres ; mais, au lieu d'être coniques, elles ont la forme d'un quart de tore, c'està-dire qu'on peut les considérer comme engendrées par la rotation autour de l'axe d'une sorte de trapèze rectangle dont le côté oblique serait remplacé par un arc de cercle de 90 degrés, de rayon égal à la hauteur du trapèze, et ayant son centre sur la plus longue des bases. Si on fait varier la position du second axe par rapport au premier, de manière à ce que les deux surfaces sphériques roulent l'une sur l'autre sans glisser, les parties des deux roues en contact seront toujours des parties identiques et, par conséquent, susceptibles d'engrener. Il en résulte que l'on peut faire varier l'angle des axes de 0 à 180 degrés, et que ceux-ci seront toujours animés de vitesses égales. M. Beylich a trouvé que, pendant le roulement des deux surfaces l'une sur l'autre, il y avait, sur l'axe de chaque roue, un point qui décrivait sensiblement un arc de cercle par rapport à l'autre roue supposée fixe. Il suffit donc d'assujettir ce point à parcourir une glissière de forme convenable et de relier cette glissière à un manchon mobile sur l'autre arbre,

pour qu'on puisse donner une inclinaison quelconque aux axes. Cette solution, très-remarquable au point de vue théorique, ne serait peut-être pas applicable pour transmettre de grands efforts, parce que la prise des dents ne se fait que par leurs arêtes et sur une faible étendue, mais elle pourrait certainement être utilisée pour des instruments où la résistance serait peu considérable. .

Les ouvrages de M. Armengaud sont trop universellement appréciés pour qu'il ne suffise pas de rappeler ici les services que cet ingénieur a déjà rendus et rend encore tous les jours par ses publications, qui forment aujourd'hui le recueil le plus complet des machines et appareils employés dans les industries les plus diverses.

SECTION II

APPAREILS FUMIVORES. — COMPTEURS. — APPAREILS DE JAUGEAGE - POMPES. - PRESSES, ETC

Par M. LEBLEU.

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