VOITURES HE SERVICE
Les seules voitures de service qui figurent à l'Exposition sont des omnibus. Il est regret lable que les industriels qui fabriquent ou qui exploitent les voitures de louage, telles que liacres, cabs, victorias, etc. , n'aient point jugé devoir se présenter au concours. Le public est très-intéressé à ce que ces véhicules se perfectionnent , tant sous le rapport de la légèreté qu'au point de vue des dispositions intérieures. On aurait été heureux d'avoir à signaler des progrès réalisés dans cette industrie.
Les omnibus forment tiois catégories distinctes:
1° Les omnibus de famille, employés pour la promenade ou pour la chasse.
2" Les omnibus qui servent au transport des voyageurs entre les gares de chemins de fer à l'intérieur des villes.
3° Les omnibus qui exploitent dans les grandes, villes le transport en commun. Chacune de ces catégories est représentée à l'Exposition de 1867. Le type le plus remarquable est celui qui a été exposé par la Compagnie Générale des Onuûbus de Paris.
Déjà, en 1862, la Compagnie des Omnibus avait envoyé à l'Exposition de Londres un modèle de ses voitures. Ce, modèle a reçu de nouveaux perfectionnements. Le poids de la paisse a été allégé; le diamètre des roues de devant a été augmenté afin de faciliter le roulement ; on a pu supprimer 1 éehancrure, pratiquée jusqu'alors dans les brancards pour le passage des roues, et donner ainsi à la caisse plus de solidité et ^plus d'élégance ; les boites en bronze ont été substituées aux boîtes en fonte; les rampes d'impériale ont été exhaussées de manière à offrir un appui plus à la portée des voyageurs. La Compagnie avait exposé deux omnibus, l'un, complètement fini, l'autre,
en blanc ; les visiteurs ont pu se rendre compte de tous les détails de la construction, de la nature et de la qualité des matériaux employés.
Le problème à résoudre, pour ce genre de fabrication, est très-compliqué ; il convient que la voiture transporte le plus grand nombre possible de voyageurs, afin que le tarif destiné à couvrir les frais de transport puisse être réduit au taux le plus bas ; il faut donc diminuer autant que possible le poids mort, c'est-à-dire le poids de la voiture vide, afin de réserver l'effort de traction des chevaux, effort qui a ses limites, pour enlever et traîner la plus grande somme de poids utile, c'està-dire le plus de voyageurs. En même temps, il est essentiel que la voiture ainsi combinée, légère et destinée à recevoir un chargement très-lourd et très-irrégulier, soit très-solitlex car l'exploitation ne comporterait point la nécessité de réparations trop fréquentes.
A l'origine, les omnibus de Paris ne transportaient, avec deux chevaux, que 16 ou 17 voyageurs d'intérieur, ce qui, avec le cocher et le conducteur, faisait 17 ou 18 personnes.
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Aujourd'hui, grâce aux perfectionnements introduits dans l'ensemble de la construction et dans le montage, ils transportent 14 voyageurs à l'intérieur, 12, et même quelquefois 14 à l'impériale ; soit, avec le conducteur et le cocher, 28 ou 30 personnes.
Dans son rapport sur l'exposition de la carrosserie à Londres, en 1862, M. le général Morin a fait connaître les procédés de fabrication en usage dans les ateliers de la Compagnie des Omnibus. Depuis cette date, la Compagnie a augmenté le nombre des machines qu'elle emploie, notamment pour la confection des roues, dont toutes les parties : jantes, rais, moyeux, sont aujourd'hui fabriquées et assemblées à la mécanique. Il est, en effet, possible et économique d'employer les procédés mécaniques pour une industrie qui fabrique en grand les mêmes modèles, ayant les mêmes formes et les mêmes dimensions. Ce système est moins applicable dans les ateliers de la carrosserie de luxe, qui doivent modifier, pour les divers
modèles de voitures, la forme et la force des pièces.