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FRAIS FUNÉRAIRES

Au décès de leurs ouvriers, les Etablissements allouent, à la famille du défunt, une somme de 5o francs pour subvenir aux frais mortuaires.

ALLOCATIONS AUX BUREAUX DK BIENFAISANCE ET AUX SOCIETES DE s'-VINCENT DE PAl L.

A l'approche de la mauvaise saison, les bureaux de Bienfaisance et les Sociétés de St-Vincent de Paul des communes environnantes reçoivent des secours en espèces et en nature.

Tous les secours, subventions^ allocations^ etc, dont nous venons de parler^ sont à charge de la Société exclusivement \ elle ne fait^ a ce sufet^ aucune retenue sur les salaires.

Les dépenses occasionnées de ce chef se sont élevées, en 1896, à fr. 99.371,82 soit, en chiffres ronds, fr. 100.000.

Caisse d'Epargne. — L'ouvrier qui confie ses fonds à la Société trouve une ample sécurité dans la garantie que lui donnent les

ressources disponibles de la Société ; il a de plus toute facilité pour opérer ses versements, ceux-ci pouvant être aussi modestes et aussi fréquents qu'il le désire. Pour amorcer l'épargne par un intérêt suffisamment rénumérateur, celui-ci a été fixé à 5 ^/o pour les dépôts ne dépassant pas 10,000 francs ; au delà de cette somme Tintérêt est de 3 %, mais il n'y a pas de maximum fixé quant au total des versements que peut effectuer chaque ouvrier.

L'ouvrier peut en tout temps retirer tout ou partie de son argent, il lui suffit d'en faire la demande verbale au directeur de l'usine.

Dispcusaire, — - La Société a installé un dispensaire pour ses ouvriers malades ou blessés qui y reçoivent gratuitement tous les soins médicaux et pharmaceutiques que réclame leur état et y sont nourris et logés, sans aucun frais.

Logement. — La Société a fait construire, dans un quartier gai et sain, 35 maisons ouvrières, bien aménagées, qu'elle loue en se basant sur un intérêt de 3 ^/o du capital qu'elle y a engagé. Quant aux impositions, aux réparations et à l'entretien, elle s'en charge elle-même. De la sorte, la question du logement et du jardin de l'ouvrier locataire, se traduit, par une dépense de 10 francs par mois.

Pour permettre aux ouvriers de se rendre acquéreurs de l'habitation qu'ils occupent, la Société leur fait des avances de fonds, avances dont le remboursement s'effectue chaque quinzaine par de faibles retenues sur le salaire. Elle s'est en outre affiliée : au « Crédit ouvrier de l'arrondissement de Huy », à la « Société du Crédit Andennais » et à la « Société du Crédit namurois » en souscrivant à ces Sociétés une partie du capital, en vue de constituer une garantie pour les prêts qu'elles pourraient avoir à faire, par la suite, à ses ouvriers.

Ecoles. — Comprenant que l'instruction et l'éducation sont indispensables à la formation de bons ouvriers, la Société a fondé des écoles chez elle et en a subventionné dans les environs des Usines. Elle possède :

Une école gardienne, système Frœbel, qui met l'ouvrier à même de confier, sans aucun frais, ses enfants, dès r«^ge le plus tendre, aux soins d'une maîtresse, qui supplée leur mère,

à qui le temps manque pour leur donner tous les soins moraux et toute l'attention vigilante, qu'ils réclament ;

une école primaire pour filles n'ayant pas atteint Tâge de neuf ans, à partir duquel elles se rendent à l'école du village voisin, et enfin

une école ménagère, où les futures femmes d'ouvriers vont apprendre à employer sagement les ressources de la famille.

Outre ces institutions, il convient de citer encore l'installation des bains et lavoirs, mise gratuitement à la disposition des ouvriers, au sortir de l'usine ; la Cantine et l'Epicerie, où l'ouvrier trouve des denrées alimentaires de bonne qualité et à bon marché et enfin la Société d'agrément, dirigée par un employé des établissements et composée en majeure partie de jeunes gens travaillant aux usines de la Société. Celle-ci patrone cette institution en lui accordant des subsides annuels.

Voilà en quelques mots les principales institutions ouvrières de ces deux Sociétés. Grâce à la sollicitude des chefs pour tout ce qui concerne le bien-être des ouvriers, l'ordre et la paix régnent dans ces établissements, dont les Conseils d'Administration ont compris que tous, depuis les directeurs, jusqu'aux petits manœuvres des fours, doivent être intéressés, dans la limite de leur sphère d'action, aux bons résultats du travail.

Aussi ces deux Sociétés n'ont-elles rien à craindre des autres firmes industrielles s'occupant de la môme branche et n'ayant encore rien fait pour assurer l'avenir de leurs ouvriers.

CONGRÈS INTERNATIONAL

i Législation douanière et de la Réglementation du Travail

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