‹ Rapports militaires, écrits de Berlin, 1866-1870Chapitre 78 sur 150 · EXPÉRIENCES POUR ÉPROUVER LA RÉSISTANCE DES CANONS · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES POUR ÉPROUVER LA RÉSISTANCE DES CANONS

On arrêta en principe, pour éprouver comparativement la résistance du canon de 96 et celle du canon

Woolwich, de tirer par pièce 5 à 600 coups, aux charges de 24 kilog. de poudre prismatique pour le canon de 96 et de 19k,5 de poudre anglaise pour le canon Woolwich.

Les essais commencèrent le 6 octobre. Le canon de 96 subit, après 170 coups tirés, une détérioration h la fermeture. On dut changer le coin et l’anneau Broadwell.

Quant au canon anglais, il présenta, après 140 coups environ, une détérioration à la lumière. Quelques coups de plus y firent reconnaître une déchirure longitudinale bien marquée. Les essais ayant été repris le 21 octobre, la déchirure s’étendit, après le 290e coup, sur une longueur de 52 centimètres, dont 39 centimètres en avant de la lumière et 13 centimètres en arrière. Elle augmenta encore après plusieurs autres coups tirés, et on jugea qu’il y aurait danger à continuer le tir.

Le canon de 96 a tiré jusqu’à présent 400 coups sans accident, ni détérioration sensible.

Pendant ces expériences, le canon de 72, tiré à 10 kilog. de poudre prismatique, au lieu de 17, traversa une plaque en fer de 8 pouces de fabrication autrichienne et la détruisit entièrement au troisième coup. Le 96, tiré à demi-charge, perça, sans la traverser, une plaque anglaise mixte de 7 pouces , dont 3 pouces d’acier et 4 pouces de fer. 11 est probable que le projectile, tiré à charge entière, eût traversé.

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