‹ Rapports militaires, écrits de Berlin, 1866-1870Chapitre 99 sur 150 · MANOEUVRES · texte numérisé non relu

MANOEUVRES

1" jour, revue du corps d'armée par le Itoi;

î' jour, manœmres des i divisions contre un ennemi marqué:

3* jour, repos;

4', 5', 6' jours, manœuvres d’une division contre l'autre.

Je joins au présent Rapport deux cartes du terrain de manœuvres ainsi cpie les programmes de ces manœuvres qui furent distribués aux officiers étrangers. Ceux de nos officiers qui en France désireraient prendre une, idée des opérations dont il s’agit en trouveront d’ailleurs le détail dans les nu* 78 et suivants du Mililâr- Wochenblall , auquel est abonné notre Dépôt de la guerre.

Les bataillons comptaient un peu plus de 500 hommes en moyenne, et l'effectif du corps d’armée était de 17 à 18,000 hommes.

Le 2e jour les 2 divisions du corps d’armée ont opéré contre un ennemi marqué. La plupart des généraux prussiens n’approuvent pas cette manière d’exercer les troupes. Ils lui reprochent de donner aux officiers de tout grade des idées fausses sous le double rapport de l’étendue de terrain qu’occupent les troupes en réalité et du temps nécessaire aux divers mouvements. Ces officiers, disent-ils, ne peuvent pas, contre un ennemi marqué, s’habituer à mesurer exactement l’espace occupé en réalité par un régiment, une brigade ou une division; en outre, ils prennent une idée fausse du temps employé par un régiment d’infanterie ou de cavalerie pour par-

RAPPORTS MILITAI UES.

courir un certain espace, puisque la compagnie ou le peloton qui les représente se meut beaucoup plus vite. Ce sont, comme on voit, les reproches connus , adressés depuis longtemps aux manœuvres contre un ennemi marqué.

Les 3 derniers jours ont été consacrés à des manœuvres de division contre division. Elles ont présenté autant d’intérêt au moins que celles qu’exécutèrent l’an dernier les troupes du corps de la garde. Comme j’ai rendu compte de ces dernières avec beaucoup de détail , je me bornerai ici à rappeler succinctement quel est le caractère général de ces manœuvres.

Les deux divisions ennemies bivouaquent en rase campagne, sans tentes, en des positions désignées, le service d’avant-postes se faisant comme à la guerre. Pendant la nuit le commandant du corps d’armée communique à chacun de ses deux divisionnaires, appelés à combattre l’un contre l’autre, l'idée générale qui servira de base aux opérations du lendemain , ainsi que les heures où devront commencer les mouvements. Chaque divisionnaire conserve une entière liberté d’action pour atteindre le but qui lui a été indiqué. Le commandant du corps d’armée se réserve la faculté de modifier à un moment quelconque, par des ordres expédiés télégraphiquement ou par ordonnances , les dispositions premières. Des généraux étrangers au corps d’armée,

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