IV. — CHOSES DIVERSES
École de sous-officiers. — L’Allemagne du Nord a k écoles de sous-officiers d’infanterie et 1 école de
sous-officiers de cavalerie qui fait partie de l’école de cavalerie de Hanovre. La durée réglementaire des cours est de 3 ans, et de 2 seulement pour les sujets qui se distinguent. Les élèves de ces écoles sont des soldats qu’on prépare aux fonctions de sous-officiers, sans cependant que leur séjour à l’école constitue pour eux un droit k obtenir ce grade.
Il est question d’instituer une école pour sousofficiers d’artillerie.
Distinction accordée aux meilleurs tireurs. — Le Roi vient de prendre une décision qui prouve une fois de plus l’importance qu’on attache à former de bons tireurs : il a ordonné qu’un signe distinctif serait donné aux canonniers reconnus pour les meilleurs tireurs, comme cela a lieu déjk dans l’infanterie. Ce signe distinctif sera accordé en outre, chaque année, à 1 sous-officier par batterie et à 1 sous-officier par compagnie d’infanterie.
Changement de tenue. — Par ordre du 19 mai 1870, la tenue de l’artillerie k cheval et celle des officiers montés de l’artillerie k pied et du train a subi la modification suivante : le pantalon long et les bottes qu’il recouvrait sont remplacés par un pantalon court avec basane en cuir, et des bottes longues montant jusqu’au genou.
Ce même changement de tenue avait déjk été prescrit pour les dragons et pour les lanciers, par ordre du 2I| mars 1870.
Fouet. — Cravache. — Les canonniers-conducteurs ont, à la place du fouet, une longue cravache terminée par une mèche. Les officiers, sous-officiers et canonniers s’accordent pour la préférer au fouet , comme étant d’un usage plus commode. Elle coûte moins que notre fouet, mais peut-être ne dure-t-elle pas si longtemps.
Commission de chemins de fer. — Il siège à Berlin, depuis plus de trois semaines, une commission composée d’officiers et d’employés civils de tous les États allemands (sud et nord) ayant pour mission d’arrêter un règlement relatif aux transports des troupes et des munitions de toute sorte , en cas de guerre, sur les chemins de fer appartenant aux divers États. Les traités d’alliance offensive et défensive conclus en 1866 entre la Confédération de l’Allemagne du Nord et les États du Sud expliquent et justifient la formation de cette commission.
Je joins au présent Rapport :
1° Deux exemplaires d’un plan , quoique assez imparfait, du port de Wilhelmshaven;
2* Une carte du Hanovre et du Brunswick à joindre à mon précédent Rapport : elle permet d’étudier le terrain où auront lieu les manœuvres du 10e corps d’armée;
3° Un exemplaire du Règlement sur l’organisation du corps de santé;
4* Un exemplaire d’une brochure intitulée Uber
die Thatigkeit und Verwendung der Cavallerie im Feldzuge von 1866. Elle mérite d’être traduite. Elle est sans nom d’auteur. On la croit écrite par l’officier d’état - major qui publia il y a deux ans les Taklische Riickblicke.
APPENDICE