CAUSES
Dans les chapitres précédents, on a pu voir que toutes les maladies des organes génitaux de la femme pouvaient être le point de départ d'accidents oculaires et en particulier de .l'asthénopie nerveuse ou réflexe. Toutefois nous avons noté aussi chez l'homme la masturbation, les excès de coït, les pertes séminales, la suppression d'un flux hémorrhoïdaire, etc., comme pouvant agir dans l'étiologîe des phénomènes oculaires. Nous tâcherons d'étabhr ou de démontrer dansée chapitre l'influence de ces mêmes causes. A l'appui de notre démonstration, nous n'avons pas d'auto [isi es, mais dans un grand nombre de cas, les examens des organes génitaux ont été pratiqués par des hommes compétents, et chaque fois l'examen avait prouvé l exaclitude du diagnostic et le rapport étroit qui existe entre les troubles visuels et un état morbide de l'utérus ou de ses annexes.
Le professeur Freund, nous dit Abadie, ayant eu l'oocasion de faire quelques nécropsies de malades atteintes de kopiopie utérine, a constamment trouvé le tissu cellulaire péri-utérin altéré et présentant tous les caractères de l'inflammation chronique. « Le début du processus morbide est marqué par l'hypertrophie du tissu cellulaire qui entoure le col de l'utérus, hypertrophie suivie bientôt de la période de rétraction. Cette rétraction se prolong-e de proche en proche au tissu cellulaire voisin, qui remplit le lig*ament large; il en résulte des déviations, des adhérences anormales entre l'utérus et les organes adjacents, vessie, rectum, des déplacements du ligament rond, de l'ovaire et de la trompe; les vaisseaux et nerfs utérins sont tiraillés.
« Les désordres qui se produisent ainsi dans les organes que renferme la cavité pelvienne se manifestent par des troubles de la menstruation; les règles sont profuses ou irrégulières, il existe aussi habituellement des troubles de la miction, de la constipation. En explorant les culs-de-sac du vagin, on sent quelquefois des brides fibreuses, douloureuses au toucher ; on constate des déviations ou des inflexions de l'utérus, et dans certains cas tous les signes de la métrite chronique, ulcérations du col, catarrhe utérin, etc. »
Dans nos observations nous avons remarqué que tout le canal vagino-utérin pouvait aussi bien que les annexes être le point de départ des accidents. L'utérus seul n'est donc pas en jeu, et ici la définition kopiopie utérine nous semble en défaut. Le fait suivant le prouve péremptoirement.
Obs. III (inédile). M"" S..., âg-ée de 43 ans, vient à la clinique pour la première fois le 22 août 1879. Elle se plaint de fatig-ue en travaillant surtout le soir à la lumière artificielle. Tout éclairag-e un peu intense lui est désagréable. Les yeux la picotent constamment, sont larmoyants. Le bord des paupières est roug-e, les conjonctives sont injectées; le matin elle éprouve de grande difficulté à ouvrir les yeux, quoique les paupières ne soient pas collées l'une contre l'autre. Mais elles sont lourdes, et suivant l'expression adoptée par la plupart des malades et déjà citée plus haut, elles sont de bois.
Cette femme est mère de deux enfants. Ses couches se sont bien passées. Elle est réglée d'une façon convenable et ne souffre pas aux époques menstruelles.
A 1 ophthalmoscope on constate un lég-erdeg-ré d'hypermétropie. (H. m. = il.) Les réponses de cette malade éloig-nent toute idée d'asthénopie réflexe d'orig-ine utérine, l'asthénopie accommodative seule paraissant en jeu. Aussi ordonna-t-on des lunettes appropriées au degré de l'hypermétropie, des lotions chaudes et un collyre astring-ent.
Un mois après elle revint. Elle n'était pas soulag'ée, les lunettes convexes la fatig-uaient très rapidement et les yeux étaient toujours injectés. C'est alors que M. Dehenne l'adressa le 25 octobre au Le Blond, dont la compétence n'est pas douteuse. Son diag-nostic fut : léger vaginisme avec rougeur des parois vaginales. M. Le Blond prescrivit alors un traitement en conséquence.
Le 15 janvier 1880 elle se présente de nouveau à la
Georgeon ^
clinique. Elle se trouvait très souîag-ée, travaillait beaucoup plus facilement avec ses lunettes, et les yeux étaient beaucoup moins injectés. Renvoyée au D' Le Blond elle rapporte la note suivante : « le vag-inisme est moins marqué. Le vag-in a repris sa coloration normale et l'introd uction du spéculum est peu doulou reuse. »
Nous ne croyons pas trop nous avancer en inférant de là que lorsque le vaginisme aura complôtemenf disparu, les accidents oculaires disparaîtront à leur tour. Pour toute personne de bonne foi , la relation entre le vag'inisme et l'asthénopie nerveuse ne paraît pas douteuse.
Quelques auteurs citent des cas d'aflections oculaires consécutives à des inflammations de la vulve. Les ob- . servations sont trop vagues pour qu'il nous soit permis d'en tirer des arguments sérieux en faveur de la thèse que nous soutenons. Nous savons que toute suppuration prolongée est une cause d'affaiblissement de la constitution. L'état moral des malades se ressent quelquefois de la prolongation d'une maladie de ce genre; il n'y a donc rien de surprenant à ce qu'il se produise dans ces situations là des paralysies plus ou moins complètes de l'accommodation, des phénomènes asthénopiques que l'on rangeait autrefois dans la vaste classe des amblyopies et des amauroses.
Les ulcérations du col sont souvent le point de départ de l'asthénopie réflexe.
Obs. IV (inédite). Mi"e B... se présente à la clinique de M. Dehenne le 24 juin 1879. Elle est âgée de 24 ans.
Depuis quelque temps elle s'est aperçue qu'elle travaillait avec difficulté, surtout le soir à la lumière artificielle, dont l'éclat la fatig-ue beaucoup. Le matin, les paupières sont lourdes et s'entrouvent très difficilement.
A l'oplithalmoscope lég-er deg-ré d'hypermétropie, correction immédiate à l'aide de verres convexes + 30. Mais après quelques minutes lafatig*ue se fait ressentir et les yeux s'injectent. Une nouvelle série de verres est essayée et le même phénomène se reproduit.
On song-e alors à lakopiopie utérine, opinion justifiée d'ailleurs par la réponse de la malade. Elle a fait une fausse couche il y a six mois. Depuis cette époque elle a toujours souffert du ventre et en ce moment elle est en traitement pour des ulcérations du col.
Les phénomènes oculaires éprouvés par cette malade entrent exactement dans la catég-orie de ceux déjà décrits sous le nom d'asthénopie réflexe. Les symptômes observés sont pour ainsi dire stéréotypés; la cause seule varie et cette cause existe presque toujours dans le système utéro-ovarien.
Parmi les affections qui ont été le point de départ de l'asthénopie réflexe, les métrites chroniques jouent un grand rôle : mais celles qui, au point de vue de la fréquence, tiennent absolument le premier rang*, ce sont les perturbations des fonctions menstruelles(aménorrhée, dysménorrhée, pertes utérines, ménopause, etc.). C'est du reste aussi dans ces cas là que les auteurs déjà cités par nous avaient remarqué les perturbations oculaires mal définies, mal comprises, mais qui n'en existaient pas moins.
On pourrait objecter que les pertes du sang* et les flueurs blanches ag-issent comme cause débilitante ; à cela nous répondrons quela débilitation de l'org-anisme quelle qu'en soit la cause, n'amène pas des phénomènes d'asthénopie nerveuse telle que nous l'avons décrite. Les g-ens affaiblis anémiés ont de la parésie accommodative ; chez eux l'hypermétropie d'abord latente devient rapidement manifeste. Mais ils n'éprouvent pas tout cet ordre de sensations^ bizarres qui semblent appartenir en propre aux affections utérines et aux org*anes g-énitaux.
Pour quelques auteurs la masturbation ag-irait aussi comme cause [débilitante. Nous y reviendrons tout à l'heure. Mais nous tenons à rappeler l'observation de cet enfant citée plus haut, et dans laquelle l'onanisme a amené un spasme de l'accommodation. Ce n'est pas de cette façon qu'ag'issent d'ordinaire les causes débilitantes.
Pour en revenir aux pertes utérines, voici un fait qui nous paraît probant.
Obs. V (inédite). — Mlle M..., d'orig-ine ang-laise, âgée de 31 ans, vient consulter M. Dehenne au commencement de janvier 1880. Elle se plaint de souffrir des yeux depuis 18 mois. (Nous croyons inutile de répéter tous les symptômes déjà mentionnés : paupières lourdes le matin, injection conjonctivale, grande sensibiUté à la lumière etc) Or tous ces phénomènes datent du jour de son arrivée à Paris et ont, au dire de la malade parfaitement coïncidé avec l'apparition de
pertes utérines qui reparaissent deux ou trois fois par mois et toujours en ^oirande abondance.
Obs. VI (inédite). — Mme L..., sag-e-femme, â^ée de 40 ans et qui est venue à la clinique le 31 mars 1879, était absolument dans la même situation que la malade précédente.
Elle doit se servir pour voir de près de verres convexes depuis qu'elle est sujette à ces pertes considérables. Ces verres ne la soulag-ent pas complètement, car Mme L... présente aussi tous les symptômes de l'asthénopie réflexe.
Quanta Tinfluence de la menstruation elle est remarquable par sa fréquence.
Brierre de Boismont parle d'une jeune fille qui pendant les six semaines qui précédèrent l'apparition des règ-les, fut privée de la vue tous les matins ; ce phénomène ne se reproduisit plus après l'écoulement sang*uin. 11 est reg-rettable que Texamen ophtbalmoscopique ne fut pas pratiqué.
Le même auteur rappelle trois cas où la vue fut affaiblie ou perdue pendant plusieurs époques ; chaque retour du flux menstruel était indiqué par une cécité con.plète ou afTaiblissement considérable de la vision. Même remarque pour l'âg-e critique. Brierre de Boismont recueillit l'observation d'une femme qui vers 45 ans eut une cécité qui dura trois ou quatre jours.
En 1864, Brown et Musselbourg-h ont relaté dans la Gazette des hôpitaux le cas d'une femme de 40 ans, chez laquelle l'écoulement menstruel cessa subitement. Une
céphalalg^ie déchirante se déelara, et il survint des symptôme sd'liémiplég'ie avec uneamaurose de l'œil g-auche. Les saig'nées amenèrent une amélioration notable dans la santé g-énérale, mais sans succès pour le rétablissement de la vision. M. Brown îdirig-ea son attention du côté de l'appareil g-énital de la femme. Après six mois de soins il réussit à rétablir les règ'les et bientôt après la vue est revenue.
Andral rapporte qu'une femme âg-ée de 45 ans, qui n'étant pas réglée depuis trois mois, mais crachant le sang" depuis l'âg-e de 35 ans, fut prise tout à coup d'une cécité complète ; au même moment le sang* disparut dans les crachats. Cette cécité n'était accompag'née d'aucun accident cérébral. On avait appliqué les sang-sues au cou en même temps qu'on avait pratiqué une saig-née, et la vue revint dans l'espace de huit jours.
M. Galezowski publia la même année à la Gazette des hôpitaux une observation intitulée : Amaurose cérébrale double due à la suppression de l'époque menstruelle. — Guérison. Dans cette observation il s'ag-it d'une jeune malade (24 ans) récemment accouchée. Six semaines après, les règ'les n'ayanlpas reparu, elle fut prise d'une amaurose complète des deux yeux qui dura cinq jours. Elle ne fut g*uérie que par une saig-née locale abondante, pratiquée aux parties g^énitales.
M. Desmares, à propos de l'amaurose cérébrale des femmes enceintes, dit: qu'appelé le cinquième jour près d'une dame de 26 ans, g-rosse de six mois et devenue tout à coup aveug-le, il ne trouva qu'une légère con-
o^estion des vaisseaux rétiniens que des saig-nées répétéos rappelèrent promptoment à la vue.
Follin a noté des cas d'hémorrhagies intra-rétiniennes au moment de la ménopause chez la femme. II a éo-alement constaté, concurrem ment avec des troubles utérins, une anémie de la papille et plus tard le retour d'une circulation plus active dans l'extrémité du nerf optique. Il a supposé alors que Tamaurose était la conséquence d'une anémie de la papille par contracture réflexe des vaisseaux rétiniens.
M. Ch. Dévala fait aussi mention de l'amaurose suite de la suppression du flux menstruel. Quant à la confi-estion choroïdienne dit-il : <( on l'observe fréquemment chez les hémorrhoïdaires, chez les femmes à l'époquedela grossesse et après celle de la ménopause. »
Demours dans son traité prononce plusieurs fois le mot amaurose survenant soit à la suite d'un arrêt des lochies après l'accouchement, soit dans un retard ou la suppression des menstrues.
Ces faits nous éloignent un peu de l'asthénopie nerveuse mais ils n'en sont pas moins fort intéressants à noter. Très souvent la suppression des règles entraîne l'apparition d'accidents inflammatoires, comme nous l'avons fait remarquer dans un des chapitres précédents. La plupart des faits d'asthénopie nerveuse, recueillie à la cUnique de M. Dehenne, se rapportent à des suppressions ou à des irrégularités du flux menstruel. *
Nous en avons observé tout récemment une vingtaine de cas, indépendamment de ceux déjà cités, et dans les
hôpitaux, dans les services de femmes, en interrog'eant des malades en traitement pour des affections utérines ou de leurs annexes, nous avons toujours trouvé quelques troubles manifestes du côté des yeux.
Tous ces faits sont notés sous la même rubrique (hypermétropie lég-è're; kopiopie utérine) et toujours les phénomènes oculaires ont disparu après la cessation des irrég-ularités du flux menstruel.
Nous répéterons que les observations que M. Lerat a citées dans sa thèse se rapportent à la même cause.
M. Tanguy (Emilien), dans sa thèse ég-alement puisée à la clinique d'Abadie, a traité des troubles oculaires simulant l'asthénopie accommodative, et les faits apportés à l'appui de son sujet cadrent admirablement avec une partie du nôtre.
La masturbation et les excès de coït eng'endrent des phénomènes oculaires qui rentrent parfaitement dans le cadre de notre asthénopie nerveuse. Malheureusement, nous n'en possédons pas d'observations à nous personnelles. Nous avons le cas cité plus haut de spasme de l'accommodation et M. Dehenne a observé récemment une jeune fille qui, atteinte d'une double paralysie de l'accommodation, était très probablement sous l'influence de la même cause.
Si nous remontons jusqu'à Sanctorius et Gelse, nous verrons qu'ils ont maintes fois remarqué la perte ou lafFaiblissemenl de la vue parmi les désordres qu'entraîne la masturbation.
Dans les Mémoires des curieux de la nature nous relevons le passag-e suivant : « L'on ig-nore quelle sympa-
thie les testicules ont avec tout le corps, mais surtout
avec les yeux. »
Tissot a vu un homme de 59 ans qui, « trois semaines après avoir épousé une jeune femme, tomba tout à coup dans l'aveug-leraent et mourut au bout de quatre mois. »
Hoffmann cite un g-rand nombre de faits analog-ues. M. Guépin, dans les Annales d' oculistique (1859), parle d'un jeune homme à qui il donnait ses soins. Il suffisait à ce malheureux de toucher la main d'une femme un peu bien de figure pour avoir de suite une perte prostatique ou spermatique.
M. Mauriac, dans son article Onanisme (Dict. de méd. ^ et chirurg". prat.), parle aussi de l'influence des excès vénériens sur l'org-ane de la vision. Il donne l'exemple d'une petite fille, à peine âgée de 3 ans, que ni les prières, ni la honte, ni les menaces, ni les punitions ne réussirent à corrig'cr et qui n'en continua pas moins jusqu'à l'époque de son mariag-e. Elle succomba pent dant le travail de l'accouchement.
Kognetta rapporte l'observation d'un jeune homme . de 19 ans. natif de Palerme, qui était atteint d'un aff'aii bUsseraent considérable de la vue. Cet individu avait I contracté l'habitude de se masturber jusqu'à sept fois I par jour. Il aimait aussi, ajoute l'auteur, énormément 1 la pédérastie.
Nous ne terminerons jpas ce que nous désirons ' dire des rapports qui existent entre l'œil et les excès 1 vénériens sans mentionner une leçon faite à Moorfields ! le 20 août 1875 par J. Hutchinson, intitulée : De fin-
f,uence du système sexuel sur les maladies de C œil. D'après l'auteur ang-lais, les organes génitaux dans l'un et l'autre sexe exercent une influence plus profonde et plus mystérieuse que toute autre partie de l'org-anisme sur le sens de la vision. Notons surtout la remarque suivante d'Hutchinson : « La masturbation n'occasionne pas seulement des mouches, mais elle peut encore produire de curieux symptômes subjectifs que les malades décrivent en disant : qu'il leur semble que leur œil est devenu raide et semblable à du verre, et que leur vue, sans qu'on puisse prouver qu'elle soit devenue imparfaite, est paresseuse. »
Voici ce qui se rapproche beaucoup de l'asthénopie réflexe.
H. Fournier et Pouillet, dans des livres récents sur 'onanisme^ ont noté le rapport des excès vénériens et des troubles oculaires que malheureusement ils rang-ent dans la classe des amauroses.
En résumé, les org'anes génitaux et en particulier le système utéro-ovarien exercent une influence incontestable sur l'orffane de la vision. Parmi les troubles de ces org'anes la plus gTande part étiolog-ique revient à la fonction menstruelle, surtout lorsque celle-ci est irrég-ulière.
Le pronostic et le traitement découlent naturellement des faits que nous avons exposés dans ce travail. Ils varient suivant qu'on ne considère que les phénomènes fonctionnels ou que l'on a en vue les phénomènes inflammatoires. Pour ce qui a trait aux troubles fonctionnels, le pronostic n'est pas très grave, la vie de l'or-
.gane de la vision n'est pas enjeu. Mais les symptômes ! cie l'asthénopie nerveuse sont si g-ônants, si ennuyeux , que les malades demandent à tout prix à en être débarrassés.L'utérus étant ici le point de départ des accidents, iil est évident que le pronostic et le traitement désaffections oculaires sont évidemment subordonnés au pronostic et au traitement de l'affection utérine.
Le traitement, a | proprement parler de l'asthénopie '(verres convexes), ne convient que lorsqu'il y a en 1 même temps un certain degré d'hypermétropie et lorsique l'affection utérine est en voie de g-uérison. Cette (dernière condition est absolument nécessaire car si l'on !se reporte à l'un des chapitres précédents, on verra tque le propre même de l'asthénopie nerveuse ou réiflexe d'orig-ine utérine et génitale est de ne pas être «corrigeable par les verres convexes, ce qui la disting-ue I essentiellement de l'asthénopie accommodative.
Quant au pronostic et au traitement des phénomènes (d'ordre inflammatoire, ils sont subordonnés à la forimation des synéchies et g-énéralement aussi aux causes (des irrég-ularités menstruelles.
Lors qu'il n'y a pas de synéchies au moment oii le 1 malade vient consulter, le traitement est celui de l'iritis i(ou de l'irido-choroïdite (ce sont là les manifestations ' i inflammatoires d'orig'ine utérine les plus communes). îSi, au contraire, il existe des synéchies, il est absoluiment nécessaire de pratiquer une iridectomie, car sans kcette intervention, chaque période menstruelle peut devenir le point de départ d'irido-choroïdites g'raves qui |imèneront fatalement l'org-anede la vision à[sa perte.
BIBUOGRAPHIE
frrissoT. — De l'onanisme, dissertation sur les maladies produites par I la masturbation, 1805.
jDOBMOuRs. — Traité des maladies des yeux, t. II, 1818.
IMarjouxN. — Art. Amaurose, Dict. de méd. en 30 vol., t. II, 1833.
«Brierre de Boismont. — De la menstruation, 1842.
psiCHEL. — Iconographie ophlhalmologique des maladies de l'organe de
i la vue, 1852-59.
plACKENZiE. — Traité des maladies des yeux, t. II, 1857.
DDksmarres. — Traité théorique et pratique des maladies des yeux,
t. III, 2» édit., 1858.
GGuÉPiN (de Nantes). — Anat. d'ocul., l. XLI, 1839. X)ouMic. — Amblyopie presbytique et congestive, Ghoroïdite conges-
tive, Union médicale, l'i^sept. 1859.
Galezowski. — Amaurose cérébrale double due à la suppression de
l'époque menstruelle, Gaz. des hôp. , 1864. îBbown et MussELBOORGH. — EdlmbouTg med. and Surgical Journal,
vol. XXVI, p. 279, 1864.
'?oi.LiN. — Art. Amaurose, Dict. encyc. des sciences médicales, t. III,
Uàrcàssonne. — Troubles nerveux liés à un état physiologique ou pathologique de l'utérus, thèse de Paris, 1866. HVecker. — Traité théorique et pratique des maladies des yeux, 1867. R.UciBORSKi. — Traité de la menstruation, 1868. CClouHTY. — Maladies des yeux, 2« édition, 1872
P?ERRiN M Traité d'ophthalmologie et d'optométrie, 1872.